Yonne Lautre

« Réponse à Monsieur le Maire de Volgré » par le Collectif d’action des 3 Vallées

samedi 23 décembre 2006 par C3V Maison Citoyenne

Mairie de Senan

1, rue Aillant-sur-Tholon
89710 SENAN

Tél. 06 19 08 75 59

lestroisvallees laposte.net

Senan, le 22 décembre 2006

Réponse à monsieur le maire de Volgré par le Collectif d’action des 3 Vallées

Le samedi 25 novembre 2006, les habitants de Volgré ont reçu dans leurs boîtes aux lettres le Bulletin d’information communal n° 4 Volgré à sa source. En 10 pages, monsieur le maire y communique pour la première fois avec ses administrés sur le CSDU (Centre de stockage de déchets ultimes) en projet, depuis la réunion de juin 2005. En même temps, monsieur le maire a donné des interviews à L’Yonne républicaine et à L’Indépendant de l’Yonne ainsi qu’à France-Bleu Auxerre, dans lesquelles il développe toujours les mêmes arguments sur le même sujet.
Les habitants de Volgré ont le droit de savoir que le maire de Volgré n’est pas le seul à avoir un avis sur la question du projet de la société Chèze dans le Bois de la Rivière. En effet, les habitants des villages alentour et de la région, regroupés ou non en associations, qui ont choisi de vivre sainement et tranquillement loin des agglomérations et ne désirent pas que leur campagne devienne la poubelle des villes, tout comme les promeneurs, les viticulteurs, les agriculteurs et les chasseurs sont aussi concernés par ce projet.

Pour ces raisons, nous nous permettons de réagir par une réponse publique à monsieur le maire de Volgré, en reprenant point par point son argumentation.

 Un projet industriel

Partout où vous vous êtes exprimé, monsieur le maire, vous parlez de « projet industriel » et cherchez à masquer la réalité du projet, alors qu’il est tout à fait clair qu’il s’agit d’une mégadecharge où l’on enfouira des déchets qui n’auront rien d’ultimes, sans aucun souci réel de valorisation.

Depuis le début, vous avez voulu que les administrés ne retiennent qu’une chose : ce projet étant un « projet industriel » ne peut qu’être inoffensif, sans le moindre risque pour leur environnement, leur qualité de vie ou leur santé. Cela doit suffire à nous rassurer...

 Attitude contradictoire de Monsieur le Maire

Il s’agit donc d’un « projet industriel » ou « privé », sur un « terrain privé », et vous ne pouvez rien faire contre ce projet, même s’il vous déplaisait. Pourquoi alors vous prononcer sur le sujet ?

D’autre part, le Groupe de travail que vous avez créé étudie depuis plus d’un an et il n’a toujours aucune certitude. Il vaudrait mieux que les membres de cette commission viennent s’informer lors des réunions d’information du Collectif d’action des 3 Vallées. Est-ce que vous ne cherchez pas plutôt à favoriser la réalisation de ce projet, sans toutefois engager votre responsabilité ?

 Position de la commune

« À ce jour, aucune position n’a été prise pour la commune », dites-vous. Une équipe municipale en fin de mandat peut-elle prendre une décision aussi importante que l’approbation du projet de la société Chèze, qui engagerait la commune pour les cinquante ans à venir.

Qu’en pensent vos administrés ?

La quasi-totalité des projets de décharges nouvelles se fait dans des petites communes rurales dépourvues de POS (Plan d’occupation des sols) ou de PLU (Plan local d’urbanisme), comme Volgré.

Depuis courant 2004, vous saviez que la société Harmol recherchait des terrains pour l’implantation d’un CSDU (cf. compte rendu de la CLIS), puisque les premiers contacts avec les propriétaires de parcelles datent de l’hiver 2004 ; vous aviez donc la possibilité de lancer aussitôt la procédure pour réaliser le PLU sur la commune de Volgré, afin de réfléchir avec tous les habitants à la stratégie de développement de la commune dans les domaines urbains, administratifs, artisanaux, industriels et environnementaux.

Vous auriez pu alors examiner sereinement la compatibilité du projet de la société Chèze avec les ambitions de la commune et les souhaits de vos administrés. Il n’en a rien été. Vous vous êtes placé très rapidement dans une position d’acceptation de principe et de partenaire objectif de la société Chèze en créant un groupe de travail restreint, chargé d’examiner les conséquences d’un tel projet pour Volgré et « les communes voisines » (où sont les habitants des communes voisines dans votre groupe) ? Votre position était sans doute déjà prise sans en référer à vos administrés.

Vous citez Mézilles et Saint-Escobille pour nous dire que l’opposition de tous les élus est sans influence sur l’autorisation accordée au projet. Les faits vous donnent tort : à Mézilles toute idée de projet a été abandonnée !
Mais pourquoi donc tous les élus d’une région se sont-ils retrouvés pour s’opposer à un projet de décharge ? Sont-ils tous manipulés ou tous conscients des dangers ? Etre le seul à vouloir avoir raison, c’est trop souvent se fourvoyer...

 Situation de Volgré

Le choix de Volgré est « une aberration géographique » : ce site est complètement excentré par rapport à la zone de collecte du Centre-Yonne. Volgré est le point le plus éloigné qu’on ait pu trouver du barycentre (centre de la zone de collecte). Pourquoi le choix subit de Volgré, alors que six autres sites avaient été retenus par le Syndicat d’études, à l’époque présidé par M. Soisson ? Le terrain appartenant à la famille de Guy Drut a-t-il des qualités que les autres n’avaient pas ?

Très rares sont les créations de nouvelles décharges en France. Le plus souvent, un arrêté préfectoral autorise des extensions sur les sites existants, comme cela se fait pour le Petit-Pien/Monéteau, où la SITA possède encore des dizaines d’hectares autour de l’actuelle décharge. De même, à Volgré, l’installation pourrait recevoir toutes les extensions nécessaires dans les années à venir, devant la pénurie des sites de stockage. C’est là où la proximité de l’autoroute devient intéressante...

 Les différents types de traitement et le projet de la société Chèze

Il existe effectivement différents types de traitement qui se différencient par le taux de valorisation matière, organique ou énergétique des déchets entrants, et par la nature (stabilisés, ultimes...) et la quantité de résidus à mettre en décharge.

Le procédé extrusion/méthanisation proposé par la société Chèze n’a pas encore fait la preuve de ses performances. Il néglige délibérément la partie valorisation (si l’on excepte la production marginale d’électricité qui n’est même pas certaine et qui est externalisée), pour mettre l’accent sur la réduction (par extrusion et méthanisation) du volume des résidus à stocker, de façon à accueillir le maximum de déchets et pendant plus longtemps.

Donc, il s’agit avant tout de rentabiliser au maximum les investissements et cela, au détriment des collectivités utilisatrices, de l’environnement et du développement durable. Car, vous le savez bien, nos ordures ménagères, telles qu’elles sont ramassées, passeront, sans tri, dans le trou, après avoir été pressées : la presse extrudeuse ne supprime pas les nocivités des piles, des pots de peinture, des ampoules basse consommation (qui contiennent du mercure gazeux dangereux pour la santé)...

 L’aspect financier compense les nuisances

Vous mentionnez à toute occasion que le centre de stockage n’entraîne aucune nuisance ; mais vous trouvez logique que votre commune, à qui on fait obligation de recevoir un tel site, bénéficie d’une compensation financière... Il se trouve que cette indemnisation a été créée pour compenser les gênes et les nuisances procurées par une telle installation.

La situation du Bois de la Rivière par rapport aux villages de Volgré, Senan, Champvallon, Chamvres et Paroy-sur-Tholon fait que les vents dominants apporteront les odeurs (car odeurs il y aurait !) et des poussières malsaines dans la direction des habitations car les déchets « stabilisés » que nous propose la société Chèze produiraient beaucoup plus de poussières que les décharges normales.

Dans un rapport intitulé « Consentement local à payer et localisation d’une décharge », le ministère de l’Écologie et du Développement durable indique :

Dans le cadre de ses travaux sur la monétisation des dommages environnementaux, le Ministère a lancé une étude sur les externalités négatives liées à l’implantation d’un centre d’enfouissement [et de citer] :

  • dommages sur les paysages et le confort de vie des riverains ;
  • incidences olfactives ;
  • image de l’équipement sur la région ;
  • influence sur le foncier ;
  • influence sur le tourisme ;
  • envol des emballages ;
  • transport des déchets ;
  • prolifération des oiseaux ;
  • impact sur la santé...

Oui, monsieur le maire, il y a des nuisances avec un CSDU, les plus hautes autorités du pays l’admettent !

 Environnement et nappes phréatiques

Le terrain du Bois de la Rivière retenu par la société Chèze est enclavé dans une zone ZNIEFF de protection de la faune et de la flore, comme c’était le cas à Mézilles.
Il est certain que si les nappes phréatiques qui se trouvent sous le site envisagé venaient à être polluées, cela serait totalement irréversible. Ces sources seraient rendues inutilisables pour des centaines d’années. Nous avons la chance d’avoir, à Volgré, une source abondante et de bonne qualité, classée prioritaire. Vous n’avez pas le droit de mettre en péril notre eau et le ravitaillement de nos enfants. D’ailleurs, cette source ravitaille aussi Senan.

Le principe de précaution veut qu’on ne mette pas en péril tout un bassin de population.

 Les transports et l’autoroute

La loi du 13 juillet 1992 sur les déchets, la circulaire ministérielle du 28 avril 1998, et le 6e Programme d’action communautaire pour l’environnement vont tous dans le même sens : il faut limiter les distances parcourues par les déchets pour diminuer l’impact des transports. Les déchets doivent être traités à proximité de leurs lieux de production.

Enfin, le PDEDMA (Plan départemental d’élimination des déchets ménagers et assimilés) indique : « Pour éviter les transports longs, il paraît opportun de disposer de 2 sites d’enfouissement des ultimes dans le Centre-Yonne. »

Le projet, tel qu’il est présenté à Volgré, ne s’inscrit pas dans cette logique, même si on essaie de le rendre plus présentable en créant des centres de transfert qui auront nécessairement un coût à supporter par les collectivités, et donc par nous, les contribuables. Mais cela fait fonctionner le business, il y en aura pour tout le monde...

Le tonnage des déchets de l’Aillantais qui vont aujourd’hui à Saint-Florentin est minime par rapport aux ordures ménagères de 85 000 personnes de l’aire urbaine auxerroise qui viendraient à Volgré.

Nous vous demandons de nous expliquer comment les déchets provenant de Saint-Florentin, Migennes, Joigny et de l’Aillantais pourraient transiter par l’autoroute ? Quels pouvoirs avez-vous pour empêcher les sociétés privées chargées de la collecte (qui n’ont rien à voir avec la société Chèze) de faire circuler les camions par Senan/Volgré ou plutôt Béon ?

Et sur ce point, on aurait souhaité que vous nous disiez comment, en d’autres circonstances, vous avez cru pouvoir donner à vos administrés l’assurance que le trafic de poids lourds ne concernerait pas l’agglomération de Volgré.

Il est facile de dire « j’attends des garanties » : dites-nous quelles garanties vous prétendez pouvoir obtenir à ce sujet.

Qui entretiendra les routes défoncées ?

Qui les élargira au niveau du carrefour de Senan et de Sépeaux/Les Grillots et de la traversée du village de Volgré (écoliers en danger) ?

N’oublions pas que 2 camions de betteraves ont déjà atterri dans les fossés de votre village, l’un a même frôlé une habitation... L’insuffisance de la desserte routière est une évidence.

Monsieur le maire, vous avez réagi « comme un fou » à l’idée que des camions allaient passer près de chez vous. Que ces camions, cette centaine de camions chaque jour, passent ailleurs, peu importe où, mais pas « juste derrière chez moi », nous dites-vous dans L’Yonne républicaine. Les habitants des autres villages ont dû apprécier votre philanthropie !

 Immobilier

Vous niez l’évidence : partout où d’immenses décharges (celle-ci serait la plus grosse de tout le département) se sont installées, le patrimoine a perdu de sa valeur. Ce n’est pas à cause des associations que les biens ont du mal à se vendre, c’est parce qu’un acquéreur préfère acheter loin d’une telle installation, surtout lorsqu’il recherche une belle maison et la tranquillité. De plus, à Volgré, il y a déjà la pollution et les nuisances sonores de l’autoroute qui freinent certains acheteurs potentiels.

 La santé

Selon vous, les centres de stockage n’ont aucune incidence sur la santé des riverains. Avec de telles certitudes, nous comprenons mieux votre position sur le sujet. Désolés de vous décevoir, mais de nombreuses études publiées en France et à l’étranger prouvent le contraire (maladies respiratoires et eczémas, voire cancers...). Dans la mesure où notre environnement serait contaminé, nous le serions aussi, inévitablement.

Pour votre information, nous vous conseillons, par exemple, la lecture des études et des travaux :

  • du professeur Peter Montague, réalisés pour le compte du ministère de la Santé de l’État de New York, Les Centres d’enfouissement de déchets sont dangereux ;
  • du docteur Pluygers, cancérologue à Bruxelles ;
  • de Goldberg et Al au Canada.

Plus proche, prenez connaissance du rapport de l’Inspection générale de l’Environnement de juillet 2001 sur les risques engendrés par la décharge de Crégy-les-Meaux (77).
Pour le CET de Senan/Villiers, vous affichez les mêmes certitudes. Disposez-vous d’une étude épidémiologique pour l’affirmer ? Ce centre, actuellement en phase de postexploitation pour une durée de trente ans, continue de produire du biogaz qui est brûlé en torchère avec production d’hydrocarbures aromatiques et d’aldéhydes cancérigènes ou mutagènes.

Les habitants du secteur ne veulent pas de deux centres d’enfouissement qui polluent l’atmosphère à 6,5 km de distance l’un de l’autre !

Il est intéressant de constater que le cultivateur dont les terrains sont situés au-dessus de l’ancienne décharge de Senan perçoit actuellement une indemnité pour mauvaise récolte. En effet, suite aux retombées de la décharge (gaz...), le terrain est devenu très peu productif. De plus, dans l’industrie agroalimentaire, la loi impose que la zone de production des ingrédients soit éloignée de tout centre de traitement des ordures. Les vignobles situés à quelques centaines de mètres en contrebas du Bois de la Rivière pourraient-ils garder leur label AOC ?

 Le tri

Il est facile et injuste de critiquer Mme Gollot, présidente de la NUCRA, alors que vous faites partie du conseil communautaire, instance qui décide dans ce domaine. Le tri sélectif des déchets secs recyclables en apport volontaire existe sur la communauté de communes (CC), c’est l’option qui est privilégiée par le PDEDMA. Ce qui n’existe pas, c’est le tri en porte à porte, plus difficile à mettre en place.

Bien entendu, il est urgent d’aller plus loin, en proposant des solutions pour les fermentescibles, les déchets verts, les produits toxiques, les gravats...

Nous comptons sur vous : il est du pouvoir du maire de sensibiliser la population de Volgré au tri et au compost dans les jardins.

Vous savez que le maire d’Escolives-Sainte-Camille a mis en place une collecte sélective des ordures ménagères au porte à porte avec comme résultat une baisse significative des tarifs et 150 kg de déchets par an et par personne, pour 370 kg en moyenne dans l’Yonne.

Si la compétence « déchets » appartient bien à la CC, il est aussi vital que les élus des communes sensibilisent les habitants aux bonnes pratiques. Il se trouve que Volgré est une des communes de la CC qui trient le moins, si on regarde les chiffres officiels de la NUCRA...

 Les expériences des pays voisins

Monsieur le maire, vous êtes mal informé. En Allemagne, en Suisse, en Hollande, en Scandinavie, le tri existe depuis vingt-cinq ans et actuellement ces pays n’ont plus besoin de gigantesques centres d’enfouissement, qui sont d’ailleurs interdits et fermés. Le peu d’ordures non revalorisé ne part pas dans les pays de l’Est, comme vous le prétendez.

Dans une communication de la Commission européenne de janvier 2006, il est indiqué que les pays les plus vertueux en matière d’environnement ne mettent que 10 % de la masse des déchets en décharges, 25 % font l’objet d’une valorisation énergétique et 65 % d’un recyclage. Il nous reste beaucoup d’efforts à faire.

Vous avez, du reste, mal compris ce que la société Chèze a voulu montrer à Kaiserslautern : la presse en Allemagne est utilisée pour le post-traitement et non pas le prétraitement... Elle est surtout utilisée pour vider les anciennes décharges, avant de mettre les déchets en incinération. Nous avons d’ailleurs beaucoup appris au Salon Pollutec de Lyon, début décembre 2006, et nous vous conseillons une visite du prochain salon : les idées pour le développement de nouvelles techniques de traitement des ordures y foisonnent !

 Gestion publique/Gestion privée

Cette question est loin d’être idéologique, puisqu’il s’agit d’une décision des collectivités.
Dans le cadre des travaux du syndicat d’études du Centre-Yonne et lors de la révision du PDEDMA (en 2003), ce sont les collectivités qui se sont prononcées pour une maîtrise d’ouvrage publique du futur CSDU. Cette maîtrise d’ouvrage publique nécessitait bien entendu la maîtrise des droits fonciers avec possibilité d’une délégation de service public pour l’exploitation.

La Communauté de communes de l’Auxerrois, en refusant la transformation du syndicat d’études en syndicat d’exploitation, ne l’a pas permis pour l’instant.

M. Friedrich, président du Syndicat mixte d’études, lors de la première séance de la CLIS (Commission locale d’information et de surveillance créée par le préfet et dont la 1re réunion a eu lieu le 20 octobre 2006) a exprimé le souhait « que les élus se regroupent pour trouver un équilibre entre les intérêts de l’entreprise et ceux du contribuable ». Malheureusement, la société Chèze, qui dispose des futurs terrains d’assiette, se trouve de ce fait en position d’imposer ses conditions à la collectivité publique, ce qui risque d’avoir des incidences financières au détriment de la collectivité. Il ne faut pas oublier que la mise en décharge des ordures ménagères à Monéteau revient aux collectivités à 60 euros la tonne et que ce montant sera probablement dépassé à Volgré compte tenu des amortissements et du coût d’exploitation des matériels utilisés et du reste des infrastructures (70 à 80 € la tonne ?).

Pour la société Chèze, le marché est juteux, avec plusieurs millions d’euros assurés par an. Pour le contribuable, le surcoût global serait de 600 000 euros/an environ (10 euros x 60 000 t de déchets du Centre-Yonne, sans les DIB et sans les transports).

 Information

Vous reprochez aux communes alentour de ne pas s’être informées. Pour notre part, nous cherchons des informations depuis huit mois, et comme vous le conseillez, nous avons « pris contact avec les grands élus, avec l’entreprise Chèze, avec les services de l’État » et nous nous heurtons à une extrême discrétion, sous prétexte que le dossier n’est encore qu’en phase de projet.

 Conclusion

Dans votre présentation du centre d’enfouissement à vos administrés et dans les médias, vous critiquez tour à tour et sans discernement la conseillère générale, les élus des communes environnantes, les associations qui se trouvent être opposées au projet de la société Chèze.

Tous les arguments sont bons, même ceux à la limite de la diffamation :

  • les associations sont « instrumentalisées » ;
  • les communes voisines sont « instrumentalisées » par les associations...

Encore un petit effort et vous en arriverez à la conclusion que tout est manipulé par une seule tendance politique.
Vous connaissez bien mal les opposants à « votre projet » et leurs motivations qui transcendent les appartenances politiques.

Contrairement à ce que vous prétendez, les deux associations reflètent toutes les sensibilités de notre société, et regroupent des habitants de la région soucieux de la qualité de vie et de l’environnement. Nous ne refusons personne lors des adhésions et ne demandons aucune carte de parti politique !

Prenez un peu de recul monsieur le maire et vous constaterez que c’est vous qui êtes « instrumentalisé » par la société Chèze et par ceux qui la soutiennent :
• Vous clamez partout que vous n’avez pas toutes les données pour vous prononcer, mais vous n’hésitez pas, au risque de vous contredire, à indiquer que la société Chèze vous fournit, ainsi qu’à votre groupe de travail, « les éléments du dossier ».

• Vous étiez d’un voyage en Allemagne, payé par la société Chèze, pour voir fonctionner une presse-extrudeuse.

• Vous êtes allé avec votre groupe de travail en Normandie voir fonctionner un centre de stockage des ordures en casiers avec production de biogaz et valorisation électrique (projet non retenu par le syndicat mixte d’études du Centre-Yonne). Ce centre est la propriété de la société IKOS qui fait partie du même groupement national des PME du déchet et de l’environnement que la société Chèze...

• C’est vous qui avez informé le syndicat mixte et son président M. Friedrich du projet de la société Chèze (cf. compte rendu de la CLIS du 20 octobre 2006).

Bref, vous vous comportez comme un ambassadeur de la société Chèze.

Rassurez-vous, aucune municipalité ne viendra vous prendre votre « projet » et la société Chèze n’envisage pas de quitter Volgré, elle y est trop bien.

Nous souhaitons que vous renonciez à la manne financière des indemnités, compensatrice à très court terme des nuisances engendrées par le CDSU.

Nous vous demandons résolument l’application du principe de précaution, face à un dossier qui, bien au-delà de votre mandat, affecterait la qualité de vie des générations futures non seulement à Volgré, mais dans de nombreuses communes.

Le Collectif d’action des 3 Vallées

Soyez solidaire : signez ici la pétition « Non au projet de méga décharge de Volgré »


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