Yonne Lautre

« Nouveaux indicateurs de richesse » par Robert Baeli

jeudi 23 février 2006 par Yonne Lautre

Le secrétaire d’Etat à l’Economie Solidaire de Jospin avait confié en 2000 une mission à Patrick Viveret (conseiller à la Cour des Comptes) pour tenter de mettre en valeur la contribution de la vie associative et plus largement, de l’économie sociale et solidaire à la richesse nationale.

Cette dernière étant trop souvent assimilée à la seule production des entreprises et mesurée par le P.I.B, indicateur obsolète et partisan.

Cette mission a donné lieu à un rapport publié en 2003 ( Reconsidérer la richesse P.Viveret Editions de l’aube). Pour cause d’Avril 2002, la réflexion sur ce sujet n’a pu se poursuivre sous l’aile ministérielle, mais elle a recueilli un courant de sympathie qui a donné lieu à la création d’un collectif autonome, Collectif Reconsidérons la Richesse.

Celui-ci prolonge les recherches sur ce sujet cardinal : quelles sont les véritables richesses d’un pays et comment les comptabiliser ?

J’avais tenté d’en présenter ici même un bref résumé,(« Reconsidérons les richesses » par Robert Baeli, aujourd’hui, je propose un complément un peu plus technique mais la campagne pour le récent référendum à révélé une étrange et nouvelle capacité des populations à s’intéresser aux questions qui les concernent.

Il s’agit du résumé d’une intervention de Florence Jany-Catrice, Maître de Conférences en économie, Université Lille-I qui a publié avec Jean Gadrey professeur émérite d’économie Les nouveaux indicateurs de richesses (Ed La Découverte oct 2005)
Robert Baeli baelienko club-internet.fr (voir également le site caracoleando)

 1. PIB et santé économique et sociale

La croissance économique est le principal critère de performance des nations. Le PIB est la mesure-étalon de la richesse des nations. On mélange fin et moyens : la croissance, pourquoi faire ? pour qui ?

Par séduction du chiffre, nous construisons des discours autour de quelques données quantitatives, donnant ainsi une vision réductrice et parfois fausse de la « santé économique » d’un pays.

La nature du débat démocratique est en jeu : la crédibilité repose sur des données chiffrées... or qui compte ? qu’est-ce qu’on compte ?

 2. le PIB, un concept historiquement daté

L’indicateur du PIB et de sa croissance ne sont pas des outils universels a-temporels mais construits dans un contexte sociopolitique particulier : celui de l’après guerre, l’impératif était de reconstruire, la vision de la richesse que nous avons encore, au travers du PIB, date des années 30/40.....

Par exemple, le traitement de la production des administrations publiques n’était, jusqu’en 1976, pas inclus dans la production nationale !

Les indicateurs comme construction sociale : le poids des acteurs est important. Quand les indicateurs ou agrégats sont socialement validés, ils deviennent pour les politiques des contraintes ou ressources, des règles comparables aux règles de droit, des outils de représentation.

 3. Les conventions dominantes de croissance économique

Elles ne tiennent pas compte des « pertes » de bien être.

Elles ne tiennent pas compte de certains gains de bien-être (elles ignorent certaines richesses comme le bénévolat, les activités domestiques...).

C’est une mesure de volume : du « plus-avoir » et pas du « mieux-être » (on a les quantités produites des activités et services, mais pas les résultats).
Cette mesure est indifférente au partage des richesses, indifférente à la sécurité économique, à la pauvreté, aux inégalités.

 4. Les principaux types d’indicateurs alternatifs.

« les grands indicateurs économiques et sociaux ne sont pas seulement des reflets passifs des phénomènes qu’ils prétendent résumer. Ils font partie....de ce qui structure nos cadres cognitifs, notre vision du monde, nos valeurs, nos jugements. ...La question des indicateurs de richesse est un enjeu citoyen. » ( « Les nouveaux indicateurs de richesse », Jean Gadrey, Florence Jany-Catrice, La découverte Oct 2005).

Deux critères principaux :

  • les valeurs : valeurs sociales (développement humain et social....), valeurs environnementales.
  • les méthodes :

la moyenne (pondérée ou non) d’indices hétérogènes, sans monétarisation (expression en unités monétaires) des variables composantes, ex : ISS, BIP40, Kids Ct, Dashboard....

la monétarisation, c’est à dire une méthode de comptabilité nationale (PIB) élargie à des variables actuellement exclues, ex : Nordhaus Tobin, PIB vert, IBED, IPV...

Dans les faits, ces deux critères se recouvrent assez largement, les indicateurs à dominante sociale et humaine recourent à la méthode de pondération non monétarisée, les indicateurs environnementaux recourent à la méthode PIB « corrigé ».

 5. Les indicateurs à dominante sociale et de développement humain

5.1Les travaux du PNUD

Le PNUD publie depuis 1990 un rapport annuel sur le développement humain dans le monde, contenant une batterie, enrichie au fil des ans, d’indicateurs économiques, sociaux et environnementaux ; En fait partie l’indicateur de développement humain (IDH) , celui-ci est la moyenne de trois indicateurs permettant chacun de classer les pays sur une échelle de 0 à 1 : le PIB par habitant, l’espérance de vie à la naissance, le niveau d’instruction (mesuré par un indicateur alliant pour deux tiers le taux d’alphabétisation des adultes et pour un tiers le taux de scolarisation).

Le PNUD a ensuite publié quatre autres indicateurs synthétiques : l’ISDH (indicateur « exospécifique » de développement humain), l’IPF ( indicateur de participation des femmes à la vie économique et politique), l’IPH (indicateur de pauvreté humaine). L’IPH a une variante 1 pour les pays en développement et une variante 2 pour les pays développés, l’IPH 2 tient compte de quatre critères ayant le même poids : probabilité de décès avant 60 ans, illettrisme, % de personnes en deçà du seuil de pauvreté, % de chômeurs de longue durée. Le quatrième indicateur le plus récent est l’IDT indicateur de développement technique.

Le classement des pays développés pour chacun de ces indicateurs donnent en tête les pays nordiques, les quatre pays les plus mal classés selon le critère de la prévalence de la pauvreté sont l’Australie, le Royaume-Uni, l’Irlande et les Etats-Unis.....

5.2 L’indicateur de santé sociale

L’ISS, crée aux Etats-Unis dans la deuxième moitié des années 80, est un indicateur social synthétique visant à concurrencer ou compléter le PIB dans les jugements de progrès.

Il est calculé à partir de seize variables élémentaires, regroupées en cinq composantes associées à des classes d’âge :

enfants : mortalité, maltraitance, pauvreté ;

adolescents : suicide, usage de drogues, abandon d’études universitaires, enfants nés de mères adolescentes ;

adultes : chômage, salaires hebdomadaires moyens, couverture par l’assurance maladie ;

personnes âgées : pauvreté, espérance de vie ;

tous âges : délits violents, accidents de la route mortels liés à l’alcool, accès à un logement d’un prix abordable, inégalités de revenu familial.

La méthode appliquée est celle de l’agrégation (comme pour les autres indicateurs présentés) : elle consiste à noter chaque variable pour chaque année, avant de faire la moyenne annuelle des notes, 0 pour la plus mauvaise, 100 pour la meilleure.

L’indicateur synthétique ainsi composé, condensé grossier d’informations, est d’autant plus utile au débat public qu’il n’est qu’une étape, une invitation à passer l’essentiel du temps à décomposer le problème ainsi signalé.

Ainsi, cet ISS est un résumé des grands problèmes sociaux contemporains, tenant compte du débat public américain de l’époque. Le choix des variables est spécifique au pays. Sa confrontation avec le PIB a permis d’attirer l’attention des médias sur des questions qui font rarement la « une ».....
En France, il n’y a pas d’ISS....

5.3 Le BIP 40, baromètre des inégalités et de la pauvreté en France

Le BIP 40 a été conçu par des économistes et statisticiens associés à un réseau associatif militant pour la réduction des inégalités, le RAI (réseau d’alerte sur les inégalités. Il a pour objectif de couvrir plusieurs dimensions des inégalités et de la pauvreté, de construire pour chaque dimension, un indicateur (résultant lui-même de plusieurs indicateurs) permettant de suivre dans l’évolution dans le temps des inégalités correspondantes, et enfin d’agréger ces indicateurs par dimensions pour obtenir un indicateur global.

Six dimensions ont été retenues :

emploi et travail : 24 indicateurs répartis en quatre rubriques : chômage (8 indicateurs dont inégalités H/F, chômage LD...), précarité (5indicateurs), conditions de travail (8indicateurs) et relations professionnelles (3 indicateurs)

revenus : 15 indicateurs répartis entre salaires (5indicateurs), pauvreté (4), inégalités et fiscalité (3), consommation (3) ;

santé : 5indicateurs proches de ceux du PNUD (espérance de vie...)
éducation : 5 indicateurs dont les taux de jeunes sortant du système éducatif sans diplôme, les inégalités de performances scolaires...

logement : 5 indicateurs dont la part de logements sociaux dans les mises en chantier ;

justice : 4 indicateurs dont le taux de personnes en prison par rapport à la population.

En tout, 60 variables, agrégées avec un système de moyennes pondérées pour l’opération finale.
Comme pour l’ISS, au delà du résultat de l’indicateur synthétique, l’intérêt est aussi de décomposer le BIP40 et d’analyser ses divers dimensions ; on s’aperçoit, ainsi, par exemple, que la dégradation de la situation , notamment depuis 1998, a été particulièrement marquée pour la dimension « travail, emploi », que les indices synthétiques en matière de revenus, de santé et d’éducation ont été assez stables, mais que les inégalités ont progressé en matière de logement et de justice.

 6. Les indicateurs à dominante environnementale

Ils reposent sur l’idée d’un « PIB élargi », par soustraction ou addition de variables monétarisées.
Ce sont principalement, le PIB vert, les indices de bien-être durables (IBED), l’indicateur de progrès véritable (IPV).

Ces indicateurs combinent, avec des poids qui peuvent différer, des contributions au bien-être durable relevant de plusieurs dimensions : économique (niveau de vie), sociale (inégalités), environnementale et des contributions d’activités non monétaires au bien-être individuel ( valeur du travail domestique par ex).

L’IBED=consommation marchande des ménages + services du travail domestique + dépenses publiques non défensives - dépenses privées défensives (celles qui servent à réparer les dégâts de nos modes de vie) - coûts des dégradations de l’environnement - dépréciations du capital naturel + formation de capital productif.

A titre d’illustration, on peut ainsi constater en comparant, par ex, le PNB/hab et l’IBED/hab du RU de 1950 à 1990 , que le premier augmente alors que le deuxième diminue...lié à la progression des inégalités de revenus...

Le tableau de bord du développement durable (Dashboard) :
Il est coordonné, depuis sa fondation en 1996, par l’Institut international du développement durable de Winnipeg (Canada). Il contient 46 indicateurs de trois grands domaines (environnement, économie, société) pour une centaine de pays... Il regroupe les dimensions et variables suivantes :
environnement (13indicateurs) : qualité de l’eau, de l’air et des sols, niveaux des déchets toxiques....
Economie (15indicateurs) : PIB, investissement, productivité, compétitivité, inflation, consommation énergétique...

Social (18 indicateurs) : délits, santé, pauvreté, chômage, éducation, gouvernance, dépenses militaires et coopération...

Le dashboard associe un logiciel libre et une base de données internationales à usage flexible, permettant à chacun de consulter des données nombreuses, de bâtir des tableaux de bord sur mesure, de construire éventuellement un ou des indicateurs synthétiques nationaux en faisant varier à loisir le nombre et la pondération des variables.

Cependant, d’importants problèmes subsistent :

le dashboard ne permet que des comparaisons internationales un moment donné, on ne peut suivre les évolutions des performances dans le temps,
les paramètres retenus peuvent être problématiques, par ex : considérer le taux de pauvreté sur la base du %age de la population vivant avec moins de 1 dollar par jour, en parités de pouvoir d’achat,
des conflits de jugement peuvent avoir lieu sur certains indicateurs , par ex : le taux d’urbanisation doit-il être considéré comme négatif ou positif ? le dashboard a tranché en le considérant comme négatif...

 7. L’indice de bien-être économique de Osberg et Sharpe

Il combine les deux grands types de méthode d’agrégation et de synthèse : la moyenne pondérée de variables hétérogènes et la monétarisation de certaines variables.
Il inclut, comme l’une des quatre grandes dimensions du bien-être économique, le degré de sécurité économique (ou de protection sociale), par le biais de sous-indicateurs particulièrement stimulants.

Sa dominante est sociale ou socio-économique, avec l’inconvénient d’accorder une moindre place à l’environnement. Cependant, cet outil étant ouvert au débat public sur la pondération des valeurs, il pourrait donc être « verdi » en retenent comme grande dimension à part entière, la durabilité environnementale.
Les quatre grandes dimensions sont :
la consommation (0,25)
avec comme critères retenus : la consommation marchande par tête, les dépenses gouvernementales par tête, le travail domestique non rémunéré (valeur monétaire) ;
les stocks de richesse (0,25)
avec comme critères : le stock de capital physique par tête (valeur monétaire), la recherche et le développement par tête (valeur monétaire), les ressources naturelles par tête (valeur monétaire), le capital humain ou capital social (coûts de l’éducation par personne), moins : la dette extérieure nette par tête, moins : le coût de la dégradation de l’environnement (coût social estimé des émissions de CO2) ;
l’égalité (0,25)
avec comme critères : la prévalence de la pauvreté, le coefficient d’inégalité de
Gini *(revenus après impôts) ;
la sécurité économique (0 ,25) avec comme critères : les risques de chômage, les risques économiques liés à la maladie, les risques de pauvreté des familles monoparentales, les risques de pauvreté pour les personnes âgées, (ces critères résultant de la Déclaration internationale des droits de l’homme).

Ces pondérations sont ouvertes au débat public et politique, seul processus légitime de « révélation des préférences collectives ». A l’intérieur de chaque dimension, les variables composantes (au nombre de 15, décrites ci-dessus) sont traitées de deux façons distinctes : pour les deux premières dimensions à dominante économique, la méthode de monétarisation est retenue, y compris pour les dégradations environnementales ; pour les deux dernières, à dominante sociale, une moyenne pondérée est effectuée.

Pour quelques unes de ces variables, les évaluations sont, certes grossières (valeur des ressources naturelles par tête par ex), mais il s’agit de construire un indice, c’est à dire de mettre l’accent sur des variations à partir d’une année de base, c’est à dire des valeurs relatives, d’autant plus que l’on raisonne sur de longues périodes.

Par ex, au RU, l’IBEE dégringole entre 86 et 91 alors que le PIB par tête augmente jusqu’en 90 pour s’infléchir légèrement jusqu’en 91/92 et reprendre nettement depuis, alors que l’IBEE ne reprend que modérément depuis. En 99, le PIB par tête est de 1,50 tandis que l’IBEE est de 0,90.....

Conclusion partielle sur les indicateurs synthétiques
des pondérations discutables et à discuter
des « conventions » derrière toute statistique
un faisceau d’indices permettant d’envisager que ces comptes vont progresser dans les débats politiques et économiques.

 8. Les indicateurs synthétiques territoriaux...... première approche

L’objectif est d’avoir une vue complète de la mesure du progrès sur des territoires donnés. Depuis la fin 90, un mouvement associatif, de « community indicators » s’est constitué.

En France, la Région Rhône-Alpes a demandé au MIPES (association) de travailler sur l’IDH et l’IDD au niveau régional.

Une tentative d’application régionale d’IS en Région Nord Pas de Calais est en cours.
Ces applications territoriales ont pour objectifs de calculer au niveau d’une région quelques indicateurs ayant acquis une certaine légitimité (ex ceux du PNUD), d’effectuer des comparaisons dans le temps et dans l’espace, de mettre ces indicateurs en lien avec d’autres indicateurs synthétiques (par ex le BIP 40).
A ces objectifs statistiques, s’ajoutent ceux du débat public et du développement local. : susciter, à l’échelle d’une région ou de territoires du débat sur les richesses des territoires et sur les politiques publiques, utiliser les IS comme indicateurs phares, pour aller plus loin dans les diagnostics et les réflexions, notamment en désagrégeant leur contenu, élargir le débat public sur ces questions pour sensibiliser et mobiliser associations, élus, citoyens profanes, acteurs de l’éducation et d’autres acteurs d’autres régions qui souhaiteraient emprunter une démarche semblable.

Par exemple, l’évolution de l’IDH de la France métro et celui du NPC entre 82 et 2002 montre une évolution parallèle avec un écart entre les deux : 0,82 pour le NPC/0,85 pour la France en 1982, 0,90 pour le NPC / 0,94 pour la France.

Cependant, le recueil des données au niveau régional pose des problèmes. Certaines données n’existent pas au niveau régional.

Pax exemple, l’IPH2 (indicateur de pauvreté humaine (PNUD)) est la « moyenne cubique » de quatre variables comprises entre 0 et 100 :
la probabilité à la naissance de décéder avant 60 ans (multiplié par 100)
le taux d’illettrisme des adultes de 16 à 65 ans
le pourcentage de la population vivant en deçà du seuil de pauvreté monétaire (50% du revenu médian)
le chômage de longue durée (en %de la population active).

Aucune donnée n’existe en France sur le taux d’illettrisme des adultes, on prend les données des pays avoisinants, sous-estimé donc en NPC. L’indicateur de pauvreté monétaire n’existe pas au niveau des régions, on ne peut pas non plus agréger les prestations au niveau ni national, ni régional....In n’existe que très peu d’enquêtes régionalisées, ce qui conduit à un grand flou et à de fortes variations dans les indicateurs quantifiés.

Pour le Bip40 au niveau régional, comme il est constitué de 58 variables, il est extrêmement difficile de trouver toutes les données au niveau régional... il existe une pauvreté très grande des indicateurs d’emploi et plus généralement sociaux en région, ceci est renforcé par la nécessité pour le BIP40 de fonctionner sur une temporalité assez longue....Sur 58 variables, 24 ont été trouvés en NPC ....

S’ajoute à cela, des découpages géographiques différenciés, par ex : les accidents du travail...
Se pose la question de l’unité territoriale, par ex : la région Rhône-Alpes n’est pas très significative car les disparités à l’intérieur de la région sont trop importantes.

Pour le Bip 40, le département peut être plus pertinent....eu égard aux compétences des départements et des agglo.

 En conclusion :

Un intérêt régional institutionnel croissant pour ces problématiques,
Une exigence politique de régionalisation de certaines enquêtes nécessaire : sans elles, aucun suivi régional de variables sociales/socioéconomiques cruciales n’est possible.

Ref  : Les nouveaux indicateurs de richesse, Jean Gadrey, Florence Jany-Catrice, La Découverte - Repères, 2005 Le coefficient de GINI : ce coefficient indique dans quelle mesure la répartition des revenus entre les individus ou les ménages est plus ou moins inégalitaire : le chiffre 0 représente une inégalité parfaite et le chiffre 100 une situation d’inégalité absolue ; plus le coefficient est élevé et plus l’inégalité de revenus est donc forte à l’intérieur d’un pays ; signalons que des pays comme le Brésil et l’Afrique du Sud ont des coefficients de GINI voisins de 60, alors que la Norvège et la Suède sont aux environs de 25 ; quant à la France, son coefficient de GINI est de 32,7, et celui des États Unis est de 40,8.


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