Yonne Lautre

« GIEC et risques climatiques » par Michel Kloboukoff

mardi 16 septembre 2008 par Kloboukoff Michel

Le réchauffement climatique est la conséquence des activités humaines. Il s’agit d’engager la réflexion en connaissance de cause sur le choix stratégique en fonction de deux appréciations de la réalité du réchauffement planétaire. La diffusion par France 5 du documentaire « Six degrés changeraient...le monde » pour anticiper l’emballement de la machine climatique devenue incontrôlable vers les 2°C, invite à refaire le raisonnement.

N’est-il pas insoutenable que le réchauffement qui est déja trés préjudiciable à la biosphère soit considéré comme un fait admissible ? Il est là certes, mais il devrait marquer le dépassement de la limite extrême -chiffrée - du seuil du monstrueux.

Compte tenu de l’importance capitale des conséquences du réchauffement climatique ne sommes-nous pas dans l’obligation primordiale de lutter avec la dernière énergie contre la politique du risque qui résulte du laisser-faire ?

La question qui se pose maintenant est de savoir si « le fonctionnement de la machine climatique » est suffisamment connu du GIEC pour qu’il fasse des projections sur l’avenir bien fondées ?

On devrait chercher à savoir si ce qui est actuellement en cours ne dépasse pas les prévisions les plus défavorables.

Voire, s’il peut être concevable qu’on se permette de présenter - dans ce résumé à l’intention des décideurs - le phénomène comme n’ayant qu’un impact linéaire, progressif et lent de surcroît.

Est-il possible que personne n’ait imaginé de saut qualitatif à partir d’un seuil de réchauffement, vers un aléatoire devenu irréversible ?

La contribution au 4è rapport d’évaluation du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Rapport de synthèse, de 37 pages, qui n’engage pas le GIEC) page 11 : Extrait
« Pour les deux prochaines décennies, les projections de réchauffement sont d’environ 0.2°C par décennie, pour une gamme de scénarios du rapport spécial sur les scénarios d’émissions (RSSE).
Au-delà, les températures simulées dépendant de plus en plus des scénarios relatifs aux émissions futures. Même si les concentrations de tous les GES et des aérosols avaient été maintenues constantes au niveau de 2000, on devrait s’attendre à un réchauffement d’environ 0.1°C par décennie. 3.2 »

Ce thème qui devrait fonder les hypothèses des gouvernements et des partis, qui engage chacun d’entre-nous bien au-delà de sa seule existence doit-il continuer à être refoulé alors qu’il devenu crucial pour tous d’en débattre au grand jour.

Avec le déclin des hydrocarbures, on peut s’attendre à des bouleversements. Rien ne garantit que nombre d’Etats ne recoureront pas aux centrales à charbon.

La Chine, atelier du monde (du 1/3 des plus riches de la planète) crée une nouvelle centrale chaque semaine.

On sait que chaque centrale est l’équivalent en pollution de 3 millions de voitures.

Il n’est pas dit que la déplétion du pétrole aboutisse à réduire la pollution par les hydrocarbures.

Michel Kloboukoff


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