Yonne Lautre

Gérard Robert : L’EUROPE ET SA TRAJECTOIRE SOCIALE...

Brèves et chroniques
samedi 18 mai 2019 par Robert Gérard

Les Chroniques de Yonne Lautre

C’EST ENTRE NOUS...

L’EUROPE ET SA TRAJECTOIRE SOCIALE...

Tout d’abord, sachez qu’à chaque fois qu’un acteur politique, que telle ou telle décision qui lui semble être taxée d’impopularité, utilise la formule : « c’est la faute à l’Europe où à Bruxelles », celle-ci ne veut strictement rien dire ! Dans ce cas, les mots « Europe et Bruxelles » relèvent de l’adverbe « mal à propos ».
En effet, ce « mal à propos » dissimule les vrais responsables de toutes les décisions dites « européennes ». Ces responsables sont les chefs des États membres de l’Union, ou les 1er ministres. Cet espace de décisions est connu sous le nom de « Conseil de l’Union Européenne ». Pour faire appliquer ses décisions, le conseil de l’Union, reçoit l’aide obligatoire du parti majoritaire au sein du parlement, surtout et principalement le PPE, C’est dans ce parti que viendront s’agréger les députés LREM et LR, libéraux purs et durs. C’est donc grâce à eux, par leur vote, que sont adopter les volontés néolibérales et forcément asociales dans toute l’Union.

LA COMMISSION DE L’UNION EUROPEENNE.
La Commission de l’Union Européenne est composée des chefs d’État et des 1er ministres. C’est en ce lieu qu’est déterminé la politique économique et financière à l’intérieur de l’entité Europe. Elle propose la candidature du futur président de la commission, la plus part du temps issu du parti majoritaire.
LE ROLE DU PARLEMENT EUROPEEN.
Le parlement européen est composé de 751 députés élus pour 5 ans. Le nombre de députés est proportionnel au nombre d’habitants de chaque Etat membre. Exemple : Pour l’Allemagne = 96 députés. Pour la France = 74.
Le parlement investit le président de la commission européenne. Il est co-législateur avec le Conseil de l’Union. Il est chargé d’amender, de négocier, et d’adopter la législation européenne. Le parlement a compétences budgétaires. Le parlement investit aussi les commissaires sur proposition du président de la commission. Le parlement peut dissoudre la commission. Aujourd’hui, le parlement est composé de 8 partis politiques. Chaque groupe doit être composé de 25 députés minimum, provenant de 7 pays différents. Bonjour la démocratie populaire !

LE ROLE DE LA COMMISSSION EUROPEENNE.
Le siège de la Commission Européenne se trouve à Bruxelles.
La commission est composée d’un président et des commissaires, (un par Etat membre). Elle doit promouvoir ipso facto, l’intérêt général de toute l’Union Européenne. Elle est chargée d’élaborer les propositions pour une future législation de l’Union, de les présenter au parlement et ensuite de les faire exécuter dans toute l’Union.
LES ROLES DES COMMISSAIRES EUROPEENS.
Aujourd’hui encore au nombre de 28, ils sont chargés, théoriquement, en fonction de leurs compétences, de l’administration et de la bonne gestion des intérêts de l’Union. Exemple : Économie, Affaires diplomatiques, affaires sociales etc, etc.. Ils sont proposés au président de la commission par leur parti politique.

POURQUOI L’EUROPE A T-ELLE DEVIE DE SA TRAJECTOIRE SOCIALE
Il faut savoir qu’il n’existe pas vraiment de modèle social européen, il s’agit plus d’un modèle hybride, asymétrique et persistant qui marginalise le social au profit de l’économie en le soumettant à la « loi du marché ».
Dès lors que la CEE ouvrait grand ses frontières économiques, (mars 1995), puis l’élargissement à 10 pays de l’europe de l’Est, le projet social européen, donc le système le mieux disant socialement, était condamné à terme, entraînant le nôtre dans la faillite sociale européenne, tirant irrémédiablement notre modèle universel vers le moins disant !

Jusqu’en 1995, sous Delors,(1985/1995) et sous la pression des pays scandinaves, la trajectoire sociale a tenu son axe. L’entrée de la GB en 1973, n’avait pas encore fait sentir ses effets ultralibéraux et asociaux, les attaques commencèrent dès l’avènement au pouvoir (1979), de l’ultralibérale 1ère ministre Thatcher. L’Europe et la France venait de faire entrer le renard ultralibéral libre dans le poulailler social libre. C’est sous la gouvernance de José Manuel Barroso, (2004/2014), que les coups les plus durs furent portés contre le système social.
L’Europe devient un archipel néolibéral de nations qui tirent à hue et à dia, dans le sens bien compris de leur seul et propres intérêts, avec particulièrement une Allemagne sans réel projet social européen, (système économique ordo libéral). Dans la réalité et depuis le début, elle fait cavalier seul. (transfert Mark/Euro à son avantage). L’Allemagne exploite honteusement les travailleurs des pays de l’Est entrés dans l’Union, situés en périphérie de ses propres frontières économiques. Pratiquant de façon non concertée, une intégration massive et économique des travailleurs migrants (1 million d’individus triés) pour remplacer une population vieillissante. Refus de collaborer avec la France pour bloquer les discussions Europe/USA sur les accords multinationaux du CETA. L’Allemagne préfère exporter ses voitures que de protéger le marché européen et les populations européennes. L’Allemagne et la France ne semblent plus ou n’ont jamais eu réellement d’avenir économique et social en commun.
L’Italie se cherche un futur nouveau et aléatoire, l’Irlande, le Luxembourg et les Pays Bas profitent de notre niaiserie consentie pour spolier les autres économies européennes, (optimisation et évasion fiscale). La Pologne traite avec les USA pour ses matériels militaires et un certain nombre de pays de l’Est, nouveaux membres, conduisent une politique autoritaire, restrictive de la liberté individuelle et de celle de la Presse pendant que le parlement somnole. L’Europe a pourtant été décidée pour lutter contre ces faits trop autoritaires.
L’Europe s’en va en déliquescence et tout le monde s’en fou du moment que cela rapporte aux transnationales embusquées depuis le début de la création de la CEE.
Les hauts fonctionnaires de l’Union vendent leur carnet d’adresses à ces dernières et s’en vont pantoufler chez elles.
Le libre marché voulu par les néolibéraux ne s’accommode pas de la démocratie, ni des besoins sociaux. Le Conseil de l’Union Européenne et le PPE, ont cultivé sciemment le bouillon de culture du virus qui détruit systématiquement et durablement les structures sociales.
Gérard ROBERT,
18 mai 2019.
A suivre la semaine prochaine ; L’Intérêt de la France dans l’europe.

À lire aussi : Gérard Robert : chroniques de décembre 2015 à décembre 2017

Remarque : Yonne Lautre publie cette chronique qui n’engage que son auteur.


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