Yonne Lautre

Philippe Lalik, porteur d’un projet de monnaie complémentaire

jeudi 10 juillet 2014 par Lalik Philippe, Méreau, Rédaction de Yonne Lautre

Entretien réalisé par la Rédaction de Yonne Lautre le 11 mars 2014

 Philippe Lalik, avant de parler du projet de monnaie complémentaire du Gâtinais pour lequel vous oeuvrez, pourriez-vous vous présenter et expliquer votre cheminement jusqu’à ce projet ?

A l’origine de mon engagement dans les années 80, il y a une double indignation et une incompréhension. Indignation devant le saccage du vivant (massacre des baleines, des éléphants, déforestation des forêts tropicales...). Indignation face à la misère et à la faim (En Éthiopie notamment). L’incompréhension vient du fait que ce qui m’affecte ne semble pas troubler outre mesure les personnes que je côtoie dans la vie quotidienne. C’est probablement ce désarroi qui m’amènera à préférer la ’discussion’ avec des auteurs qu’à celle entretenue avec mes congénères !

Je lis à l’époque René Dumont, Konrad Lorenz ou Ivan Illich. Je suis très impressionné par les courbes qui illustrent les fameux travaux du Club de Rome (Les limites de la croissance) et je découvre avec intérêt les travaux de Stanley Milgram et le concept de banalité du mal de Hannah Arendt en visionnant le film ’I comme Icare’.

Je ressens alors, sans en avoir une idée aussi claire qu’aujourd’hui que derrière tout ce qui me désespère se trouvent la domination, le pouvoir et la toute-puissance. Sans rien connaître à l’agriculture, je m’intéresse à la Bio. J’y vois une pratique culturelle avant une pratique culturale. C’est à dire que je suis séduis par le paysan qui coopère avec la nature plutôt que de la soumettre.

Au début des années 90, je vais faire deux rencontres décisives. Rencontre avec Geneviève qui va devenir ma femme. Elle me redonne foi dans l’humanité et me permet de passer de la contestation à la construction de projets beaucoup plus positifs. Rencontre avec l’oeuvre de François Partant. La lecture de sa trilogie (Que la crise s’aggrave, La fin du développement, La ligne d’horizon) me fait prendre conscience que le développement (même durable) n’est pas la solution, mais le problème et aussi qu’il est une nouvelle forme de domination. Je découvre à sa suite Nicholas Georgescu Roegen, Gilbert Rist et Serge Latouche, lequel évoque, entre autres choses, la relocalisation.

Je ne me sens plus du tout à l’aise dans le mouvement écologiste structuré. J’éprouve un sentiment de rejet par rapport à l’évolution des Verts qui participent à l’expérience de la gauche plurielle ou à la structure pyramidale de Greenpeace.

La naissance d’ATTAC au tournant des années 2000 va me relancer. Bien que souvent en désaccord avec ses dirigeants et son conseil scientifique, l’enthousiasme des mobilisations contre l’OMC, les débats qui ont lieu et aussi des rencontres très stimulantes avec des personnes issues de différents milieux font que je m’y sens très à l’aise.

La latitude dont bénéficient les comités locaux va entraîner l’éclosion de nombreuses initiatives.
Dans le Loiret, ATTAC-45 va permettre de lancer l’essaimage des AMAPP (Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne de proximité). L’expérience de relocalisation d’activités économiques est amorcée. Logiquement dans mon esprit, la monnaie locale va s’imposer comme une deuxième étape à franchir.

 Pourquoi faut-il relocaliser l’économie ?

Les raisons sont multiples. La première est écologique, le but étant de réduire notre consommation énergétique. D’autre part, le développement des transports sur de longues distances engendre des émissions phénoménales de gaz à effet de serre. Pour résumer, le but premier est de réduire notre empreinte écologique. Les échanges internationaux augmentent plus vite que la production mondiale. Ce phénomène constitue une aberration énergétique et écologique qu’il faut combattre.

Pour cela, la relocalisation est absolument nécessaire. Il ne s’agit pas de vivre en autarcie mais de faire en sorte que l’économie locale satisfasse une part importante des besoins de la population. Une consommation relocalisée nous empêche d’exporter notre pollution. Habituellement, les conséquences néfastes de notre consommations sont hors de notre regard alors que quand l’économie est relocalisée, nous subissons directement les effets de la production et de la consommation.

Une deuxième raison à trait à la souveraineté alimentaire. Dans le système actuel qui fonctionne à flux tendu, notre autonomie alimentaire est de 3 ou 4 jours. Si un problème quelconque paralysait les transports, les supermarchés seraient vides en quelques jours. En ce sens, nous nous trouvons dans une insécurité alimentaire. La relocalisation de la consommation alimentaire est une assurance contre les interruptions du flux de marchandises qui ne manqueront pas de survenir au cours des années à venir en raison des tensions sur le marché du pétrole. Bien entendu, les échanges entre régions et pays doivent se poursuivre, mais dans des proportions moindres.

Plus globalement, L’idée que je souhaite mettre en avant est celle-ci : Depuis la révolution industrielle, la consommation d’énergie a énormément progressé et le système économique, malgré quelques graves accidents de parcours, a été relativement stable. La consommation moyenne par tête a régulièrement augmenté. Nous sommes entrés, disons depuis 2008, dans une période chaotique à laquelle va succéder une descente généralisée (énergétique, minérale, quantité de nourriture par personne, production par personne...). La période de dissipation maximale de l’énergie, qui correspond à l’ascension du pic [1] a favorisé les grandes structures en particulier les sociétés transnationales. L’environnement naturel, mais aussi économique, social et culturel a été profondément modifié à un tel point que les individus éprouvent de plus en plus de difficultés à s’y adapter. Dans cette phase la concurrence est très vive, la coopération recule, le monde est brutal. Dans quelques années, nous entamerons la descente du pic. Les petites structures seront alors les plus adaptées à cette évolution. La coopération devrait l’emporter sur la compétition [2] (2).

Nous nous situons pour quelques années encore dans une période de transition entre deux phases. Celle où, pour reprendre la formule de Gramsci, l’ancien se meurt et le nouveau ne parvient pas à voir le jour. Cette transition peut engendrer des monstres (systèmes totalitaires, violences compétition exacerbée, revendications identitaires, effondrements économiques, guerres...), c’est pourquoi nous devons inventer des outils pour accompagner le mouvement vers la descente et la préparer. Il nous faut faire le deuil du monde d’avant, celui de l’ascension du pic et tenter de faire accoucher sans trop de douleurs, le monde de la descente du pic. Nous devons favoriser les petites structures et la coopération entre elles et entre les individus. Pour cela l’échelon local, qui est lui aussi une petite structure, est le plus approprié.

 En quoi une monnaie complémentaire locale peut-elle être un outil réel ?

La monnaie complémentaire locale est envisagée comme un outil de coopération qui vise à favoriser les petites structures et plus généralement l’économie du premier étage. Après une vie consacrée à la recherche, le grand historien Fernand Braudel a conclu à l’existence de 3 étages dans l’économie. Au rez-de-chaussée, il y a l’économie de subsistance, fondée sur les relations familiales, de clan... Au premier étage, ou étage centrale, se trouve l’économie de marché locale. Cette économie est à « vue humaine » et concerne les relations de la ville avec sa campagne, les petits commerces, les artisans et petites unités de production. C’est à cet étage que se sont constituées les règles de l’économie de marché au cours des siècles. Au second étage, on trouve l’économie-monde. Avec la distance, le commerçant s’est libéré des surveillances ordinaires liées au voisinage, et a pu augmenter considérablement ses marges. Cette économie est celle qui ne respecte pas les règles, où règne la loi du plus fort. C’est à cet étage que la domination des sociétés transnationales et des empires s’exprime.

Une monnaie locale doit favoriser l’étage qui respecte les règles du jeu, l’étage où se nouent les liens sociaux, ou s’élabore la vie en commun où l’on se respecte et où la loi du plus fort ne l’emporte pas. La monnaie est un outil que les citoyens doivent s’approprier pour y projeter certaines valeurs qu’ils désirent partager. Certaines pratiques productives ou commerciales sont acceptées et d’autres non.

C’est à dire que la relocalisation n’est pas le seul enjeu. Les pratiques des uns et des autres sont importantes. La monnaie, ce n’est pas uniquement du fric, ce peut être aussi un moyen d’échanger selon certains critères. On ne veut pas échanger dans n’importe quelles conditions. La monnaie locale doit oeuvrer pour le remaillage du tissu économique local. Elle doit faire en sorte que les citoyens subissent le moins possible la descente du ’pic de tout’ et favoriser un maximum d’activités très diversifiées. C’est un petit peu le principe des AMAP étendu sous d’autres formes à l’ensemble de l’économie locale.
http://peche-monnaie-locale.fr/
Toutefois, la monnaie locale complémentaire n’est en aucun cas un remède miracle. C’est un outil parmi d’autres. Une idée à retenir est que les institutions qui ont été mises en place lors de l’ascension du pic ne sont pas adaptées pour la descente, c’est d’ailleurs pour cette raison qu’elles vont être de plus en plus contestées, parfois sous de mauvais prétextes. Il en va de la monnaie telle qu’elle fonctionne actuellement comme des autres institutions.

La monnaie locale s’inscrit dans une stratégie de niche. Serge Latouche a défini deux stratégies utilisées par les groupes qui souhaitent fonctionner autrement, ceux qu’on appelle les alternatifs : le créneau et la niche. La stratégie de créneau vise à se positionner sur un segment de marché sur lequel les pratiques sont effectivement différentes du marché classique. Mais ces expériences demeurent à la marge de la société car elles n’ont pas d’incidence sur le fonctionnement du système économique dans lequel les entreprises évoluent. La niche est un concept écologique dans le sens où les êtres vivants d’un écosystème modifient cet écosystème. Selon cette stratégie, l’entreprise alternative est considérée comme un milieu porteur qui doit protéger, entretenir, renforcer et développer des alternatives plus larges et créer des synergies entre elles. Le but d’une stratégie de niche vise à modifier l’environnement économique dans lequel nous évoluons. J’ai constaté que trop souvent, et sans en avoir vraiment conscience, les alternatifs (de type AMAPP par exemple) pratiquaient une stratégie de créneau qui condamne leurs pratiques à demeurer marginales. La monnaie locale est très intéressante car elle peut avoir le pouvoir de modifier l’environnement économique dans lequel les agents évoluent.

 Une monnaie locale, ça fonctionne comment ?

En France, le système qui a été retenu par l’ensemble des monnaies locales est celui des bons.
Dans ce système, un Méreau a une valeur de un euro. Ce système s’apparente à celui des tickets restaurants ou des chèques-vacances. La différence, c’est que le coupon n’est pas à usage unique mais qu’il doit circuler dans l’économie locale.

La monnaie locale est échangée par des prestataires (qui sont en général des entreprises, mais qui peuvent être également des associations voire des municipalités) et des utilisateurs (consommateurs). Les prestataires peuvent (et doivent) l’échanger entre eux. le but étant le remaillage de l’économie locale, on imagine bien un utilisateur payer son pain en Méreaux, le boulanger son meunier, le meunier son céréalier, le céréalier son mécanicien agricole, le mécanicien son maraîcher...

La valeur des Méreaux en circulation est garantie par un dépôt d’une valeur équivalente sur un compte bancaire. C’est à dire que si 30 000 Méreaux sont en circulation, 30 000 Euros seront bloqués sur un compte en banque. Tous les utilisateurs de Méreaux peuvent, en même temps, les convertir en Euros.

Certains groupes mettent en place des monnaies fondantes qui perdent régulièrement de la valeur afin de la faire circuler rapidement. Nous avons souhaité simplifier la vie des utilisateurs et n’avons pas retenu cette option. En revanche pour 100 Euros, un utilisateur aura droit à un bonus et percevra 103 Méreaux. Dans l’autre sens, un prestataire qui échangera 100 Méreaux ne percevra que 95 Euros.

Dans de nombreux endroits, le change entre Euro et monnaie locale s’effectue chez des prestataires (épiciers, paysans...). Nous souhaitons que les banques coopératives et mutualistes soient intégrées à notre projet. Le réseau des banques (caisse d’épargne, banque populaire ou crédit mutuel) favorise la circulation de la monnaie. Et la participation d’institutions financières bien implantées sur le territoire donne une légitimité à la monnaie. D’autre part la monnaie ne doit pas être falsifiable. Des imprimeurs spécialisés fabriqueront donc nos coupons.

Pour les entreprises, les coupons s’enregistrent dans la comptabilité à la valeur de l’Euro de la même manière que les chèques-lire ou les chèques-cadeaux.

La difficulté principale de mon point de vue réside dans le choix des prestataires. Il faut que ceux-ci soient suffisamment nombreux pour que les utilisateurs puissent dépenser facilement la monnaie.
Il faut également que les critères de sélection ne soient pas trop restrictifs mais évolutifs. C’est à dire que nous devons encourager les bonnes pratiques et ne pas fermer la porte à ceux qui ne les ont pas encore. A titre d’exemple, nous prendrons comme prestataires les restaurateurs qui font la cuisine eux-mêmes. Les autres ne pourront pas participer, mais il est évident que s’ils évoluent, nous les accueillerons. Tous les restaurateurs-prestataires ne s’approvisionnent pas localement. Nous souhaitons les amener à des achats locaux. L’offre locale étant insuffisante pour les satisfaire, il faudra encourager l’installation de producteurs.

Concernant les boulangers, nous préférerons soutenir ceux qui font appel à des meuniers locaux. Si on peut faire évoluer ces meuniers vers le bio, on ne s’en privera pas. La monnaie locale doit créer une synergie et des solidarités. Le meunier, en tant qu’utilisateur - tout prestataire est dans sa vie privée un consommateur - sera encouragé, via la monnaie, à acheter ses légumes chez un producteur local.

Le libraire et le photographe, exerçant désormais des professions menacées de disparition, qui seront soutenus par la communauté par le biais de la monnaie iront probablement acheter leur pain chez un boulanger-prestataire et leurs pommes cher un arboriculteur local. Concernant la filière bois, il est possible de soutenir les dernières petites scieries et les scieurs mobiles qui s’approvisionnent auprès de forestiers pratiquant une sylviculture proche de la nature (comme pro Silva) tout comme leurs clients ébénistes et menuisiers.

L’idée, c’est que les filières ne soient pas cloisonnées, que le scieur devienne client du boulanger et que le meunier, s’il a besoin de meuble, l’achète auprès des prestataires issus d’une filière locale et durable... Cette synergie qui peut gagner le coeur de la population fait actuellement défaut. Un outil est nécessaire pour la mettre en oeuvre.

Concrètement, c’est cela la relocalisation. En cherchant des produits toujours moins chers, nous sommes en train de nous asphyxier. La monnaie locale est là pour nous donner de l’air. Cela marchera si nous sommes suffisamment nombreux à jouer le jeu.

Le concept de monnaie locale s’appuie sur le fait que les individus ne se comportent pas de la même manière selon qu’ils se situent dans une dynamique de groupe ou qu’ils soient isolés.

Notre devise est simple : « Je te soutiens, tu me soutiens. »

 Comment vous vous y êtes pris pour construire le Méreau ?

A ce jour, le Méreau est toujours un projet. Nous espérons le concrétiser avant l’été. Nous avons constitué un groupe de travail dont les membres sont essentiellement des personnes engagées dans des AMAPP. Nous sommes dans la phase où nous nous efforçons de convaincre le milieu associatif local de soutenir cette monnaie. Le rôle de la monnaie dans l’économie demeure assez obscur pour beaucoup de gens et c’est une difficulté que nous devons surmonter. Les arguments que nous utilisons sont très divers. Ils peuvent être très simples ou fondés sur des concepts et des stratégies comme ce que je viens de développer. Comme beaucoup d’entreprises humaines, le Méreau repose au départ sur très peu de personnes. Mais le but est de faire en sorte que la monnaie locale ne soit pas une monnaie de militants, une monnaie dirigée par un petit nombre. C’est pourquoi, nous avons introduit le tirage au sort dans les statuts de l’association. La moitié des membres du comité de pilotage sera élue et l’autre moitié tirée au sort. Cet outil doit être véritablement démocratique et ne pas devenir le jouet d’une minorité qui se pense éclairée. Je voudrais saluer au passage le travail effectué par David Petit sans lequel j’aurais renoncé au projet [3] ainsi que le réseau des monnaies locales complémentaire qui est tout à fait remarquable [4].

Il ne faut pas précipiter le mouvement car si la monnaie échoue, c’est que les gens ne sont pas prêts à l’utiliser. Il faut prendre son temps de manière à être en phase avec une fraction suffisante de la population.

 Le Méreau sera-t-il une monnaie sécurisée ou comment allez-vous vous y prendre pour que des faux ’coupons’ ne soient en circulation ?

La fabrication des Méreaux sera professionnelle. Nous ferons appel à un imprimeur qualifié.
En France, la qualité des coupons est équivalente à ce qui existe pour l’Euro. A ma connaissance, les monnaies locales françaises n’ont pas rencontré de problème de cet ordre jusqu’à maintenant. Le fait que les utilisateurs soient obligatoirement adhérents de l’association limite la fraude. Un prestataire peut demander la carte d’adhérent à son client.

Dans un deuxième temps, la circulation des Méreaux sous forme de chèque ou de carte n’est pas exclue. Il existe des e-Chiemgaueur en Bavière, alors pourquoi pas des e-Méreaux ?

 Quelle gestion démocratique sera faite de cette monnaie ?

C’est une question clef. Nous avons passé beaucoup de temps à élaborer un fonctionnement qui soit exemplaire du point de vue de la démocratie. Le comité de pilotage sera composé de 7 à 14 membres, répartis en 3 collèges : le collège des fondateurs (3 à 6 membres), celui des prestataires (2 à 4 membres) et celui des utilisateurs (2 à 4 membres). Au sein de chaque collège la moitié des membres sera élue et l’autre moitié tirée au sort. Il n’y aura pas des gardiens du temple qui décideront dans 10 ans ce qu’il est bon de faire ou ne pas faire.

La recherche du consensus sera privilégié. Mais en cas de vote lors des assemblées générales, une double majorité sera requise : majorité des 2/3 des adhérents sans distinction et majorité des 2/3 obtenue dans au moins deux des trois collèges.

Les votes en assemblée générale seront à bulletin secret. Nous nous référons aux fondements démocratiques qui stipulent que ’l’enjeu est d’assurer que l’électeur exprime un choix profond en empêchant toutes tentatives d’influence que ce soit par intimidation ou subornation.’ Cet aspect est trop souvent oublié dans les associations. Nous considérons que le vote à main levé ne remplit pas les exigences d’une démocratie authentique.

Enfin, nous avons précisé dans les statuts que tout membre de l’association pouvait assister aux réunions du comité de pilotage. Cet usage existe souvent de manière informelle, mais il nous a paru important de le graver dans le marbre afin d’éviter les abus de pouvoir.

Cet aspect démocratique peut paraître contraignant, il est en réalité fondamental. Nous devons plus que jamais faire valoir une grande exigence démocratique et éviter de reproduire une oligarchie même à petit niveau.

 Faudra-t-il créer un ou des emplois pour la gérer et comment seront-ils alors financés ?

Pour le moment, cette option n’a pas été envisagée. Le fait que des banques soient impliquées dans la circulation de la monnaie devrait nous en dispenser.

 Peut-on encore rejoindre le groupe initiateur et si oui, comment ?

Oui, il est tout à fait possible de rejoindre le groupe, pour cela, il suffit de se rendre sur notre blog
http://mereaudugatinais.blog4ever.com/ et d’envoyer un message dans la rubrique contact.

[1Voir les courbes du Club de Rome mises à jour par Turner. http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=879

[2En biologie, ces phases se nomment « sélection K » et « sélection r » Pour plus détail, voir le formidable livre de François Roddier : Thermodynamique de l’évolution.


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