Yonne Lautre

« Pesticides & Colorants alimentaires : Super-cocktails toxiques » par le Professeur Peter Saunders

Traduction de Jacques Hallard
mercredi 2 décembre 2009 par Hallard Jacques, Saunders Prof. Peter

Des concentrations en pesticides qui ne sont pas toxiques et ne causent pas de
dommages si la matière active intervient seule, peuvent devenir hautement
toxiques dans des combinaisons de produits phytosanitaires qui se produisent dans
notre environnement. Par ailleurs, les expérimentations se rapportant aux produits
alimentaires ne parviennent pas à donner des réponses adéquates face à des
cocktails létaux.
Prof. Peter Saunders

Rapport de l’ISIS en date du 27/04/2009

Cet article a été soumis à la Food Standards Agency britannique et à la Commission
Européenne Comité sur les additifs alimentaires, les arômes, les auxiliaires technologiques et les matériaux de contact alimentaire.
Une version entièrement référencée de cet article est affichée sur le site des membres d’ISIS. Détails ici
Une version électronique du rapport complet peut être téléchargée à partir du magasin en ligne d’ISIS.
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Des produits chimiques synthétiques se trouvent parmi nous dans notre environnement : dans
l’air que nous respirons, dans l’eau que nous buvons, dans les aliments que nous mangeons,
dans les objets que nous touchons. Beaucoup d’entre eux sont dangereux, certains plus que
d’autres, et il n’est pas facile de savoir si certains d’entre eux sont inoffensifs ou non.

De nos
jours, les produits chimiques sont testés lors de leur première introduction sur le marché, mais
s’il est posible de répondre à la plupart des effets aigus qui surviennent rapidement, les tests
effectués ne sont pas en mesure de prendre en compte des effets chroniques qui prennent plus
de temps à apparaître, tels que les dommages causés par le tabagisme.

Les produits chimiques qui ont été utilisés pendant une longue période n’auront pas été
soumis au même type d’examen que les plus récents, et nous ne pouvons pas en déduire qu’ils
sont tout à fait inoffensifs en matière de sécurité sanitaire, simplement parce qu’ils nous sont
familiers. Le plomb a été en usage pendant des siècles avant d’être reconnu comme étant
dangereux.

Ce qui rend encore plus difficile le problème de la sauvegarde de la santé et de
l’environnement, c’est que les essais de toxicité sont presque toujours réalisés avec un seul
produit chimique à la fois. Alors que dans la vie courante, on les rencontre dans des
combinaisons, et il est bien connu que lorsque deux produits chimiques agissent ensemble, ce
qui se passe peut être assez différent de la somme de leurs effets distincts élémentaires (voir
encadré).

En particulier, un produit chimique qui a été jugé sans danger lorsqu’il est testé seul,
peut être toxique s’il se trouve associé à certains autres produits [1].

Types d’interactions

Interaction Définition Exemple
Synergie L’effet combiné de deux ou plusieurs produits chimiques est supérieur à celui qui est prévisible à partir de la somme des effets individuels L’alcool et le tétrachlorure de carbone agissant conjointement sur le foie
Antagonisme L’effet combiné de deux ou plusieurs produits chimiques est inférieur à celui qui est prévisible par l’action conjointe des produits pris individuellement L’arsenic et le plomb agissant sur les reins et le sang
Potentialisation Un produit chimique qui n’est pas actif en lui-même, peut avoir des effets plus toxiques s’il est présence d’autres substances L’isopropynol rend le tétrachlorure de carbone plus toxiques pour le foie
Inhibition Une dose non toxique d’un produit chimique diminue l’effet toxique d’un autre composé Certains antidotes agissent de cette façon

Malheureusement, il n’est tout simplement pas possible de tester toutes les combinaisons
réalisables entre tous les produits chimiques. Le système de l’Union Européenne qui concerne
l’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation des produits chimiques (REACH) se propose de
donner la priorité à 30.000 produits chimiques.

C’est seulement une petite fraction de ceux qui
sont actuellement en usage, et cependant un coût estimé à 2,3 milliards d’€ a été avancé pour
faire les essais sur une période de 11 ans, alors qu’il avait été également estimé que les
avantages potentiels pour la santé sur une période de 30 ans aurait un coût d’environ 50
milliards d’€ [ 2].

Si nous devions envisager de tester toutes les paires de produits chimiques, ou toutes les
combinaisons de trois, quatre ou plus produits en combinaisons, le nombre d’essais nécessaires
deviendrait vite astronomique. Mais cela ne veut pas dire qu’on doit ignorer le problème.

Au
contraire, nous devons faire de notre mieux pour comprendre les dangers supplémentaires qui
peuvent survenir à partir de mélanges qui peuvent se produire. Et même si nous croyons que
la substance chimique particulière est sans danger, à la dose ou à la concentration qui est
précisée, nous devons encore nous demander si elle pourrait être toxique lorsqu’elle agit en
association avec d’autres.

  L’effet des pesticides sur le saumon

Les réserves de saumon du Nord-Ouest du Pacifique américain ont été en diminuation depuis
de nombreuses années. Il existe un certain nombre de raisons à cela, et l’une d’elles est
presque certainement les pesticides qui sont le plus fréquemment détectés dans les rivières où
vivent les saumons.

Deux classes de pesticides d’usage courant sont les organophosphorés et les N-carbonates de
méthyle. Tous ces produits inhibent l’enzyme actéylcholinestérase (AChE) et interfèrent donc
avec la neurotransmission chez les poissons, tout comme chez les êtres humains d’ailleurs.

Des combinaisons de ces pesticides sont souvent trouvées dans les ruisseaux où vivent les
saumons, et le niveau de tolérance pour les pesticides doit tenir compte de cela.
The US Environmental Protection Agency (EPA) recommande une approche basée sur l’addition
des doses, c’est-à-dire que cet organisme suppose que la toxicité du mélange est simplement
la somme des toxicités de chacun des composants.

Un groupe de chercheurs basés au Centre
des pêches du Nord-Ouest, à Seattle et à l’Université de Washington aux Etats-Unis ont testé
cette hypothèse et il a été constaté que cela est vrai in vitro (en éprouvette), mais qu’il n’en
est pas toujours de même in vivo, c’est à dire du niveau des saumons vivants dans le miieu
naturel [3, 4].

Les chercheurs ont mesuré les effets de paires de cinq pesticides couramment utilisés : les
organophosphorés diazinon, malathion et chlopyrifos, d’une part, et les carbamates carbaryl et
carbofuran. Pour certains appariements d’insecticides, l’effet des deux réunis est beaucoup
plus grand que lorsque l’on prédit cet effet à partir de l’addition des deux effets distincts de
chacun d’eux. Ils ont également constaté que plusieurs combinaisons de composés
organophosphorés se sont révélées mortelles, à des concentrations qui n’étaient pas mortelles
dans les essais avec une molécule unique.

La raison pour laquelle cela n’a pas été observé in vitro réside dans le fait que lorsque l’on fait
une expérience en laboratoire, on n’utilise généralement que les produits chimiques qui sont
étudiés, dans ce cas, les insecticides en question et l’AChE, ainsi que tous les autres réactifs
dont on a besoin pour faire fonctionner le système. Les organismes vivants sont beaucoup plus
complexes que cela. Tout ce que vous faites peut affecter de nombreuses réactions, en plus de
celle que vous étudiez, et cela peut avoir toutes sortes de conséquences, y compris
l’accélération ou le ralentissement de la réaction dont vous étudiez la modélisation.

Ce qui se passe exactement chez les saumons n’est pas encore entièrement compris, mais on
sait que tout en inhibant l’acétylcholinestérase, les pesticides réduisent aussi, dans le foie,
l’activité d’un autre groupe d’enzymes appelées carboxylestérases.
Il est prouvé que ces dernières jouent un rôle important dans la détoxification de nombreux
pesticides, et en particulier, qu’elles peuvent empêcher ou retarder l’interaction entre les
insecticides et l’AChE.

Si c’est bien la cause de la synergie observée chez les saumons vivants,
cela expliquerait pourquoi l’effet n’a pas été observé dans les expériences réalisées in vitro.
Les chercheurs ont conclu que l’évaluation des risques chimiques sur une seule molécule est
susceptible de sous-estimer l’impact des insecticides, et que les mélanges de pesticides qui ont
été fréquemment rapportés dans les habitats naturels des saumons peuvent poser un défi plus
important pour le rétablissement des espèces, que cela avait été prévu précédemment.

Ce que
leur travail suggère également, c’sst que des résultats similaires peuvent s’appliquer dans
d’autres situations et pour d’autres espèces, y compris chez les êtres humains.

  Les colorants alimentaires

Comme il a été indiqué précédemment [5] ] (Food Colouring Confirmed Bad for Children. Food
Standards Agency Refuses to Act, SiS 36), on a soupçonné depuis longtemps que les colorants
alimentaires étaient au moins partiellement responsables de l’augmentation du trouble de
défict de l’attention / hyperactivité (TDAH) chez les enfants depuis la guerre. Les enfants
consomment généralement plusieurs colorants dans une seule journée et il y avait des indices
qui suggéraient que les combinaisons entre certains d’entre eux, avaient un effet sur le
comportement des enfants.

Toutefois, la preuve n’était pas concluante, et la UK Food Standards Agency (FSA), l’Agence de
normalisation des produits alimentaires au Royaume-Uni, a mandaté un groupe de
l’université de Southampton, au Royaume-Uni, pour effectuer une étude randomisée en
double aveugle. Lorsque les chercheurs de Southampton ont constaté qu’il y avait des
effets significatifs, la FSA a semblé très réticente à accepter les résultats des recherches
qu’elle avait financées.

Premièrement, la FSA a refusé de faire quelque chose avant que les résultats ne soient parus
dans une revue révisée par des pairs. Pour autant que nous le sachions, rien ne s’accomplit en
attendant, sauf un retard de six mois avant que quelque chose ne se produise.

Lorsque les
résultats ont finalement été publiés [6], la FSA a mis son avis révisé dans une partie discrète de
son site Internet, soulignant qu’il y avait beaucoup d’autres facteurs qui interviennent dans le
trouble de défict de l’attention / hyperactivité, et elle a affirmé, à tort, que les résultats
ne s’appliquaient qu’aux enfants qui ont déjà une certaine tendance à ce trouble, alors les
résultats réels sont typiques pour un groupe d’enfants. Et il a été laissé aux parents, qui
étaient toujours inquiets, le soin de regarder les étiquettes sur les sachets de bonbons et de
décider par eux-mêmes [7].

Les choses ont évolué. Désormais, la FSA a tacitement accepté la recommandation du groupe
de Southampton que, puisque les additifs alimenatires en question n’ont pas d’autre
fonction que cosmétique, il vaudrait mieux ne pas les utiliser dans les aliments, en particulier
dans ceux qui sont consommés par les enfants. Les colorants alimentaires ne sont toujours
pas interdits, mais la FSA a recommandé que les fabricants devaient arrêter de les utiliser, et
elle souligne, avec une certaine satisfaction, que bon nombre d’entre eux le font déjà, mais
tous n’ont pas accepté.

En particulier, les fabricants de boissons gazeuses ont rejeté la recommandation de la FSA.

Comme AG Barr, le fabricant de IRN-BRU, a indiqué, quand ils ont annoncé leur décision, que
tous les ingrédients qu’ils utilisent restent en conformité avec la législation et avec les
réglements qui sont en vigueur au Royaume-Uni et dans l’Union Européenne [8], alors que,
bien entendu, c’est précisément pourquoi les règles et la législation devraient être modifiées.

  Selon la Commission Européenne

C’est la Commission Européenne, et non le gouvernement britannique qui décide quels additifs
sont autorisés dans les aliments vendus au Royaume-Uni. La Commission a demandé à son
Groupe d’experts sur les additifs alimentaires, les arômes, les auxiliaires technologiques et les
matériaux en contact des aliments (AFC) de considérer les recherches du groupe de
Southampton ; sur la base de leur rapport, il a été décidé de ne pas changer la dose journalière
acceptable (DJA) pour les colorants alimentaires.

Les raisons sont déprimantes mais pas surprenantes, compte tenu de leur source [9].

Ils
affirment que les chercheurs, McCann et ses collègues, ont fourni des « preuves limitées » que
les mélanges de colorants ont eu un effet sur l’activité et l’attention chez les enfants ; il semble
que dans leur avis, la preuve complète soit nécessaire avant que quelque chose puisse être
interdit. Ils font remarquer « qu’aucun mécanisme biologiquement plausible pour l’induction
d’effets comportementaux par la consommation d’additifs alimentaires » n’a été proposé : il
s’agit bien entendu du même argument que celui retenu par les fabricants de tabac, et qui
avait été utilisé pendant des années, malgré la preuve épidémiologique évidente et accablante
de l’effet du tabac sur la santé. [10].

Et on retrouve la même formulation que celle qui est utilisée par Monsanto pour rejeter des
effets statistiquement significatifs causés par des aliments génétiquement modifiés dans
l’alimentation : des résultats des essais ont été par la suite analysés de nouveau et des failles
ont été mises en évidence par des scientifiques indépendants [11] ] (GM Maize MON 863 Toxic,
SiS 34).

L’ACF critique également l’étude des chercheurs de Southampton, car, comme il a été utilisé
des produits en association, ils ont été incapables « d’attribuer les effets observés à l’un des
composants individuels ».

Les membres du Groupe d’experts ont omis un point important : ce
que McCann et ses collègues avait étudué, c’était bien les effets qui sont observés lorsque les
colorants sont consommés en association, tels qu’ils sont dans la vraie vie. On pourrait tout
aussi bien se plaindre que personne n’a démontré qu’il s’agissait de carbone, d’hydrogène ou
d’oxygène, qui nous rend ivre quand nous consommons trop d’alcool !

Sur son site Internet, la FSA du Royaume-Uni assure l’opinion publique britannique que les
additifs alimentaires ne sont autorisés pour être utilisés en Europe que si les experts décident
qu’ils sont nécessaires et parfaitement inoffensifs. Les deux conditions doivent être
considérées ensemble, et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle, tant le groupe de
Southampton et mais aussi (si ce n’est qu’implicitement) la FSA, recommandent le retrait
immédiat des colorants alimentaires, mais pas du benzoate de sodium, utilisé comme
conservateur.

Toutefois, l’AFC ne dit rien, dans son rapport, quant à savoir si les additifs en question sont
nécessaires. L’AFC et la Commission européenne appliquent donc là une forme manifeste de
l’anti-principe de précaution : aussi longtemps que il n’y a pas de preuve définitive que les
colorants sont toxiques et nuisibles, ils peuvent donc être autorisés, même si ils n’ont aucune
utilité [12] (Use and Abuse of the Precautionary Principle, ISIS Report)

Heureusement, le Parlement européen est en train de mettre à jour les règles de l’Union
Européenne pour autoriser les additifs alimentaires, les arômes et les enzymes, ce qui lui a
donné l’occasion d’intervenir. Il a adopté un paquet législatif sur quatre projets de règlements,
et comprend la déclaration : qu’un additif alimentaire ne peut être autorisé que si son utilisation
n’est pas dangereuse, que s’il y a un besoin technologique pour son utilisation, que si son
utilisation ne trompe pas le client, et que s’il a des avantages et des bénéfices pour les
consommateurs.

Tandis que les colorants expérimentés dans l’étude de Southampton ne sont pas être interdits,
les aliments en contenant, doivent être étiquetés non seulement avec le numéro E pertinent,
mais aussi en toutes lettres, [13] qu’ils « peuvent avoir ont un effet négatif sur l’activité et
l’attention chez les enfants ».

  Conclusion et recommandations

Les produits chimiques sont importants dans notre vie quotidienne, mais ils peuvent aussi être
toxiques et nuisibles. Il n’est pas toujours facile de savoir si un produit chimique est dangereux
ou, s’il est, à quelle concentration, et c’est pourquoi l’Union Européenne a proposé le système
REACH pour tester 30.000 substances chimiques qui ont été en service depuis longtemps, et
bien avant que le système actuellement en vigueur n’ait été instauré.

Il est encore plus difficile de connaître les effets des mélanges de produits chimiques, et il
n’est manifestement pas possible de tester toutes les combinaisons que nous pouvons
rencontrer. Nous avons besoin d’élaborer un ensemble de règles et de procédures visant à faire
de notre mieux pour réduire le risque, même si nous ne pouvons pas espérer l’éliminer
complètement.

Pour commencer, nous recommandons ce qui suit :

• Nous devons élaborer des critères qui spécifient les combinaisons qui doivent être testées. À
tout le moins, nous devrions suivre l’exemple de la loi américaine, US Food Quality Protection
Act, qui demande à l’EPA d’examiner ensemble les effets de différents pesticides qui agissent
de façon similaire. Les produits chimiques qui présentent le même mécanisme d’action ne
constituent pas le seul problème, mais ils sont les plus évidents.

• En particulier, parce que l’effet a été clairement démontré dans le cas des pesticides, car les
mélanges de pesticides sont très fréquents dans l’environnement, et parce que les êtres
humains peuvent également être affectés par ces pesticides, la toxicité de ces mélanges doit
être étudiée à fond, et ceci sur plusieurs générations successives
. Il devient de plus en plus
clair que de nombreux xénobiotiques ont des effets épigénétiques qui se manifestent au cours
de plusieurs générations après une exposition [14] (voir Epigenetic Toxicology, SiS 41).

• Les essais et les expérimentations conduites in vitro ne sont pas adéquats pour les tests de
synergie
, car de simples réactions réalisées dans une éprouvette ne constituent pas un modèle
adéquat pour l’étude d’un organisme vivant.

• Là où existe une preuve épidémiologique ou autre, qui suggère que certains produits
chimiques ont des effets nocifs, les essais de ce produit chimique seul ne sont pas suffisants
pour écarter cette possibilité : nous devrions également examiner d’éventuels effets
synergiques.

• La difficulté d’établir ou d’exclure des effets de synergie, indique qu’il est encore plus difficile
d’être confiant dans la non-toxicité d’un produit
. Cela nous donne d’autant plus de raisons
d’adopter une approche de précaution et d’interdire les produits chimiques qui ne présentent
pas de fonction utile.

Aucune somme d’essais et d’expérimentations ne peuvent jamais garantir que personne ne
souffre jamais de l’effet d’une substance chimique toxique, et encore moins de mélanges ou
d’associations de produits chimiques.

Ce n’est toutefois pas une excuse pour ne rien faire. Au contraire, nous devons, de toute
urgence, mettre en place des mesures qui permettront de réduire le danger, autant que nous le
pouvons.

On peut dire en conclusion que l’on améliorera ainsi la santé publique et la sécuricité liée aux
produits chimiques, mais en reconnaissant tout simplement que les combinaisons de produits
peuvent être plus dangereuses qu’on peut le prédit à partir d’une étude qui porte sur des
composants chimiques analysés individuellement.

The Institute of Science in Society, The Old House 39-41 North Road, London N7 9DP
telephone : [44 20 7700 5948] [44 20 8452 2729]
Contact the Institute of Science in Society www.i­sis.org.uk/

 Définitions et compléments en français :

PDF (Traduction en français, définitions et compléments ) sur demande à yonne.lautre laposte.net


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