Yonne Lautre

« Petite histoire d’une proposition : Dream Farm, Ferme Visionnaire » par Jacques Hallard

jeudi 27 mai 2010 par Hallard Jacques

 Petite histoire d’une proposition : Dream Farm, Ferme Visionnaire – Espace Rural Patrimoniale et Visionnaire ou ERPV – Verte Durette – Ferme Agroécologique Méditérranéenne

J’ai été personnellement sensibilisé vers le milieu des années 2000 par différents articles de l’Institut de la Science dans la Société, ISIS basé à Londres, qui, dans une approche transversale, traitaient à la fois du climat, de l’énergie, de l’agriculture et de l’alimentation … ainsi que d’économie et de durabilité. La notion de Dream Farm : La ferme visionnaire a notamment été exprimée à cette péruiode, comme rapporté dans l’article ci-après.

Dream Farm : La ferme visionnaire – Une proposition - Comment faire face au changement climatique et imaginer l’économie après la fin des combustibles et carburants fossiles. Article de Dr. Mae-Wan Ho, ISIS, traduction, définitions et compléments d’information par Jacques Hallard.

 Un exemple de modèle de liaisons éco-agro industrielles à construire (sur le site APREIS)

C’est une proposition d’une ferme, d’une exploitation agricole, définie comme « zéro-émission, zéro-déchet », d’après un fructueux séminaire avec George Chan, qui incarne une sorte de légende vivante, à la suite de la création d’un très grand nombre de telles exploitations agricoles qui ont comme objectif de supprimer la pauvreté dans des pays du tiers monde. « La ferme visionnaire est exactement ce dont nous avons besoin pour alimenter le monde, pour atténuer le changement climatique et pour laisser chaque terrien prospérer en bonne santé et dans l’abondance, dans l’économie future, lorsque les combustibles et les carburants fossiles seront épuisés » (Mae-Wan Ho)…
Pour exprimer en français « Dream Farm », nous avons hésité entre plusieurs expressions : d’abord « la ferme dont on rêve », formule littérale qui risquait de refléter une consonance plutôt irréaliste ; puis nous avons également hésité sur « la ferme utopique » dont l’adjectif peut suggérer une réalisation impossible parce qu’elle n’a jamais encore été tentée. Ou encore « la ferme idéale », la « ferme parfaite ».

Finalement nous avons opté pour la « ferme visionnaire »" en nous référant :

  • a) D’une part à la définition donnée d’un visionnaire, comme une personne qui a su le premier montrer un avenir à toutes les innovations techniques, aussi folles qu’elles aient pu apparaître à ses contemporains.
  • b) D’autre part à la définition du dictionnaire « Le Petit Robert » : Vision : façon de voir, de concevoir un ensemble de choses complexes. Le processus visionnaire est également appliqué au pilotage d’une entreprise, à partir de bases historiques et littéraires, puis soumises à l’épreuve des réalisations dans des entreprises ; Nicolas Ederlé (2000) parlait d’une élaboration « à partir d’une vision partagée vers une représentation co-créée ». Source : www.dauphine.fr/crepa/ArticleCahierRecherche/ Articles/NicolasEderle/niE-art137EP.pdf …

Lire l’article complet sur : http://www.apreis.org/img/OGM/dreamfarm2.pdf

Le concept de départ de Dream Farm : La ferme visionnaire a été par la suite complété et précisé, comme cela décrit dans l’article ci-après auquel nous empruntons quelques extraits.

Développement Durable - Mise à jour concernant la version 2 de la
Ferme Visionnaire ou « Dream Farm 2 »
.

Une version condensée de la Ferme Visionnaire version 2, ou « Dream Farm 2 », les fondements qui étayent ce concept et une mise à jour du sujet avec un projet sur un site potentiel, sont exposés par le Dr. Mae-Wan Ho, traduction, définitions et informations complémentaires en français de Jacques Hallard. Communiqué de presse de l’Institut ISIS en date du 24/07/2006.

En quoi consiste exactement la version 2 de la Ferme Visionnaire ?

« Beaucoup de personnes me demandent ce que représente exactement "la Ferme
Visionnaire version 2« . Il y a plusieurs réponses. Tout d’abord, la »Ferme Visionnaire version 2" est un modèle d’une exploitation intégrée, avec ’zéro-émission’ [de gaz à effets de serre] et de ’zéro-déchet’, qui maximise l’utilisation des énergies renouvelables et transforme les ’déchets’ en nourriture et en ressources énergétiques,
qui permet aussi, de ce fait, d’obvier complètement aux besoins en carburants et en combustibles fossiles.

La « Ferme Visionnaire » est notre réponse à la crise de l’énergie et au changement climatique. Et, plus encore, elle est le microcosme d’une manière différente d’être et de se comporter dans le monde » …

Lire l’article complet sur : http://www.i-sis.org.uk/pdf/DreamFarm2FR.pdf

C’est alors que j’ai repris en 2007 le concept exposé ci-dessus, en le formalisant comme une proposition destinée à des élus, à des personnels administratifs … et à d’autres personnalités d’influence. Plus de 80 contacts ont été pris dans le but de sensibiliser des décideurs à ce genre d’approche, notamment en vue de rencenser un domaine foncier sur lequel un tel projet pourrait être élaboré, mis en place et géré localement. Ce fut l’objet du document ERPV, qui fut suivi de peu d’écho, et que je rappelle ci-dessous.

 « Esquisse d’un avant-projet ERPV, un Espace Rural Patrimonial et Visionnaire »

, par Jacques Hallard

, samedi 21 avril 2007.

L’ERPV est un concept proposé en vue de démontrer la faisabilité de technologies intégrées, éprouvées par ailleurs et disponibles pour un nouveau paradigme en milieu rural. C’est une dénomination provisoire qui désigne un Espace Rural Patrimonial et Visionnaire ou, en anglais, Visionary, Patrimony and Rural Space…
Concrètement, c’est un lieu destiné à démontrer la faisabilité d’un mode de production agricole soucieux de la santé des consommateurs et de la qualité de notre environnement, assurant à la fois la production de nourritures et d’énergies renouvelables et non polluantes, dans l’esprit d’une plus grande autonomie, de la durabilité du système mis en œuvre et d’un partage des connaissances et du savoir-faire dans les divers domaines concernés…
Ce projet ERPV a vocation à être plus qu’une ferme ou une exploitation agricole ordinaire : il s’agit d’un Espace en milieu Rural servant aussi de vitrine pour les énergies renouvelables et l’éco-construction, dans la mesure où il apparaîtra très probablement nécessaire de créer des bâtiments en plus d’un site construit existant, à caractère « patrimonial » (s’il existe et s’il est accessible !).
Ce projet devra être envisagé au niveau international, de façon à pouvoir y inclure les compétences particulières requises pour la collecte des informations dans d’autres pays où l’on a déjà mis en œuvre ce genre d’exploitation agricole intégrée depuis plusieurs décennies, ainsi que des expériences indispensables à prendre en compte pour la mise sur pied du projet, et en retour, pour y véhiculer le concept, la démarche et les réalisations qui en découleront.
L’ERPV est un espace d’accueil pour des activités productrices et marchandes. Il est hors de propos d’envisager une structure supplémentaire de plus que des collectivités territoriales devraient alimenter financièrement pour couvrir les dépenses de fonctionnement. Il s’agit bien de viser et de favoriser la création d’un pôle ou Groupement d’activités nouvelles, dans le secteur marchand, avec des initiatives artisanales et commerciales, économiquement autonomes dans leur mode de gestion et leur rentabilité économique ; ce schéma de fonctionnement reste à préciser avec les opérateurs économiques locaux intéressés par ce projet, les Chambres Consulaires et les Collectivités Territoriales concernées.

L’Espace Rural proposé ici comprendrait en outre des « moyens généraux d’appuis administratifs, juridiques, comptables et fiscaux », mis à disposition des opérateurs individuels, lesquels seraient de véritables entrepreneurs de type TPE (Très Petite entreprise).
L’ERPV est aussi un outil collectif de démonstration et de pédagogie. Une autre partie commune, à fonction de « Documentation, formation, démonstration », constituera une sorte de vitrine, servant à véhiculer les notions de durabilité et exposant concrètement des ateliers autour des techniques et des savoir-faire spécifiques. Cette dernière fonction, également à vocation touristique et pédagogique, servira à constituer une source de recettes à partir d’un billet d’entrée perçu auprès des visiteurs individuels ou groupés…
Lire l’article complet sur : http://yonne.lautre.net/spip.php?article2297

Devant l’état de l’agriculture en Région Provence Alpes Côte-Azur en particulier, avec beaucoup de déprise agricole dans des secteurs de terres fertiles et irriguées, d’une part, et devant la problématique du réchauffement planénataire et des changements climatiques au niveau mondial, d’autre part, l’article présenté ci-après m’a confirmé que les modes d’agriculture devaient aussi se transformer rapidement, et que des solutions étaient à notre portée, mais aussi que tout restait à faire pour répondre à ces défis.

 « L’atténuation des changements climatiques est possible grâce à l’agriculture biologique et à la relocalisation des productions alimentaires »

par Dr.Mae-Wan Ho & Lim Li Ching, traduction de Jacques Hallard, lundi 28 avril 2008.
« Un mode d’agriculture biologique et durable, ainsi qu’une relocalisation des chaînes de production et d’approvisionnement alimentaires, offrent beaucoup de possibilités pour atténuer les changements climatiques, par le biais d’une réduction de l’ordre de 30% des émissions de gaz à effet de serre et d’une réduction d’environ un sixième de l’utilisation mondiale des combustibles et des carburants fossiles », selon Dr. Mae-Wan Ho and Lim Li Ching, traduction de Jacques Hallard. Lundi 28 avril 2008.

Selon le communiqué de presse de l’Institut ISIS en date du 31/01/2008 - L’article original intitulé ‘Mitigating Climate Change through Organic Agriculture’ est accessible sur le site suivant : www.i-sis.org.uk/mitigatingClimateChange.php

L’agriculture industrielle moderne de la « révolution verte » contribue beaucoup au changement climatique. Elle est la principale source de gaz à effet de serre puissants comme le protoxyde d’azote et le méthane ; elle est fortement tributaire de l’utilisation de combustibles fossiles et elle contribue à la sortie de carbone du sol vers l’atmosphère [1] (Feeding the World under Climate Change, SiS 24), particulièrement par la déforestation, afin de dégager davantage de terres disponibles pour les cultures et les plantations. Il est prévu d’accélérer la déforestation alors que les cultures de plantes énergétiques sont en concurrence sur les terres cultivables avec des cultures vivrières. [2] (Biofuels : Biodevastation, Hunger & False Carbon Credits, SiS 33).

Mais ce qui rend notre système alimentaire vraiment insoutenable, ou non durable, c’est bien la prédominance de la mondialisation du commerce des produits qui a abouti à l’intégration de la chaîne d’approvisionnement alimentaire et sa concentration entre les mains de quelques sociétés transnationales. Ceci augmente grandement l’empreinte du carbone et l’intensité énergétique de notre consommation alimentaire ; cela induit de formidables coûts sociaux et d’autres coûts environnementaux… il y a beaucoup de moyens pour atténuer le changement climatique et pour inverser les dégâts en cours, grâce à la possibilité de rendre l’agriculture et le système alimentaire durables dans leur ensemble …
Quelques sous-titres de cet article qui retiennent l’attention : Réduire l’utilisation directe et indirecte de l’énergie en agriculture. L’agriculture biologique présente un meilleur rendement énergétique, principalement parce qu’elle n’utilise pas d’engrais chimiques,
En moyenne, aux États-Unis, environ 2 unités d’énergie fossile sont investies pour la production d’une unité d’énergie dans les cultures. Abaisser les émissions de gaz à effet de serre par d’autres pratiques agricoles. Une agriculture durable permet de compenser le changement climatique en rétablissant la teneur en matière organique des sols, ainsi qu’en réduisant l’érosion des sols et en améliorant la structure physique de ceux-ci.
Réduire la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre grâce à des systèmes alimentaires durables. Potentiel mondial d’atténuation du réchauffement planétaire par l’adoption de systèmes alimentaires biologiques et durables.
Lire l’article complet avec références sur : http://yonne.lautre.net/spip.php?article2826

Nous étions toujours à la recherche d’un site susceptible de recevoir un tel projet. C’est alors qu’une opportunité en matière de foncier a été portée à notre connaissance et s’est présentée à notre portée en zone péri-urbaine d’Avignon 84.
Nous avons alors proposé en novembre 2009 au GRAB et à des élus du Conseil Général du Vaucluse 84 un document que nous avons appelé « Verte Durette » et qui est donné in fine.
Ce document a fait l’objet d’un travail conjoint entre le GRAB et des chercheurs de l’INRA d’Avignon pour aboutir à un document de travail intitulé « Ferme Agroécologique Méditérranéenne ». Une étudiante, basée au GRAB d’Avignon, pendant cinq mois en 2010, est chargée d’examiner la faisabilité d’un tel projet, de relier les partenaires potentiels afin d’aboutir à un document dont les conclusions devraient être soumises au Conseill Général du Vaucluse 84.

Jacques Hallard, Ing. CNAM, consultant indépendant. Adresse : 19 chemin du Malpas 13940 Mollégès. Courriel : jacques.hallard921 orange.fr 31 mai 2010

Remerciements à :

  • Mae-Wan Ho, Directrice de l’ISIS et inspiratrice de cette démarche www.i-sis.org.uk/  ;
  • Léo Dayan, économiste, enseignant à l’Université de Paris I Panthéon Sorbonne, Directeur scientifique et fondateur de l’ EPIC (Expressions, Propositions, Initiatives, Créations) et du réseau APREIS (Acteurs, Pratiques, Recherches Européennes et Internationales pour la Soutenabilité) www.apreis.org/ ,
  • au site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, indépendant de tout parti, géré par Yonne Lautre yonne.lautre.net/, qui produit en ligne certains de nos travaux ;
  • Serge Allègre et Jean-Louis Millet pour leurs contacts avec certains élus,
  • Jocelyne Salavert, facilitatrice,
  • François Warlop et Philippe Gros pour leur écoute bienveillante au cours de notre démarche.

 Esquisse d’un avant-projet « Verte Durette » en Avignon

D’abord, un état des lieux évident au plan général pour orienter la démarche
Des enjeux et des alternatives qui sont à mettre en place d’urgence pour :

  • 1. Atténuer le réchauffement planétaire
  • 2. Réduire les émissions de gaz à effet de serre
  • 3. Pallier à la raréfaction des énergies fossiles
  • 4. Limiter les longs transports des denrées alimentaires
  • 5. Relocaliser les productions agricoles près des consommateurs
  • 6. Réduire les engrais chimiques et les pesticides en agriculture
  • 7. Redynamiser les activités rurales et des ceintures vertes
  • 8. Produire des aliments de qualité, sans résidus de pesticides et micropolluants
  • 9. Réinventer des circuits courts entre producteurs et consommateurs
  • 10. Favoriser les activités de détente autour d’un jardinage convivial

    Quel est l’esprit et la vocation de projet « Verte Durette » ?

    C’est un espace en milieu péri-urbain où seront réunies deux facettes complémentaires d’activités agricoles et socio-économiques, c’est-à-dire une cohabitation en un même lieu d’activités marchandes et d’actvités de loisirs er de détente.
    Concrètement, le site de « La Durette » devient un lieu destiné à démontrer, d’une part, la faisabilité d’un mode de production agricole soucieux de la santé des consommateurs et de la qualité de notre environnement, assurant la production de nourritures, dans une optique de durabilité du système mis en œuvre (convergence de l’économie, du social et de l’écologie), et, d’autre part, d’un renforcement des liens sociaux, avec un partage des connaissances et du savoir-faire dans le domaine du jardinage d’amateur, à la fois activités de détente et d’élaboration de légumes, petits fruits et plantes ornementales à usage familial.

Le projet « Verte Durette » est basé sur l’aménagement d’un espace d’accueil pour des activités à double finalité :

  • d’une part des activités productrices et marchandes : il est hors de propos d’envisager une structure supplémentaire de plus que des collectivités territoriales devraient alimenter financièrement pour couvrir les dépenses de fonctionnement. Il s’agit bien de viser et de favoriser la création d’activités nouvelles, dans le secteur marchand, avec des initiatives agricoles artisanales et commerciales, de type très petite entreprise (TPE), économiquement autonomes dans leur mode de gestion et leur rentabilité économique ; ce schéma de fonctionnement reste à préciser avec les opérateurs économiques intéressés par ce projet, et les structures d’appui existantes : établissements d’enseignements spécialisés, associations de développement d’une agriculture alternatives et écologique, Chambres Consulaires et Collectivités Territoriales concernées.
    La conversion du site proposée ici comprendrait en outre des « moyens généraux d’appuis administratifs, juridiques, comptables et fiscaux », mis à disposition des opérateurs individuels et/ou associatifs, lesquels seraient de véritables entrepreneurs de type TPE (Très Petite Entreprise).
  • d’autre part d’activités sociales : le projet « Verte Durette » fait aussi place à un espace partagé entre familles et/ou associations ; il est aussi un outil collectif de démonstration et de formation à la nature, au jardinage, à l’écologie.
    Une autre partie commune, à fonction de « Documentation, formation, démonstration », constituera une sorte de vitrine, servant à véhiculer les notions de durabilité et proposant concrétement des ateliers et des conférences autour des techniques et des savoir-faire spécifiques à une agriculture et à un jardinage de qualité. On peut aussi envisager que cette dernière fonction soit également à vocation touristique et pédagogique, et puisse constituer, au moins à certaines saisons, une source de recettes à partir d’un billet d’entrée perçu auprès des visiteurs individuels ou groupés.

Il convient d’envisager, dès le départ, au sein d’un groupe d’études, de constituer à cet effet, des coopérations auprès d’antres réalisations d’un type proche ou similaire, ainsi qu’au niveau européen, de manière à s’inscrire dans le cadre de la politique actuelle de l’Union Européenne, quant au maintien d’une agriculture « de proximité » dans les territoires ruraux et péri-urbains et en apportant une grande attention à un développement durable pour protéger l’environnement, afin de pouvoir bénéficier de concours financiers partiels et complémentaires à ceux alloués par les diverses Collectivités Territoriales qui se seront déclarées intéressées. Des partenariats potentiels seront donc à rechercher, tant au niveau régional, que national et européen.

 Mode de fonctionnement proposé pour travailler sur le projet « Verte Durette » 

Il est nécessaire d’habiller cette esquisse avec des partenaires et des personnalités qui accepteront de s’impliquer ou d’accompagner cette démarche.
Durant la période préparatoire, de conception et d’élaboration plus précise de ce futur projet de développement local durable, des personnes ressources qualifiées, puis des partenariats impliqués dans ce travail, vont constituer un Groupe d’Etudes Scientifiques sur les Techniques, l’Information et la Communication = GESTIC *, comprenant divers ateliers spécialisés par secteurs d’activités et domaines de compétence.

Il s’agit, dans un premier temps, d’identifier et de solliciter les personnes ressources qui seront indispensables pour la mise sur pied d’un tel projet puis, par la suite, pour le suivi, le pilotage et le contrôle transparent des réalisations sur le terrain.

GESTIC : ce sigle rappelle le nom Geste = Action d’éclat, exploit. Egalement une allusion au « geste auguste du semeur » préparant de futures récoltes (Victor Hugo).

« Verte Durette » un est un projet structurant avec des opérateurs, publics aussi bien que privés et associatifs, qui désirent s’impliquer dans une démarche de développement local durable et mutualiser leurs compétences et leurs moyens.
Les actions et pratiques sous-tendues ici trouvent leur place dans ce champ relativement nouveau et pas toujours bien compris du développement local durable, qui est longuement développé autour des notions de lien, de lié et de liant.

Pour une bonne compréhension du contexte, on peut se référer à l’étude suivante de Léo Dayan, Professeur d’Economie à l’Université Sorbonne-Panthéon à Paris : Ce que développement durable veut dire - Un nouveau champ scientifique, éthique, esthétique et culturel : le Lien le Lié le Liant qui est consultable sur le site suivant : www.apreis.org/

« Verte Durette » est l’esquisse d’un projet en cours d’élaboration, qui doit constituer le liant dans la démarche proposée, vis-à-vis des différentes parties prenantes, qui se trouveront ainsi liées (ou reliées) à travers cette esquisse. Nous serons alors en état de pouvoir faire émerger une forme collective de réflexion, de travail en commun et puis d’actions qui vont constituer un type d’organisation, à imaginer sur tous les plans et qui constituera une forme de lien, entre les parties prenantes : collectivités territoriales, élus à différents niveaux géographiques et administratifs, professionnels et chambres consulaires concernées, représentants des pouvoirs publics et, bien entendu, des opérateurs économiques privés et des associations qui auront choisi de s’engager dans cette réalisation pour créer notamment des activités rentables et source de valeur et de richesses, contribuant ainsi au développement économique local, sur les bases d’un cahier des charges qui reste à formuler entre les parties prenantes.

 Note préliminaire en vue des participations à solliciter et des contributions futures :

Les termes utilisés ici, de même que les propositions formulées, n’ont d’autre but que de proposer un cadre de réflexion, des axes de travail et des éléments objectifs d’appréciation. Tout cela est destiné à être approprié par les futurs acteurs locaux et par les autorités politiques et administratives, en vue d’un travail collectif ordonné, cohérent et vecteur de réalisations concrètes et de progrès, alliant les aspects économiques, sociaux et écologiques, qui sont les fondements d’un développement durable local vers lequel nous devons tendre. Pour ces raisons, à ce jour, aucun périmètre précis n’est fixé et aucun budget n’est encore associé à la présente version d’esquisse de « Verte Durette » 
Quelles sont les vocations et les composantes possibles de« Verte Durette » ?
Prise en compte des aspects culturels, scientifiques et techniques, voire touristiques :

  • Un lieu de collecte, d’assemblage de connaissances et de savoir-faire, aussi bien traditionnels que d’avant-garde, à l’intention des utilisateurs locaux, mais qui seront également ouverts au public, facilement accessibles et partagés par tous, avec une cellule de documentation et d’accueil des visiteurs.
  • Un lieu et un espace d’accueil et de découverte pour diffuser ces connaissances et ces savoir-faire aussi bien auprès de groupes scolaires, de collégiens et de lycéens, qu’auprès de touristes, soit en groupes organisés (par exemple associations de seniors ou « tour operators »), soit en individuel ou au niveau familial


Prise en compte des aspects économiques et sociaux :

  • Des installations, ateliers et équipements pour l’élaboration de produits alimentaires et leur mise en vente localement et/ou sur une formule d’abonnement valable pour une année de production.
  • Un lieu constituant un point d’achats et d’approvisionnement en produits alimentaires : ventes au panier périodique, ventes en boutique, parcelles de productions pour un mode d’approvisionnement sous la forme de « cueillez-les vous-mêmes », se renouvelant au fil des saisons.
  • Pourquoi pas un lieu de dégustation, de consommations sur place et de restauration rapide dans la catégorie des produits biologiques, autant que possible avec des produits alimentaires récoltés sur le site.
    Donc le projet « Verte Durette » suppose l’installation sur le site d’opérateurs économiques sous la forme de TPE, Très Petites Entreprises, artisanales et commerciales, aussi bien pour des productions alimentaires traditionnelles.
  • Un centre d’accueil pour des formations techniques et pratiques à ces diverses activités, sous différentes formes : apprentissage, formation continue, stage et travaux d’expérimentations et de recherches appliquées, reconversions professionnelles, insertion sociale.
  • Au moins une habitation privative sur le site pour rendre le site vivant et assurer en permanence la sécurité des biens et des installations.

Prise en compte possible des aspects d’aménagement du site et des équipements :

  • Un verger expérimental avec des collections de référence d’arbres fruitiers à noyaux et à pépins, à petits fruits, des parcelles de potagers des quatre saisons avec des variétés de légumes typiques et originales, une parcelle de plantes aromatiques et condimentaires, à des fins de maintien génétique, de productions saisonnières et à usages pédagogiques.
  • Un espace et des équipements pour la récupération des déchets organiques et l’élevage de lombrics pour le compostage.
  • Un ensemble paysager sera conçu et adapté à la nature du sol, à la flore régionale, pour fondre ces installations et ces équipements dans le paysage environnant, pour rendre le cadre de vie et le site d’activités agréable aux visiteurs, pour masquer certaines activités peu attrayantes (compostage) et enfin pour relier harmonieusement entre eux les différents secteurs d’activités.
  • Un espace naturel sera réservé avec un raccordement sécurisé vers la voie de communication terrestre, si possible ombragé en été, pour l’accueil des voitures et surtout des bus de visiteurs et des clients venant s’approvisionner sur place.
  • Un accès facile par la route et en sécurité pour les voitures et surtout pour les bus. Une voie d’accès possible pour les cyclistes serait aussi appréciée.

 Analyse stratégique pour un projet à proposer sur le site de « La Durette » en Avignon

Points forts
Une surface agricole de bonne qualité à convertir, disponible en zone péri-urbaine
Des bâtiments existants à reconvertir en site de distribution de produits élaborés localement
Une position géographique en bordure d’une zone commerciale très accessible
La proximité de structures ressources au plan technique et scientifique (GRAB, INRA…)
Une attente non satisfaite de certains consommateurs pour s’approvisionner en produits sains
Un projet politique clair, soutenant des activités locales qui s’inscrivent dans la durabilité

Points faibles
Une histoire locale jalonnée d’embûches et de piétinements
Pléthore ou absence de projets porteurs d’avenir et viables ?

Opportunités
Un territoire proche d’une zone de prélèvemnts des eaux d’Avignon,
à protéger avec des activités agricoles non polluantes, de type agriculture écologique
Offrir des possibilités d’installation de nouveaux producteurs formés pour le label AB (bio)
Créer un lieu de démonstration de faisabilité de relations entre producteurs et consommateurs.
Offrir une possibilité de parcelles de terrain à organiser en jardins familiaux et/ou partagés
Réserver la possibilité d’actions d’information au jardinage respecteux de l’environnement
Stimuler la création de liens sociaux autour d’un projet de vie saine respecteuse de l’environnement


Défis et risques

Des décideurs réticents à convaincre d’une orientation politique vers des solutions écologiques et alternatives
Des pressions extérieures pour s’opposer à un projet local de circuit court, concurrent des GMS
Une absence de consensus entre les partenaires sur les modalités d’un cahier des charges type AB, assez contraignant
Un enlisement des travaux préparatoires face à des intérêts divergents et/ou partisants
Une molesse des partenaires sociaux, de la société civile, pour s’engager concrètement
Une dificulté à motiver des acteurs dans un cadre défini, ouvert, transparent et plutôt contraignant.
Des partenaires insuffisamment conscients et/ou formés aux enjeux écologiques à considérer

Emetteur : Jacques Hallard, Ing. CNAM, consultant indépendant et bénévole (voir Notice biographique)
Adresse : 19 Chemin du Malpas 13940 Mollégès - Courriel :
jacques.hallard921 orange.fr

  Notice biographique sur Jacques Hallard – Décembre 2009


Jacques Hallard, né en 1938, apprenti jardinier au départ à l’exploitation familiale, s’est ensuite formé aux métiers de l’horticulture à Versailles, aux Pays-Bas, au Danemark et en Allemagne.
Après un intermède de près de trois pour le service militaire à Paris et en Algérie, et tout en travaillant comme technicien dans le secteur privé en amélioration génétique des plantes (Société de semences Vilmorin), il a entrepris des études scientifiques et socioéconomiques avant de devenir en 1970 Ingénieur CNAM [Conservatoire National des Arts et Métiers] avec des certificats de spécialités en agriculture (Jean Dufrénoy), biologie et nutrition (Dr. Jean Trémolières), chimie agricole et biochimie (Jean Lavollay), géologie et hydrogéologie, géographie économique (Mr. le Ministre Juglas), mathématiques appliquées, analyses statistiques, calcul des probabilités et dispositifs expérimentaux), sécurité du travail, économie et organisation industrielle (Jean Fourastié).
Responsable de recherches en création variétale des plantes légumières, notamment sur le haricot et le pois (nombreuses variétés cultivées inscrites au Catalogue Officiel des Espèces Cultivées en France), il a ensuite été responsable d’une filière [orientation et suivi des recherches et des expérimentations, promotion des produits et développement commercial, approvisionnements en semences et contrôle de la qualité des produits] chez les espèces légumes-fruits : tomates, piments, aubergines, melons, courges, pastèques) pour le Groupe Graines Clause, maintenant Groupe Limagrain).
Dans le même temps, il a été chargé de travaux dirigés en Biologie et Nutrition au CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers), chargé de cours auprès de l’Ecole Nationale Supérieure d’Horticulture à Versailles, puis à l’Institut National de l’Horticulture et à la Faculté des Sciences (niveau maîtrise) à Angers.
Puis il a mis en place et dirigé des programmes de formation professionnelle dans des entreprises privées et il a assuré des actions de relations recherche-industrie pour des transferts de biotechnologies, de la recherche publique vers des sociétés du secteur des semences. Il a contribué à l’extension ou à la création ex nihilo de sept centres de recherches appliquées et de développement expérimental et commercial pour des firmes privées opérant dans le secteur de la sélection végétale et des semences.
Il a créé par la suite, en 1989, comme consultant indépendant, une société familiale de recherche et développement sous contrat (Eurl HORTISEM = Hallard Organisaction Recherches Intégrées Systèmes Semences), basée dans le sud-est de la France, notamment sur les espèces végétales légumières (en particulier l’amélioration pour les résistances aux maladies et ennemis des cultures et la qualité des fruits), les semences et les produits alimentaires typiques dits « de terroirs ».
Cette microsociété familiale HORTISEM, (arrêtée en décembre 2001), avait managé également des contrats de recherches financés en partie par l’Union Européenne et impliquant sept partenaires institutionnels et privés répartis dans cinq pays d’Europe.
Jacques Hallard a été actif en France et dans une trentaine de pays, au niveau européen (notamment en Allemagne, aux Pays-Bas, en Italie, en Espagne), aux Etats-Unis, en Argentine, au Chili, en Israël, en Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Tunisie), en Afrique de l’Ouest (Sénégal) et dans plusieurs pays en Asie du Sud-Est dont l’Indonésie, les Philippines et la « Republic of China » Taïwan.
Il a assuré aussi, dans la décennie 1990, la coordination de l’Inventaire du Patrimoine Culinaire de la France (dans le cadre du Conseil National des Arts Culinaires) dans une douzaine de régions françaises, afin de recenser et de mettre en relief les produits alimentaires régionaux dits « de terroirs » en vue de leur promotion commerciale et de leur relance économique. L’action a été par la suite étendue aux pays de l’Union Européenne à 15, sous la dénomination d’ EUROTERROIRS, puis à la Hongrie.
Retraité et consultant indépendant depuis 1998, il s’est orienté sur certains thèmes de recherches :

  • 1. Les Organismes Génétiquement Modifiés ou OGM et la thérapie génique.
  • 2. L’eau et ses propriétés par rapport aux êtres vivants.
  • 3. La nutrition et le rôle de l’alimentation sur l’état de santé.
  • 4. Les modes de production agricole et leurs conséquences sur la santé publique et l’environnement.
  • 5 .Les défis posés aux terriens par le changement climatique et l’épuisement des ressources énergétiques fossiles.
  • 6. Les associations locales de sauvegarde de l’environnement, du traitement des déchets et des énergies alternatives.
  • 7. Les effets des champs électromagnétiques et des ondes radio sur la santé humaine.
    Il donne des exposés, ateliers et séminaires sur ces sujets et il apporte son concours bénévole à des Organisations Non Gouvernementales ou ONG, dont :
    ISIS = Institute of Science in Society, site www.i-sis.org.uk/
    ISP = Independent Science Panel, site : www.indsp.org/ toutes deux basées à Londres
    APREIS, Laboratoire-réseau coopératif mondial, mobile, nomade et flexible sur plate forme numérique, créé en septembre 2003 par le Laboratoire de recherches et d’actions locales pour le développement durable, basée à Paris, site : www.apreis.org/
    Site alternatif et écologiste « Associations solidaires de l’Yonne 89 » accessible sur le site : http://yonne.lautre.net/

Il est également membre d’ATTAC-France et de plusieurs associations locales qui se préoccupent d’écologie, du patrimoine, de la construction de l’Union Européenne, de la vie citoyenne, de l’évolution psychologique individuelle et des relations sociales et interpersonnelles.

Enfin il a apporté sa contribution bénévole à des actions de recherche agronomique participative et de développement rural sur les espèces potagères dans certains pays du Sud-Est asiatique.

Jacques Hallard, Ing. CNAM, consultant indépendant
Adresse : 19 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France
Courriel : jacques.hallard921 orange.fr


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