Yonne Lautre

’La Durette’, une ferme pilote en écologie dans la ceinture verte d’Avignon

mercredi 8 octobre 2014 par Hallard Jacques

ISIAS Agriculture urbaine et périurbaine

Inauguration de ’La Durette’, une ferme pilote en écologie dans la ceinture verte d’Avignon

Des techniques et des pratiques empruntées à l’agriculture biologique, à l’agro-écologie et à l’agroforesterie pour une production de saison, avec des espèces fruitières et maraîchères associées, et du petit élevage, en vue d’une distribution locale en circuit court. Une action exemplaire de la société civile aboutissant à une coopération transdisciplinaire et multipolaire, en liaison avec les autorités territoriales, avec de nombreux partenaires scientifiques, techniques, des professionnels et de généreux donateurs, pour une mise en valeur d’une terre cultivable située en zone périurbaine de la ville. Le projet a été construit afin d’assurer une activité de production agricole économiquement rentable, servant en même temps de base d’appui pour des activités contractuelles de recherche et d’expérimentation, de formation professionnelle et de démonstration de faisabilité. Lors de la conception du projet, il a été accordé une grande attention au maintien d’une grande biodiversité sur le site, à une limitation des pollutions dues aux intrants (engrais azotés et pesticides divers) et à une empreinte écologique aussi faible que possible.

Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM – Site ISIAS – 07 octobre 2014

Sommaire

18 références avec des textes introductifs détaillés sont disponibles ici


  • Passage des idées et des propositions à une réalisation concrète
    Dans le secteur périurbain d’Avignon, en bordure de la route nationale N°7 et à proximité d’une grande zone d’activités commerciales, d’une part, et d’un périmètre de captage des eaux pour la ville, d’autre part, une initiative citoyenne formulée voici environ sept années, vient de se concrétiser par l’inauguration d’une ferme pilote qui sera gérée sur le mode de l’agro-écologie et de l’agroforesterie [1]..

C’est l’aboutissement d’analyses, de réflexions et de propositions dont la petite histoire avait été résumée dans un article de 2011, à partir du concept de ‘Ferme Visionnaire’, esquissé dans un avant-projet plus vaste dénommé ‘Espace Rural Patrimonial et Visionnaire’ ou ERPV et proposé dans le document ‘Verte Durette’ pour lancer une démarche d’agriculture périurbaine sur un site disponible à priori. [Voir les détails à partir de la référence 2].


  • De multiples compétences agrégées autour d’un porteur de projet
    Le porteur de projet, le ‘Groupe de Recherche en Agriculture Biologique’ ou GRAB [Voir référence 3], s’était saisi de la démarche innovante et de la formulation concrète sur un terrain appartenant au Conseil Général du Vaucluse 84, jouxtant une propriété issue d’une célèbre famille avignonnaise (Aubanel, qui est aussi en rapport avec un hôtel particulier du centre ville d’Avignon) et dont les bâtiments sont répertoriés dans le cadre des ‘Monuments Historiques’ [Voir référence 4].

L’originalité de la démarche réside dans le fait que de nombreux partenaires ont coopéré à l’élaboration du projet, en particulier un groupe d’agriculteurs qui avait été sollicité pour ce projet d’une ferme pilote conduite en agroforesterie, c’est-à-dire avec une association d’arbres fruitiers et de légumes sur le domaine cultivé. Il s’agissait d’une piste de travail qui est encore très peu explorée mais qui semble prometteuse pour l’adaptation de l’agriculture périurbaine en particulier, aux futurs défis d’ordre agronomiques, économiques et écologiques. Le fait d’impliquer un groupe de producteurs travaillant en agriculture biologique, a permis de bénéficier de leur expérience de terrain, tout en s’assurant que le projet correspondra à terme à l’attente des agriculteurs de ce secteur de productions agricoles [Voir référence 5].


  • Des soutiens financiers nécessaires pour préciser les orientations
    Une autre caractéristique du déroulement pas-à-pas du projet, concerne la recherche de partenariats financiers aux différentes étapes de l’avancement. L’animation du groupe d’agriculteurs, par exemple, a reçu le soutien financier de la Fondation de France, grâce à sa procédure ‘Un Monde par Tous’ qui s’appuie sur la Déclaration universelle des droits de l’homme : elle soutient en particulier des actions qui favorisent le dialogue et les échanges entre les êtres humains, en favorisant ainsi l’émergence des initiatives et de la créativité, dans le but de promouvoir la contribution collective à un développement durable, c’est-à-dire à un monde viable, vivable et équitable pour tous [Voir référence 6].

Dès le départ, de nombreux partenaires scientifiques et techniques ont été sollicités afin de bénéficier de compétences variées et complémentaires. L’élaboration des futurs systèmes agricoles doit reposer sur une approche prospective qui puisse anticiper les futures pratiques agricoles en vue d’arriver à une meilleure gestion des sols, des eaux, des paysages et de l’énergie.

La formulation scientifique a consisté à examiner si la biodiversité pouvait être le moteur d’un système agricole méditerranéen résilient, à partir des productions associées : arboricoles, maraîchères et viticoles avec le raisin de table, et éventuellement la production de petits fruits rouges et du petit élevage (par exemple des poules pondeuses).

Quatre types d’activités ont été définis : la gestion d’un terrain de recherche expérimentale, une production rentable en agriculture biologique, une structure servant de terrain de formation et de démonstration pour diffuser les innovations auprès des agriculteurs, des scientifiques et de la population locale. « Ce projet poursuit plusieurs objectifs ambitieux : dans le souci d’être réaliste, il se veut progressif en intégrant graduellement les nouvelles activités » [Voir référence 7].

Le projet a été nourri par une étude scientifique de faisabilité, d’une durée de deux ans, avec le concours d’un chercheur post-doctorant auprès du GRAB. Ce travail avait été dénommé « Conception de systèmes maraîchers agro-forestiers et de vergers diversifiés durables » et il avait bénéficié d’un financement de la Fondation de France [Voir référence 8].

Enfin le projet a pu également bénéficier de l’appui financier de la Fondation Véolia qui a participé plus particulièrement à la remise en état et aux aménagements des bâtiments, au système d’irrigation des parcelles agricoles existantes, ainsi qu’à l’acquisition du matériel d’exploitation. Le parrain du financement avait bien souligné la nature innovante de la démarche, de même que l’utilité sociale, mais sans négliger la nécessaire rentabilité économique, le tout reposant sur un réseau de divers professionnels et des partenaires compétents et bien structurés [Voir référence 9].


  • En phase avec les recommandations des agences de l’ONU et des scientifiques
    Il faut remarquer que l’orientation initiale du projet Durette se référait spécifiquement aux techniques et aux pratiques de l’agriculture biologique, qui est à la base de l’organisation du GRAB. Un document de travail émanant de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED) nous avait averti qu’un changement rapide et significatif de l’agriculture conventionnelle, industrialisée et conduite en monocultures, vers des systèmes de production agricole durable, était indispensable [Voir
    référence 10].

Par ailleurs, en partant d’une étude portant sur 293 exemples, une équipe de chercheurs américains avaient fait la démonstration que l’agriculture biologique pouvait largement alimenter le monde en donnant des rendements qui sont en gros comparables à ceux de l’agriculture conventionnelle dans les pays développés, d’une part, et des rendements beaucoup plus élevés dans les pays en voie de développement, d’autre part. [Voir référence 11].


  • L’agro-écologie et l’agroforesterie prennent place dans la politique agricole en France
    Ainsi, le projet Durette à pris place dans le cadre du mode d’agriculture biologique et la notion d’agro-écologie fut ensuite approfondie. Ce projet paraît donc aujourd’hui en parfaite adéquation avec la politique agricole de la France qui vient d’être énoncée le 20 février 2014 par le ministre sous le titre « 10 clés pour comprendre l’écologie » [Voir référence 12]. Puis, lors du mûrissement du projet Durette, c’est l’appellation d’agroforesterie qui s’est substituée à celle d’agro-écologie. Le concept d’agroforesterie prend actuellement sa place dans le paysage agricole français et des articles en rapport sont disponibles dans une sélection d’articles [Voir référence 13].

La démarche du GRAB et de ses partenaires s’est alors insérée dans un projet officiel français plus large : le‘CASDAR 2014-2016’ qui est une opération financée par le Ministère de l’Agriculture et qui associe 16 partenaires parmi des acteurs de la recherche, du développement et de la formation. C’est donc dans ce contexte qu’est né le concept d’agroforesterie maraichère dénommé SMART (Systèmes Mixtes Agroforestiers : création de Références Techniques et économiques) [Voir référence 14].

Tous les détails du projet ‘Durette’ sont indiqués dans un document du GRAB d’octobre 2013 qui donne : les enjeux, la ‘fermoscopie’ d’une projection en 2020, la description du domaine et sa problématique, ainsi que la démarche suivie et les nombreux partenariats impliqués. Le contact est : Julien Ronzon – GRAB 07.50.53.15.71 Courriel : julien.ronzon grab.fr (Lire la plaquette avec la référence 15].


  • D’autres modes de formation et de production avec l’agriculture paysanne

Parallèlement, une initiative est à souligner en région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) : elle concerne une proposition faite pour faciliter l’installation d’éco-paysans à travers un ‘parcours innovant’ mis en place avec le concours des CFFPA du Vaucluse et d’Aix-Valabre (Bouches-du-Rhône), de ‘Bio de Provence’, de l’ADEAR 13, de l’ADEAR 84 et de l’APTE (Association pour la Promotion des Techniques Ecologiques). [Voir référence 16].

La notion d’éco-paysan correspond à une charte écrite par la Confédération Paysanne  : « L’Agriculture Paysanne doit permettre à un maximum de paysans répartis sur tout le territoire de vivre décemment de leur métier en produisant sur des exploitations à taille humaine une alimentation saine et de qualité, sans remettre en cause les ressources naturelles de demain. Elle doit participer avec les citoyens à rendre le milieu rural vivant dans un cadre de vie apprécié par tous. ». Tous les détails sont accessibles sur le site : {{}}http://www.confederationpaysanne-pdl.fr/Qu-est-ce-que-l-agriculture-paysanne.

Il va de soi que la formation et l’accompagnement des éco-paysans trouve sa place en milieu rural. Mais il y a également des opportunités à saisir et à initier dans les zones urbaines et périurbaines avec des projets innovants pour une agriculture plus autonome, plus respectueuses de l’environnement et pour faciliter l’insertion de citoyens volontaires dans des activités productrices et les faire sortir du chômage.


  • Une invitation à étendre cette ingénierie dans d’autres zones périurbaines
    Les collectivités territoriales ont un rôle à jouer en la matière en favorisant l’accès à un foncier dédié à cette forme d’agriculture et une structure peut être sollicitée par y parvenir ; il s’agit de ‘Terre de liens’ qui précise ainsi sa vocation : « Et si vous faisiez pousser des fermes partout en France » ; il s’agit d’un mouvement né en 2003, à partir de la convergence de plusieurs mouvements liant l’éducation populaire, l’agriculture biologique et biodynamique, la finance éthique, l’économie solidaire et le développement rural. Toutes les actions de ce mouvement dans diverses régions françaises sont à découvrir [Voir référence 17].

Un certain nombre d’études et de réalisations ont déjà trouvé place dans différents pays et régions en France notamment. Nous procédons en parallèle à une compilation d’informations sur l’agriculture urbaine et périurbaine et de nombreux exemples avec toutes les références qui peuvent d’ores et déjà être consultées sur le sujet à partir de notre site ISIAS [Voir référence 18].


Conclusion

Le lancement de la ferme pilote de la Durette en Avignon constitue un bon exercice de style pour reproduire ailleurs ce genre d’innovation pour une agriculture durable, soucieuse de la santé des populations et de leur environnement.

La voie choisie avec l’agroforesterie (fruits et légumes), avec du petit élevage sera à évaluer au cours du temps pour en ajuster les conditions optimales d’exploitation. Il faudra toutefois considérer que la surface agricole utile disponible sur le domaine est limitée et un objectif serait d’examiner les possibilités d’une extension sur le pourtour du domaine.

Tous les paramètres souhaitables n’ont pas pu être pris en compte pour initier et mettre en route le projet le plus rapidement possible. Les améliorations futures pourraient consister à étudier les possibilités de recyclage des matières organiques, non seulement à travers le compostage des déchets d’exploitation, mais aussi avec une unité de bio-méthanisation (digesteur anaérobie) qui pourrait recevoir d’autres matières fermentescibles (déchets verts de l’agro-industrie locale et des déchetteries des municipalités voisines, ainsi que les huiles de friture usagées récupérées aux alentours auprès des divers restaurateurs), toutes matières qui sont susceptibles de fournir sur la ferme une source d’énergie renouvelable avec le biogaz produit.

Enfin, serait-il si utopique d’imaginer que si un jour le logement de l’exploitant pouvait être assuré sur place, en permettant ainsi d’apporter les soins nécessaires un animal de trait, il serait alors envisageable de remplacer le tracteur agricole, utilisateur d’énergie fossile - toujours plus rare et donc plus chère, par une traction animale avec le matériel adapté ?

Une telle option viendrait renforcer la démonstration de faisabilité d’une exploitation agricole encore plus autonome en intrants : en particulier une réduction de l’apport de fertilisants azotés de synthèse et plus de dépendance envers le gasoil comme carburant !


Références :

Date / Horaires : 22 sept 2014 - 15:00 - 18:00 – Lieu : GRAB – Categorie : Réunions Visites - Inauguration précédée d’une réunion sur les enjeux de l’agroforesterie au GRAB à Avignon. >> Plus d’infos - Source : http://www.grab.fr/evenements/inauguration-de-la-durette


  • « Petite histoire d’une proposition : ‘Dream Farm’, Ferme Visionnaire », vendredi 15 juillet 2011 par Hallard Jacques
     Sommaire 

J’ai été personnellement sensibilisé vers le milieu des années 2000 par différents articles de l’Institut de la Science dans la Société, ISIS basé à Londres, qui, dans une approche transversale, traitaient à la fois du climat, de l’énergie, de l’agriculture et de l’alimentation … ainsi que d’économie et de durabilité. La notion de ‘Dream Farm’ : La ferme visionnaire a notamment été exprimée à cette période, comme cela est rapporté dans l’article ci-après.

Dream Farm’ : La ferme visionnaire – Une proposition - Comment faire face au changement climatique et imaginer l’économie après la fin des combustibles et carburants fossiles. Article de Dr. Mae-Wan Ho, ISIS, traduction, définitions et compléments d’information par Jacques Hallard.

Article complet sur le site : http://www.isias.lautre.net/spip.php?article3


  • GRAB - Maison de la Bio – 255 chemin de la Castelette - BP 11283 - 84 911 Avignon Cédex 9 - Tél. +33 4 90 84 07 70 - fax +33 4 90 84 00 37 - www.grab.fr
    « Une station unique en France transversale, multirégionale et multi-filières, dédiée à l’expérimentation en agriculture biologique, au carrefour des problématiques agronomiques, économiques et environnementales. En 33 ans, le GRAB a fortement contribué au développement des productions végétales en agriculture biologique. Ses compétences, la qualité et l’utilité de ses résultats sont reconnues au niveau régional, national et désormais également au niveau européen. Association loi 1901 créée en 1979

Les adhérents sont des agriculteurs ‘bio’ ou des personnes morales. L’association est reconnue d’« intérêt général depuis 2004 et agréée « Entreprise Solidaire » depuis 2010.

Finalité du GRAB redéfinie par le Conseil d’Administration en 2009 »…

« Améliorer les pratiques et les techniques de l’agriculture biologique pour répondre aux enjeux planétaires : alimentation d’une population croissante, adaptation aux changements climatiques, raréfaction des énergies fossiles, épuisement des écosystèmes, santé des êtres vivants et durabilité de l’agriculture ».

« Favoriser l’utilisation de ces connaissances et de ces innovations par l’ensemble des agriculteurs. Trois Missions pour 3 filières végétales : recherche – expérimentation, diffusion – formation – démonstration, expertise en arboriculture, oléiculture, maraîchage et viticulture. Trois régions d’expérimentation : valorisation et expertise nationales et européennes ; expérimentation : Bassin Rhône Méditerranée ; valorisation, formation et expertise locale, nationale et européenne ».

« Une gouvernance professionnelle ouverte, à majorité constituée d’agriculteurs bio, le Conseil d’Administration est aussi ouvert à la Recherche (INRA, Université d’Avignon), à la Formation (Enseignement), au Développement (Chambre Régionale d’Agriculture, Fédération bio) et vers l’aval (distributeur). Une équipe compétente et réactive : 15 salariés aux compétences techniques et scientifiques reconnues que ce soit sur les filières ou sur des thématiques transversales (Phytothérapie, Fertilité des sols, Produits alternatifs, Biodiversité fonctionnelle, Gestion des équilibres, Agroforesterie, Politique de recherche-Expérimentation) ».

« Des partenariats diversifiés. Les partenaires du GRAB sont nombreux dans les domaines techniques, scientifiques et la diffusion. Ils se matérialisent par la participation à des projets communs, à des groupes de travail, à des conseils d’administration d’autres stations, aux instances de coordination des expérimentations... Ces partenariats se font à différentes échelles : régionales, nationale ou européennes. Le GRAB est membre du collège expérimentation de l’Institut Technique de l’Agriculture Bio (ITAB)… »

Extrait du document faisant suite à l’Assemblée Générale du GRAB tenue le 2 mars 2014

Informations complètes à découvrir sur le site suivant : http://www.grab.fr/wp-content/uploads/2014/02/Rapport_2013_Orientation_GRAB_web1.pdf


  • Domaine de la Durette, à Montfavet en Avignon
    Informations sur le monument historique Domaine de la Durette, à Montfavet à Avignon. Le monument ’Domaine de la Durette, à Montfavet en Avignon’ est une propriété privée. Ce monument fait partie du recensement d’immeubles sous la référence PA84000002. Ce monument date du 18e siècle et fait partie des 20 constructions répertoriées d’Avignon.
Informations sur ’Domaine de la Durette, à Montfavet’
Nom du monument : Domaine de la Durette, à Montfavet Avignon (PA84000002)
Localisation : Provence-Alpes-Côte d’Azur , Vaucluse , Avignon
Recensement : recensement immeubles MH
Propriétaire : propriété privée
Lieu exact : Marseille (route de) 1790
Affectation :
Informations : Façades et toitures de la maison de maître et des anciens communs, chapelle, parc paysager, cour des anciens communs, murs de clôture et leurs portails (cad. BZ 148, 150) : inscription par arrêté du 2 août 1996

© Base Mériméee Monuments historiques. Source : http://www.mairie.biz/mn+domaine-de-la-durette--a-montfavet+avignon+39109.html

La 2ème réunion du groupe d’agriculteurs pour le projet de ferme pilote de la Durette s’est tenue le 13 juillet 2014 à Avignon. Ce groupe a été constitué en juin 2011 pour participer à la mise en place de laferme pilote conduite en agroforesterie avec association d’arbres fruitiers et de légumes. Cette piste de travail encore très peu explorée semble prometteuse pour l’adaptation de l’agriculture aux défis de demain. Porté par plusieurs partenaires, le projet a bien avancé et devrait être implanté sur le site de la Durette à Avignon.

Le GRAB et l’INRA avec les autres partenaires du projet travaillent activement à la conception de ces systèmes de production en étudiant les différentes pistes possibles pour concilier les aspects agronomiques, écologiques et économiques. L’implication du groupe d’agriculteurs dans cette conception permet de bénéficier de leur expérience et de garantir qu’elle réponde à leurs besoins. Dès le départ une réflexion a été lancée pour insérer des expérimentations en réseau chez les agriculteurs du groupe.

Le GRAB a reçu un soutien spécifique de la Fondation ‘Un Monde par Tous’ pour l’animation de ce groupe d’agriculteurs dans le projet Durette. Qu’elle en soit ici remerciée.

Accueil / Nos recherches / Systèmes et Itinéraires / Agroforesterie – Source :

http://www.grab.fr/ferme-pilote-durette-groupe-agriculteurs-13-juillet-3089

Bas du formulaire

  • {{}}
    Un monde par tous’ sous l’égide de la Fondation de France –
    Objet : « Vise à la réalisation des objectifs de la Déclaration universelle des droits de l’homme et, plus particulièrement, entreprend et soutient : des actions favorisant le dialogue et l’échange entre les hommes, les sociétés, les peuples, en particulier en situation de conflit ; des recherches favorisant l’émergence des énergies et des potentiels créatifs de ceux qui souffrent de situations d’exclusion afin de promouvoir la construction d’un monde par tous … ».

Accueil - La Fondation de France- Fonds et fondations sous égide> Source : http://www.fondationdefrance.org/La-Fondation-de-France/Fonds-et-fondations-sous-egide/Toutes-les-fondations/Un-monde-par-tous


  • « Elaborer les systèmes agricoles de demain – Projet Durette » - 29 avr 2011
    Dans le cadre de son plan stratégique GRAB 2020, plusieurs idées de projet de recherche ont émergé pour répondre à l’objectif d’élaborer les systèmes agricoles de demain. Le projet dit « Durette », car situé sur ce lieu-dit dans la ceinture verte d’Avignon, s’inscrit dans cette démarche. En cours d’élaboration, il réunit de nombreux partenaires aux compétences complémentaires.

L’agriculture est dans un contexte de remise en question des pratiques et des systèmes agricoles face aux dégradations socio-économiques et environnementales. L’élaboration de systèmes agricoles innovants doit répondre de façon prospective à une meilleure gestion des sols, des eaux, des paysages, de l’énergie mais aussi à la préservation des savoir-faire en intégrant les avancées agronomiques et la situation socio-économique des agriculteurs.

L’objectif du projet est d’expérimenter un système agricole agro-écologique et méditerranéen complet répondant à ces nouveaux défis environnementaux et socio-économiques, tout en valorisant la zone périurbaine avignonnaise.

La problématique scientifique à laquelle le système doit répondre est : « Comment la biodiversité peut être le moteur d’un système agricole méditerranéen résilient ». Ce système de production reposera principalement sur les piliers de l’agriculture méditerranéenne à savoir l’arboriculture, le maraîchage, et la viticulture (raisin de table).

Le projet se matérialisera au travers de quatre pôles d’activité étroitement liés.

  • Le système agricole agro-écologique et méditerranéen sera un terrain de recherche expérimentale pour les partenaires scientifiques souhaitant valider des hypothèses de travail sur les cultures en place et leurs diverses associations à l’échelle de l’ensemble du système. La question de l’organisation du travail pour gérer la biodiversité sera cruciale.
  • La production en agriculture biologique associera l’arboriculture, le maraîchage, la viticulture et le petit élevage, de façon innovante sur les principes de l’agroforesterie, pour développer les services éco-systémiques rendus par chacun des systèmes. Pour être probant, la rentabilité économique restera un facteur prépondérant dans les choix techniques.
  • Dans le souci d’accompagner les producteurs dans la mise en place ou la conversion de leur exploitation, la ferme agro-écologique méditerranéenne sera un terrain de formation pour les producteurs, au travers de la création d’une pépinière d’entreprises agricoles, mais aussi pour les étudiants.
  • Enfin, pour présenter les techniques d’innovation agroécologique et les résultats de recherches, le site aura des activités démonstratives pour diffuser les innovations aux agriculteurs, aux scientifiques et au public du secteur.
    Ce projet poursuit plusieurs objectifs ambitieux : dans le souci d’être réaliste, il se veut progressif en intégrant graduellement les nouvelles activités.

En savoir plus : >> projet-Durette_UneFermeAgroecologique Octobre 2013 - Accueil / Nos recherches / Systèmes et Itinéraires / Agroforesterie

Source : : http://www.grab.fr/durette-2206


Contexte

En Europe, l’intensification de l’agriculture, même si elle a permis une augmentation des rendements, a eu un impact important sur l’environnement et la santé. Dans la perspective de systèmes plus raisonnés, l’Union européenne a fixé un objectif de réduction de 50% des apports en intrants, produits phytosanitaires utilisés notamment à titre d’engrais.

L’agroforesterie, cette association d’arbres et de cultures annuelles comme les céréales, le maraîchage ou le pâturage, est une réponse envisageable. On a ainsi pu constater que la présence de certaines plantes maraîchère ou de petit élevage pouvaient par exemple améliorer la qualité des sols des vergers ou la qualité des fruits produits. Mais pour le moment, aucune étude n’a été effectuée pour en mesurer précisément les bénéfices ou en évaluer la rentabilité. C’est sur ces points d’analyse que se tournent les recherches du post-doctorant André Sieffert au sein du GRAB (Groupe de recherche en agriculture biologique).


Projet

L’étude d’André Sieffert porte sur la faisabilité de vergers diversifiés dans les systèmes de cultures d’Europe occidentale, en particulier dans les régions méditerranéennes. Ses trois aspects principaux sont le recensement des différentes connaissances sur le sujet, une identification des méthodes et critères de conception et d’évaluation des modes de culture, et enfin, le développement de solutions concrètes. Le projet débute par une vaste synthèse bibliographique qui doit permettre d’identifier précisément les pratiques déjà en place et leurs évolutions possibles. Ce travail permettra de dégager les atouts et contraintes des systèmes agro-forestiers et de proposer différents scenarii de faisabilité. Une large part de l’étude sera menée sur le terrain avec la création d’une ferme pilote, la ferme de la Durette, située près d’Avignon. Cette exploitation agricole tenue par des agriculteurs autonomes servira de terrain d’expérimentation pour les chercheurs qui testent ainsi en réel la validité de cette nouvelle approche. Ce lieu est mis en place à partir d’expérimentations déjà menées en France et à l’étranger.


Implication de la Fondation de France

André Sieffert bénéficie du soutien de la Fondation de France à hauteur de 96.000 euros sur une durée de deux ans pour démarrer l’installation de la ferme pilote.


Résultats

Le projet a démarré en septembre 2011. Un large travail bibliographique a déjà été effectué et l’attribution du terrain de la ferme de la Durette est en cours. 

« Dans le cadre de nos recherches, le projet pilote de la ferme de la Durette est une démarche totalement originale. A ma connaissance, elle sera en effet la première ferme maraîchère biologique de l’INRA ! Sur six hectares, seront associés des fruitiers, des légumes, des petits fruits rouges, des haies champêtres. Projet de longue haleine, cette ferme sera à la fois un site de production biologique, un terrain de recherche pour les scientifiques, un terrain de formation pour les candidats à l’installation en Agriculture Biologique, et enfin, un site de démonstration professionnelle, présentant des techniques innovantes en agro écologie  » explique André Sieffert, Post doctorant et responsable du projet.

 
Projet soutenu : Conception de systèmes maraîchers agro-forestiers et de vergers diversifiés durables/ Ferme pilote Durette.

Télécharger la fiche Exemple de projet soutenu [PDF]

Télécharger la plaquette 2014 des programmes de la Fondation de France.

Accueil > Nos Actions> Développer la connaissance> Recherche en environnement

Source : http://www.fondationdefrance.org/Nos-Actions/Developper-la-connaissance/Recherche/Recherche-en-environnement/Les-systemes-agricoles-de-demain

« Le Groupe de Recherche en Agriculture Biologique [GRAB] crée à deux pas d’Avignon une ferme pilote agro-écologique destinée à diffuser sur toute la région les meilleures techniques pour une agriculture biologique durable.

Créé par des agriculteurs et un chercheur pionniers il y a plus de 30 ans, le Groupe de Recherche en Agriculture Biologique (GRAB) s’est fixé pour objectif d’améliorer les pratiques et les techniques de production en agriculture biologique, pour répondre aux nouveaux enjeux planétaires (alimentation d’une population croissante, adaptation aux changements climatiques, raréfaction des énergies fossiles, épuisement des écosystèmes, santé des êtres vivants et durabilité de l’agriculture) et de favoriser l’utilisation de ses connaissances et de ses innovations par l’ensemble des agriculteurs ».

Innovation, utilité sociale et rentabilité économique

« Avec sa ferme agroécologique du domaine de la Durette, une propriété du Conseil général de Vaucluse située aux portes d’Avignon, le GRAB expérimente un système agricole autour de quatre pôles d’activité étroitement liés : une exploitation biologique, un terrain de recherche expérimentale, un centre de formation professionnelle agricole et de sensibilisation pour le grand public ».

« Portée en partenariat notamment avec l’INRA, la Chambre d’Agriculture du Vaucluse, l’Université d’Avignon et l’Institut Technique de l’Agriculture Biologique, cette ferme pilote est basée sur le champ captant de la Saignonne qui sert à l’alimentation en eau potable du Grand Avignon ».

« Débuté depuis 2010, le projet s’inscrit sur le moyen terme (15 ans), avec des plantations en 2013, des premiers résultats en 2014 pour les cultures annuelles et en 2016 pour les cultures pérennes. Le pôle économique et social associe de façon innovante l’arboriculture, le maraîchage, la viticulture et le petit élevage, sur les principes de l’agroforesterie, pour développer les services éco-systémiques rendus par chacune des activités. L’objectif de rentabilité économique est un facteur prépondérant dans les choix techniques. Le nombre d’emploi créé est estimé à cinq équivalents temps plein ».

Recherche, formation et sensibilisation

« La ferme est un terrain de recherche expérimentale pour les partenaires scientifiques souhaitant valider des hypothèses de travail sur les cultures en place et leurs diverses associations à l’échelle de l’ensemble du système. Elle est également un lieu de formation pour les producteurs souhaitant créer ou convertir leur exploitation en bio, à travers de la création d’une pépinière d’entreprises agricoles, mais aussi pour les étudiants agricoles. Les résultats de ses recherches sont présentés lors d’activités démonstratrices pour diffuser les innovations au grand public ».

Un réseau professionnel et des partenaires compétents et structurés

« A terme, la gouvernance du projet pourrait être confiée à une structure de type associative issue du comité de pilotage, constitué en 2010, qui réunit tous les partenaires mobilisés autour du projet ainsi que des acteurs locaux actifs dans l’agroécologie. En attendant, une cellule technique, regroupant exploitants agricoles, expérimentateurs et chercheurs, est l’instance de coordination pour le pilotage des décisions ».

« Un groupe d’agriculteurs référents (10 maraîchers et arboriculteurs) a été créé en 2011 pour valider les systèmes de culture et suivre périodiquement leur évolution. La gestion des productions et leur commercialisation est confiée à un groupement agricole ad hoc ».

« Différents partenaires sont chargés de l’étude et du suivi économique : la Chambre d’Agriculture, qui accompagne notamment les jeunes agriculteurs s’installant en bio et les projets de conversion, Bio de Provence, qui fédère les groupements bio de la région, et le Pôle Européen d’Innovation Fruits et Légumes (PEIFL). Labellisé pôle de compétitivité en 2005, le PEIFL intervient en particulier pour son expertise sur le montage de financements recherche / entreprise ».

« Aux côtés de la Communauté d’Agglomération du Grand Avignon, de la Fondation de France et du Conseil régional, la Fondation participe plus particulièrement à la remise en état et aux aménagements des bâtiments, au système d’irrigation des parcelles agricoles existantes ainsi qu’à l’acquisition du matériel d’exploitation ».

Lieu : Avignon, France (Vaucluse) - Parrain : Xavier Heber-Suffrin, ‘Veolia Eau’ - Dotation : 40 000 € Comité du 19/12/2012.

Témoignage du parrain

Le Domaine de la Durette est voisin immédiat du champ captant de la Saignonne exploité par Veolia Eau qui pourrait devenir une belle vitrine des techniques agricoles « zéro intrants » pour la préservation des ressources aquatiques” ?

Fondation Veolia | Nos actions | Tous les projets | Source : http://fondation.veolia.com/fr/actions/projets-soutenus/12EB1687,groupe-recherche-agriculture-biologique.htm

ISIS Agriculture Agroécologie - Il est maintenant largement reconnu que le passage rapide des monocultures industrielles à l’agriculture durable est indispensable pour sauvegarder le climat et afin de garantir la sécurité alimentaire pour toutes les populations.

Sommaire 

Source : http://www.isias.lautre.net/spip.php?article15

  • {{}}« Des chercheurs scientifiques démontrent que l’agriculture biologique peut largement alimenter le monde ». Par le Dr. Mae-Wan Ho, traduction, définitions et compléments de Jacques Hallard.

ISIS Agriculture biologique - Economie rurale - Une étude complète et approfondie met fin aux idées erronées selon lesquelles l’agriculture biologique ne peut pas nourrir tout le monde, parce qu’elle aboutirait à de trop faibles rendements et que les fertilisants organiques seraient insuffisants.

Des scientifiques réfutent des idées communes mais fausses, au sujet de l’agriculture biologique. Deux objections sont habituellement avancées contre l’affirmation que l’agriculture biologique peut alimenter tout le monde. Les opposants à l’agriculture biologique, proclament que celle-ci n’assure que de faibles rendements et qu’il n’y a pas assez de fertilisants organiques pour assurer des rendements substantiels.

Une équipe de chercheurs scientifiques dirigés par Catherine Badgley de l’Université du Michigan Ann Harbor, aux Etats-Unis, a maintenant réfuté ces idées largement répandues, mais fausses, au sujet d’agriculture biologique. Cette dernière donne des rendements qui sont en gros comparables à l’agriculture conventionnelle dans les pays développés, d’une part, et des rendements beaucoup plus élevés dans les pays en voie de développement, d’autre part ; par ailleurs, des quantités plus que suffisantes d’azote peuvent être fournies par la fixation symbiotique dans le sol en employant simplement des engrais verts.

L’équipe de recherche a comparé les rendements obtenus en agriculture biologique et en agriculture conventionnelle (y compris une production alimentaire à basse intensité) à travers 293 exemples ; elle a estimé le rapport moyen des rendements (biologique ou conventionnel) de différentes catégories de productions alimentaires dans divers pays développés ou de pays en développement… »

L’article complet est à lire sur le site suivant :

http://www.apreis.org/docs/Agriculture%20biologique%20Economie%20rurale.pdf

Faire de la France le leader de l’agro-écologie, tel est l’objectif du ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, Stéphane Le Foll. L’enjeu est de concilier la performance économique et environnementale en produisant efficacement et plus durablement. Tour d’horizon des clés pour y parvenir. Produire autrement, c’est la mise en œuvre du projet agro-écologique pour la France avec notamment :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Ce sont aussi des agriculteurs qui se mobilisent avec :

 103 projets concrets sur tout le territoire

 les Trophées de l’agriculture durable

Accéder au document en version Pdf : 10 clés pour comprendre l’agro-écologie (PDF - 2.7 Mo) - Source : http://agriculture.gouv.fr/definition-agroecologie

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    Sélctions d’articles sur l’agroforesterie, effectuée à partir d’une recherche sur par Google en date du 3 octobre 2010

Introduction à l’Agroforesterie-* INRA Montpellier

www1.montpellier.inra.fr/safe/french/agroforestry.php

Des formes modernes performantes d’agroforesterie sont possibles, adaptées aux contraintes de la mécanisation. Pour l’exploitant agricole, la parcelle ...

L’agroforesterie : comment ça marche ? - Ministère de l ...

agriculture.gouv.fr › MagazineQuestions - réponses

23 juil. 2013 - L’agroforesterie est l’association d’arbres et de cultures ou d’animaux sur une même parcelle ....

 [PDF]L’agroforesterieen France : intérêts et enjeux - Ministère de ...

agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/Analyse_37_CEP_Agroforesterie.pdf

L’agroforesterie est un mode d’occupation du sol associant arbres et plantes annuelles… Pour la période 2007-2013, une mesure européenne de soutien à l’agroforesterie ...

Agroforesterie, bureau d’étude spécialisé AGROOF

www.agroof.net/

L’agroforesterie est fondée sur la valorisation des interactions arbres, cultures (ou élevage) au sein des écosystèmes cultivés. AGROOF y travaille depuis 20 ans ...

Franceagroforesteriehttp://www.arte.tv/fr/france/6984730.html

www.arte.tvAccueilMondeLes Moissons du futur

Le site d’ARTE, la chaine de télévision culturelle, européenne et franco-allemande.

Association Française d’Agroforesteriehttps://fr-fr.facebook.com/agroforesterie

https://fr-fr.facebook.com/{{agroforesterie

Association Française d’Agroforesterie. L’agroforesterie pour diversifier les productions agricoles, conserver des sols...

Arbre & Paysage :Agroforesterie

www.arbre-et-paysage32.com/page03.html

L’idée de l’Agroforesterie consiste à introduire des rangées d’arbres dans les surfaces dédiées à la production agricole, animale (sylvo-pastoralisme)… ...

L’agroforesteries’enracine dans l’agriculture - Reporterre

www.reporterre.net/spip.php?article4803

5 oct. 2013 - L’agroforesterie, c’est penser le retour de l’arbre dans le champ. L’agroforesterie précise certains principes de l’agriculture ...

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    SMART : ’Systèmes Mixtes Agroforestiers : création de Références Techniques & économiques’ - Un projet pour dév elopper des connaissances autour des associations agroforestières entre arbres fruitiers et cultures annuelles. Un projet CASDAR 2014-2016 financé par le Ministère de l’Agriculture associant 16 partenaires de la recherche, du développement et de la formation

    Pourquoi un projet sur les systèmes vergers-maraichers ?

    Les systèmes associant fruitiers et cultures annuelles sont prometteurs mais encore mal connus en zone tempérée. Les motivations du projet :
    répondre à une forte demande technique de jeunes agriculteurs  proposer des modèles agricoles pour un foncier contraint (ex. péri-urbain)  optimiser les interactions bénéfiques entre espèces cultivées  améliorer la performance globale de l’agriculture

    Quels sont nos objectifs ?

    Créer un réseau de parcelles en systèmes agroforestiers fruitiers/cultures annuelles et les caractériser  identifier un réseau de parcelles agroforestières associant fruits & légumes en France  mettre les agriculteurs en lien pour stimuler des projets  mieux comprendre les déterminants techniques  caractériser les performances et limites de ces systèmes agroforestiers

    Des actions sur trois années...enquête en ligne pour identifier les sites  entretiens pour comprendre les parcours et choix des producteurs  suivis de performances sur le terrain avec les producteurs, sur la base d’indicateurs simples et appropriables (15 sites suivis sur chacune des 3 régions du projet)

    ...pour des résultats sur le long terme réseau d’agriculteurs en interaction permanente  page internet dédiée au projet  plateforme d’outils et d’idées  outils d’accompagnement technique  journées régionales d’échanges.Consulter tous les détails d’adhésion à la source : http://www.agroforesterie.fr/SMART/smart-agroforesterie-maraichage-le-projet.php |<|
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Loading... From www.grab.fr - December 3, 2013 - Source : http://www.scoop.it/t/agroecologie-by-david-caillet-bois/p/4012092069/2013/12/03/la-durette-ferme-pilote-en-agroecologie-a-avignon


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    Installer des éco-paysans en Provence grâce à un parcours innovant
    Le ‘Parcours Ecopaysan’ a été mis en place pour accompagner et former en vue de l’installation des porteurs de projets agricoles. Il vise à la création d’exploitations agricoles viables se rapprochant du type ’Eco-Paysan’ tel que défini ci-dessous :

Qu’est-ce qu’un ’Eco-Paysan’ ? C’est un producteur agricole qui vit de son métier et - produit avec des techniques respectueuses de l’environnement, qui recherche une plus grande autonomie énergétique sur son exploitation, qui commercialise sa production de préférence via des circuits locaux, qui gère de manière responsable les déchets de l’exploitation et qui construit ses installations et bâtiments avec des techniques d’éco-construction. Source : http://www.agriculturepaysanne.org/parcours-ecopaysans

Vous avez un projet d’installation en agriculture biologique, vous souhaitez diminuer votre empreinte énergétique, vous former pour mieux connaître les pratiques agricoles innovantes : contactez-nous, nous vous proposerons un parcours adapté à votre projet et à vos contraintes. Le dispositif est ouvert à tous quelque soit votre âge, votre projet ou votre situation personnelle. 

Une sélection des candidats est réalisée à partir d’une fiche de candidature puis lors d’un entretien préalable. La sélection s’effectue sur la motivation, la dimension agricole et professionnelle du projet, la connaissance du monde agricole et de l’adéquation entre vos attentes et ce que nous pouvons apporter à travers ce dispositif. Il est indispensable d’être disponible et mobile pour bénéficier pleinement du dispositif. Deux sessions par an intègrent le dispositif : au printemps et à l’automne.

Vous pouvez bénéficier de ce parcours qui vous proposera des temps de formation collectifs « De l’idée au projet », « Des clés pour devenir éco paysan », « Anticiper son installation pour réussir », « Économies d’énergie en agriculture’, ’Eco-construire ses bâtiments agricoles’, ’Trouver du foncier en PACA’…

Ces formations feront la part belle aux visites, aux témoignages et aux analyses in situ, pour construire un projet ambitieux mais réaliste, selon vos valeurs et vos objectifs de vie. Vous bénéficierez aussi d’un tutorat paysan et d’un accompagnement individualisé renforcé et de périodes de stage sur des fermes ayant des pratiques agricoles écologiques et novatrices.

Sans oublier les ateliers projets thématiques qui vous permettront de construire votre projet dans toutes ses dimensions : économique, commerciale, productives et y compris celles qui vous tiennent à coeur : circuits court, réduction des déchets, pratiques innovantes,… tout en échangeant avec d’autres porteurs de projet !

Retrouver la présentation d’éco-paysansen vidéo

Source : https://sites.google.com/a/ecopaysans.fr/ecopaysans/

Enrayer la disparition des terres agricoles, alléger le parcours des agriculteurs qui cherchent à s’installer, et développer l’agriculture biologique et paysanne. Voici les engagements qui mobilisent Terre de Liens à travers 21 régions de France.

Notre initiative s’appuie sur une dynamique associative et citoyenne atypique : l’épargne et les dons du public permettent d’acquérir du foncier agricole et de recréer du lien entre paysans et citoyens pour préserver les fermes à travers les générations. Ces lieux sont ensuite proposés en location à des agriculteurs pour des productions favorisant la biodiversité et le respect des sols.

Au-delà, Terre de Liens informe l’opinion publique et noue des partenariats avec les décideurs locaux pour impulser de nouvelles dynamiques dans les territoires. L’objectif : impliquer le plus grand nombre dans l’avenir de nos campagnes, et donner l’occasion d’exercer notre responsabilité collective.

Aller plus loin

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Tous les renseignements sont mis à jour sur le site de ‘Terre de liens’ : http://www.terredeliens.org/


  • « L’Agriculture urbaine et périurbaine repensée pour l’aménagement dans les agglomérations Partie 5 : Les initiatives des associations et des chambres consulaires en périurbain », dimanche 13 juillet 2014 par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM – Site ISIAS – 13 juillet 2014
    Plan des articles déjà publiés dans cette série :


Nous tenons à remercier particulièrement :

François Warlop, chercheur au GRAB, pour son travail et pour l’attention qu’il a portée dès le début de cette démarche pour le projet ‘Durette’ dans l’esprit de la Fondation Sciences Citoyennes.

Vianney Le Pichon, directeur du Groupe de Recherche en Agriculture Biologique (GRAB) : www.grab.fr et www.grab.fr/innovabio, qui a géré le dossier avec détermination en sollicitant les nombreux partenaires ainsi que les donateurs.

Jacques Olivier, Conseiller Régional PACA, Président de la Commission ‘Agriculture, forêt, mer, pêche et littoral’ au Conseil Régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, pour sa pugnacité et ses efforts en faveur d’une agriculture paysanne de qualité, son soutien à l’agriculture biologique avec l’aide de la Région PACA pour la certification, ainsi qu’à la formation à l’agriculture bio et à la préservation du foncier pour sauvegarder les terres cultivables..

André Castelli, Adjoint au Maire d’Avignon, délégué à Montfavet, Vice-président du Conseil Général du Vaucluse (84), qui a présenté et fait aboutir le projet ‘Durette’ auprès de cette dernière collectivité territoriale, propriétaire du terrain.

Auteur : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – O7/10/2014 Avec l’aide de Christiane Hallard-Lauffenburger, ex-professeure des écoles

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

http://www.isias.lautre.net/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921 orange.fr

Fichier : ISIAS Agriculture urbaine et périurbaine Inauguration d’une ferme pilote en écologie près d’Avignon.3

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