Yonne Lautre

Gérard Robert : SALAIRE DEFISCALISE ET DESOCIALISE, ATTENTION DANGER !

Brèves et chroniques
mercredi 12 décembre 2018 par Robert Gérard

Les Chroniques de Yonne Lautre

C’EST ENTRE NOUS...

SALAIRE DEFISCALISE ET DESOCIALISE, ATTENTION DANGER !

LA DEFISCALISATION :
La part fiscale non perçue sur le salaire fait que l’impôt de rentre pas sur ceux-là dans les caisses de l’État. Cette défiscalisation ne se ressent certainement pas pour le salarié payé au SMIC, mais plutôt au salarié imposable ! Lorsque les recettes baissent pour l’État, il faut tailler dans le budget public, c’est à dire, moins de ceux-là. (Les Hôpitaux, Les Écoles, La Poste, Les transports, la recherche médicale, les gendarmeries et la police nationale, etc, etc..). Privatisation partielle ou totale des entreprises nationalisées, (Les Aéroports régionaux et nationaux, la Française des jeux, les barrages hydroélectriques etc, etc..). prolongation des délégations de gestion des autoroutes. Vente de biens immobiliers à prix cassé. Ces méthodes conduisent tout droit à la privatisation de l’État. Cette liste n’est bien sûr pas exhaustive ! Les effets pervers à moyen et long terme seront désastreux pour garantir à la nation France, son indépendance qui n’en dispose déjà plus guère !
Voici quelques exemples les plus visibles des méfaits de la défiscalisation partielle des salaires. On voit instantanément qui sont les grands gagnants. Les salariés, dans la responsabilité républicaine qui doit-être la leur, ne peuvent accepter ce désastre annoncé.
Ils ne doivent devenir les suppôts, même involontaires, du pouvoir ultralibéral qui ne leur veut certainement pas beaucoup de bien.

LA DESOCIALISATION :
La part sociale retenue sur le salaire est une cotisation sociale, un « salaire différé » voulu par le très sage Comité national de la Résistance (CNR) en 1945, et voté dans la foulée par les deux assemblées.
Cette part, cotisée par l’employeur et le salarié s’appelle la « répartition ». Ces prélèvements sociaux sont stockés et redistribués au niveau de l’institution sociale, la Sécurité Sociale (SS). Ces prélèvements sociaux ne sont surtout pas un impôt, ils sont reversés au salarié lors de son entrée dans la vie de retraité (c’est le salaire différé). Chaque amputation sociale sur le salaire, amputation qu’on pourrait croire naître d’une, à courte vue économique, ne l’est surtout pas, (le système capitaliste veille) cela diminue d’autant les sommes sociales à redistribuer et privera à long terme, le retraité d’une part non négligeable de la pension à laquelle il aurait pu prétendre. A ce moment-là, il bien trop tard pour réagir. Il faut refuser dès aujourd’hui, ce système de destruction voulu depuis toujours par le capitalisme, qui n’a qu’un but, amener le salarié à cotiser dans le privé, (la retraite par point), sans garantie de la valeur du point au moment de réaliser sa retraite plusieurs décennies plus tard ! (Les pays anglo-saxon pratiquent ce modèle de capitalisation par point, il n’est pas rare qu’une faillite opportune ou non, une crise monétaire internationale, prive le retraité de sa pension et crée un pauvre, son âge ne lui permettant plus de rectifier le tir social !) Les effets sont tellement pervers, que dans ces pays, il arrive fréquemment, que des personnes âgées de plus de 70 ans, soit toujours au travail, particulièrement les moins favorisées.

Le système qui relève de l’usine à gaz technocratique de Macron, (discours faussement contrit d’hier soir) et de son gouvernement a pour conséquence, de piocher dans la poche de la Sécurité Sociale en lieu et place de celle des patrons. 97% des 100 euros seront assurés par l’augmentation de l’aide apportée par la prime à l’activité versée par la SS, les 3% par l’impôt. C’est à dire que ce gouvernement asocial, comme ses prédécesseurs, creuse encore et encore dans la pactole à caractère social épargné et versé par les salariés à la SS et le réduit d’autant sa force sociale à chaque fois que ce genre de mauvais coup lui est porté !

Pour rester en dessous du sacro saint et infernal 3% de déficit européen, (sinon la commission ultralibérale, hors sol, fait les gros yeux et menace la France,) Macron a tendu le piège, bien dissimulé dans son langage énarquien, très intrinsèquement dangereux pour les salariés basiques.
Qui a réellement compris l’autiste discours présidentiel ? Excepté sa cour qui l’encense de toute façon, pas grand monde ! Il est sûr que beaucoup des gens lambda qui l’ont écouté, ont dans un premier temps, compris autre chose que ce que macron disait en cachant la vérité.

CROISSANCE EN BERNE :

Ce bon Mr Bruno Lemaire, ministre des finances, tente maladroitement de faire croire que la baisse de la croissance (- 0,2% au dernier trimestre) serait la faute des gilets Jaunes. Erreur grossière. Si le mouvement des GJ a pu faire perdre un peu de la croissance, c’est à un niveau infinitésimal. La réalité est autre : D’après les économistes du cabinet Xerfi, ce ralentissement de croissance avait commencé bien avant le mouvement des GJ. Ces économistes écrivent : Ce qui bloque en France et plus largement en Europe, c’est qu’on a une hausse des prix et des salaires en trop faible progression ! Ben les patrons du CAC 40, eux, ont pourtant bien augmenté leur salaire de 14%.
Le fabuleux retour en nos entreprises de la super gentillesse macronienne qui a consisté à supprimer l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF), (3,5 milliards d’E quand même) ne semble pas voir eu lieu et n’aura pas lieu ! A bon entendeur...

Gérard ROBERT, 11 décembre 2018.

À lire aussi : Gérard Robert : chroniques de décembre 2015 à décembre 2017

Remarque : Yonne Lautre publie cette chronique qui n’engage que son auteur.


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