Yonne Lautre

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Gérard Robert : MAIS QUI EST DONC ALAIN JUPPE ?

Brèves et chroniques
samedi 16 février 2019 par Robert Gérard

C’EST ENTRE NOUS...

MAIS QUI EST DONC ALAIN JUPPE ?

Le nouveau monde Macronnien a encore frappé. Cette fois-ci c’est la ville de Bordeaux qui en fait les frais, la macronnie lui a arraché son maire !

Ce maire qui déclarait encore il y a peu, qu’il ne quitterait plus jamais Bordeaux.

D’après les journalistes « faire valoir » (ils sont hélas de plus en plus nombreux à s’esbaudir dans cette catégorie), pour ces ravis de la farce, c’est avec une profonde tristesse qu’Alain Juppé quitte « sa ville ? ». Oui, chers lecteurs, vous avez peut-être remarqué que ces journalistes là pensent que certains édiles sont propriétaires de « leur » ville, de « leur » circonscription etc, etc..
Je voudrai simplement leur rappeler, que les élus, fussent-ils maires ou députés, ne sont propriétaires de rien, ils ont en charge, la bonne gestion du domaine territorial sur lequel une majorité élective leur a donné ce pouvoir.

Alors, Alain Juppé, qui est-il ?
Alain Juppé est né le 15 août 1945. Fils d’agriculteur, il a très vite oublié le milieu d’où il venait.
Il fait d’abord des études en « lettre » et en sort agrégé. Puis, il fait l’ENA, d’où il ressort en 1972. Il choisit alors l’inspection des finances, (grand classique dans ce monde énarquien,) et obtient le poste d’inspecteur général des finances.
Contrairement aux affirmations fallacieuses des réjouis utiles, ce n’est pas et ne sera jamais un grand « serviteur » de l’État, il n’exercera qu’une petite dizaine d’années aux destinées exclusives de la nation et encore...en fait, il pensera surtout à son propre avenir, bien éloigné de l’inspection des finances. Formaté au néolibéralisme, il fera tout ce qui est en son pouvoir pour installer cette idéologie mortifère pour les économiquement petits et provoquera les grandes grèves de 1995 qui bloqueront la France.

Dès 1983, il rejoint la mairie de Paris, comme adjoint de son mentor d’alors : Jacques Chirac.
1984/1986, député européen.
1986/1988, porte parole du gouvernement Chirac.(cohabitation)
1993/1995, ministre des affaires étrangères.
1994/1995, président de la communauté urbaine de Bordeaux.
1995/2004, maire de Bordeaux, démission suite à sa condamnation pour emplois fictifs à la mairie de Paris, réélu maire de Bordeaux depuis 2006.
1995/1997, premier ministre.
2002/2004, président UMP.
2001/2011, ministre de la défense.
2011/2012, ministre des affaires étrangères et de l’Europe.
2017, recalé à la primaire de la droite. Mortifié, il assure qu’il donnera le reste de sa vie à Bordeaux, promesse...

En 2004, il a été condamné à 14 mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité, d’où sa démission de maire de Bordeaux. Il s’exile volontairement au Québec. Rassurez-vous, pas dans la forêt humide du grand ours, mais dans un confortable appartement situé dans la ville éponyme. Grâce aux écrits dithyrambiques de la même école journalistique, il revient drapé de l’auréole qui éclaire l’innocent exilé au loin. Il est réélu maire de Bordeaux en 2006.

En 1995, Alain Juppé défendait le concept néolibéral de l’allongement de la durée de cotisation de la retraite. Il ne sait pas administré la potion. S’étant mis en disponibilité de son administration d’attachement, il n’a certes pas perçu indûment de salaire, mais grâce à la bonté de l’État qu’il dénonce au nom de néolibéralisme, sa carrière de haut fonctionnaire a continué son petit bonhomme de chemin et lui permet de bénéficier depuis 2002, d’une pension d’inspecteur général des finances. Il l’a réclamé dès ses 57 ans, pas un jour de plus. Celle-ci s’élève à 3654 euros/mensuel.

Elle vient abonder sa retraite de député européen et de président de la communauté urbaine de Bordeaux : ce qui fait un total de 11 500 euros/mensuel, auxquels vient s’ajouter l’indemnité de maire qu’il s’est fixé à 3 377 euros. Près de 15 000 euros/mois, C’est pas mal...
A ces revenus, il faut aussi ajouter, qu’en tant qu’ancien 1er ministre, il bénéficie gratuitement d’un véhicule et la prise en charge des frais annexes( entretien et essences). Mise à disposition d’un chauffeur et d’un assistant. Tout ça grâce à cet État honni.

Lorsque les journalistes bien pensants déclament que Juppé quitte Bordeaux avec beaucoup de peine, faut-il en rire ou en pleurer ? Ce pseudo serviteur de l’État, s’en va finir sa longue carrière politicienne en tant que « sage » au Conseil Constitutionnel. Son indemnité s’élèvera à 13 300 euros/mois et ce pendant 9 années si sa santé le préserve. (un pactole de 1,5 millions). A ce revenu mensuel de 13 300 euros, s’ajoutera ses retraites déjà citées plus avant, et dès demain, celle de maire d’une grande ville de plus de 100 000 habitants.

Beaucoup de français,(e) quitteraient bien leur ville pour percevoir de tels avantages pécuniaires !

Alain Juppé laisse une ville très endettée, il a été épinglé par la Cour Régionale des Comptes en janvier 2018. La dette globale de la ville s’élève à 654 millions d’euros, la faute à des chantiers de prestige.
L’endettement équivalent/habitant est au dessus de la moyenne nationale, il se situe à hauteur de 1025 euros.
Des gentils journalistes déclarent qu’il a réveillé la belle endormie, mais à quel prix humain ?
Les coûts de l’immobilier ont tellement grimpé, que le centre s’est vidé des classes pauvres et moyennes en dessous du revenu médian. Ces habitants ont été relégués dans la périphérie. Si la révolte des gilets jaunes est réputée colérique en la métropole devenue bourgeoise et réservée aux riches, ça se comprend un peu. Non...

Après son échec à la primaire de la droite, Alain Juppé a su tout de suite choisir le bon camp, il en est aujourd’hui bien récompensé par sa nomination au Conseil Constitutionnel. Le reclassement dans cette institution de la République, d’une personnalité qui a eu à faire avec la justice, condamné en un temps à de la prison avec sursis, peut sembler douteuse. Nommer Alain Juppé au Conseil Constitutionnel, organisme de contrôle des lois, est assez cocasse !

Allez smicards, chômeurs et retraités(e) pauvres , il n’est pas toujours obligatoire de traverser la rue pour être béni de la macronnie, ne désespérez pas...

Gérard ROBERT,
16 février 2019.


En réponse à :

Gérard Robert : 9 AVRIL 2018, AFFRONT ENVERS LA LOI DE 1905, PORTANT SUR LA LAICITE.

13 avril 201808:39, par Yonne Lautre

C’EST ENTRE NOUS...
9 AVRIL 2018, AFFRONT ENVERS LA LOI DE 1905, PORTANT SUR LA LAICITE. La loi de 1905 sur la laïcité et la séparation de l’église et de l’État dit : Article II, la république ne reconnaît aucun culte !
Depuis le vote de cette grande LOI sur la laïcité votée en 1905, aucun chef d’État Français (excepté sous Vichy), n’avait si violemment jeté l’anathème sur celle-ci et insulté les citoyens(e) républicains laïcs qui vivent mieux et plus libres que partout ailleurs grâce à cette séparation des églises et de l’État. La malveillance de l’attaque venant du président de la République est tout à fait (...)


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