Yonne Lautre

« Témoignages de réfugiés Tibétains » par Éliane Gautheron

samedi 10 octobre 2009 par Gautheron Éliane

Dans la petite ville de Dharamsala, au Nord de L’Inde, on voit de nombreux panneaux indiquant des centres d’accueil aux nouveaux réfugiés, des Centres d’aide à ceux qui ont été emprisonnés, torturés par les Chinois, mais aussi des centres d’action pour la paix.

Nous sommes allés rencontrer 4 personnes qui ont fondé une association, SHIDELING (qui signifie en Tibétain « lieu de paix »).

Lobsang , Namtcheu, Nyidolm et Nyima proposent des cours d’anglais, des conférences, des films, des groupes de parole pour ceux qui restent traumatisés par les violences subies au Tibet.

Pour financer cette association, tous les quatre ont organisé un petit café-restaurant traditionnel tibétain ;

Nous avons été accueillis avec confiance, chacun apportant son témoignage et souhaitant que ce qui est vécu au Tibet soit connu.

Tous les quatre ont souffert dans les prisons chinoises, Namtcheu et Nyima ne pourront plus jamais avoir d’enfants après les tortures subies.

Lobsang est enseignant et parle bien l’anglais , il traduisait ce que disaient les 3 jeunes femmes .

Tour à tour , chacun témoigne :

* En 2010 , 15 millions de Chinois doivent venir s’installer au Tibet, actuellement la population Tibétaine est d’environ 6 millions de personnes, ils deviendront donc minoritaires dans leur pays.

Paradoxalement, quitter le Tibet devient de plus en plus difficile et dangereux ; les Chinois craignant les témoignages.

* Lobsang qui est instituteur , nous explique qu’au Tibet les enfants scolarisés doivent arriver en classe vêtus comme de petits Chinois , la langue apprise est le Chinois ; les enfants sont questionnés sur la vie à la maison , les pratiques religieuses ; cela amène des parents à choisir de se séparer de leurs enfants , en prenant le risque de les confier à un passeur qui les conduiront au Népal ; ensuite ils seront recueillis au Village d’Enfants de Dharamsala.

Le passage par des cols enneigés est particulièrement dangereux : nombre d’enfants ont eu pieds et mains gelés en arrivant à destination.

* Namtcheu explique avec émotion qu’actuellement, dans les villages, des ambulances chinoises viennent pour des campagnes de stérilisation et d’avortement.

En ville, comme en Chine, les femmes n’ont droit qu’à 2 enfants, si elles gardent le troisième, il n’aura pas d’existence légale, pas de droit à l’éducation ni aux soins.

* Economiquement, la situation du Tibet devient, elle aussi, très difficile car les ressources sont pillées ; Le train Pékin-Lhasa repart chargé de bois, minerais , pierres semi-précieuses telles que la turquoise.

* En Inde, les réfugiés Tibétains sont « apatrides », ils doivent chaque année acheter une carte d’identité qu’ils doivent faire tamponner au commissariat de police à chaque déplacement pour se rendre dans une autre ville.

Lobsang, Namtcheu, Nyidolm et Nyima terminent leur témoignage en disant leur espoir que les instances internationales puissent faire pression sur les responsables chinois pour que les droits de l’homme soient respectés .

Voici le noeud sans fin , un des huit signes auspicieux c’est à dire bénéfique ) du bouddhisme,

C’est le symbole de l’interdépendance , car chaque être vivant dépend des autres pour sa survie qu’il soit humain , animal ou végétal.

C"est aussi le symbole du lien entre les personnes et de la solidarité dans les groupes humains.


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