Yonne Lautre

Gérard Robert : ANNEE 2014, ALSTOM ENERGIE EST VENDU A GENERALE ELECTRIQUE. (GE)

Brèves et chroniques
vendredi 11 octobre 2019 par Robert Gérard

Les Chroniques de Yonne Lautre

C’EST ENTRE NOUS...

QUAND L’ELITE FINANCIERE ET POLITIQUE TRAHIT LA FRANCE INDUSTRIELLE...et ses travailleurs !

POUR RENDRE LE MARIAGE MERVEILLEUX AU PUBLIC, ILS AVAIENT PROMIS 1000 EMBAUCHES, CE SERA 1050 SUPPRESSIONS D’EMPLOI !

ANNEE 2014, ALSTOM ENERGIE EST VENDU A GENERALE ELECTRIQUE. (GE)

Année 2014, l’an de la trahison. C’est en 2014, que l’acte gravissime a été fourbi. A la manœuvre, Mr Kron, PDG de la société Alstom, dont la filiale Alstom Énergie est leader mondial dans les turbines à gaz. Un certain Macron Emmanuel, ministre de l’économie, assisté de Mr Hugues Bailey, conseillé du dit ministre. Mme Clara Gaymard, énarque, ex haute fonctionnaire, est aussi de la partie. Elle est présidente de GE France de 2006 à 2016, donc partie prenante dans cette manœuvre qui soude le sort de cette industrie française. Dans cet achat/vente, y a-t-il eu collusion entre les dirigeants d’Alstom, GE et la justice américaine qui parle d’une pseudo affaire de pot de vin ? Il semblerait que pour forcer la vente à GE, la justice américaine ait embastillé un haut dirigeant de chez Alstom Énergie, qui a été libéré après la vente actée d’Alstom et le versement d’une caution de 1,5 millions de $. Les sociétés Siemens et Mitsubishi candidates au rachat ont été écartées. En France, une kyrielle de Stés de conseils ont à elles seules, empochées 105 millions d’euros d’honoraires dans cette vente. A ce prix, chez ces gens-là, la notion patriotique s’estompe quelque peu !
En tant qu’actionnaire, la Sté Bouygues a empoché un milliard d’euros de la vente de ses actions !

Alstom Énergie serait déficitaire, c’est le credo de (GE). Hors, un audit diligenté par le ministère de l’industrie à l’époque, prouve que Alstom disposait d’un bon cash flow. Le déficit actuel relève certainement du système dit de transfert des coûts. (manipulation comptable)
Dans le cadre des transferts des coûts, la société qui détient la majorité décisionnelle, peut décider unilatéralement d’enrichir ou d’appauvrir une de ses filiales en jouant sur le prix de facturation des échanges internes réels ou non. Elle décide ainsi de la vie ou de la mort d’une entreprise et gagne sur le montant de l’impôt à payer dans le pays où est abrité la filiale. Dans le cas d’Alstom Énergie, GE a ramassé les brevets internationaux. Aujourd’hui, GE veut réduire la masse salariale et à court terme fermer Alstom Énergie Belfort !

Fabien Roussel (PCF) a saisi le Parquet national Financier (PNF) pour ce qui concerne les frais énormes de transfert qui favorisent l’évasion fiscale et condamnent trop souvent les sites français tombés dans les mains d’actionnaires étrangers et principalement américains. Dans cette affaire, l’extraterritorialité américaine n’a-t-elle pas facilitée la spoliation industrielle ?

Delphine Batho a, en ce qui la concerne, saisi le PNF au motif de « prise illégale d’intérêts » concernant Mr Bailey. Mr Bailey officiait au moment de la vente comme conseiller du ministre de l’économie au poste de la restructuration et des financements exports. Une aide supérieure à 70 millions d’euros était accordée à GE en 2016. Lors de sa nomination, Mr Bailey a saisi la commission de déontologie de la fonction publique. A cet instant là, celle-ci n’a rien vue de contraire à la déontologie. Après la demande de plus amples informations, il semblerait (Plainte de Delphine Batho) que toute la vérité n’aurait pas été dite à la commission ...(l’aide de 70 millions non signalée alors que Mr Bailey siégeait à la commission ad hoc) et l’apparition de l’utilisation d’un argutie concernant son ex statut dans la fonction publique ? Il apparaît que Mr Bailey avait le statut d’officier militaire, (commission sourcilleuse,) et a demandé celui, d’administrateur civil, (décret présidentiel, novembre 2017), cette commission serait moins sévère.
Les salariés de GE France, vont porter plainte contre l’Etat pour non respect de l’accord de 2014, qui prévoyait l’embauche de 1000 salariés. (FSU/ CFE-CGC)

Dans cette affaire qui a pénalisé gravement un fleuron de notre industrie, que sont devenus les protagonistes ?
1050 ouvriers(es) resteront sur le carreau, certainement sous le coup d’un plan de sauvetage de l’emploi (PSE). Situation moins intéressante que celui des acteurs principaux, car leur statut de chômeurs ne les rendra pas millionnaires...eux !
Mr Emmanuel Macron est devenu président de la République, avec tous les avantages juridiques y afférents.
Au mois d’avril dernier, Mr Hugues Bailey a été nommé directeur général de GE France, un mois avant l’annonce du plan social qui prévoit les1050 licenciements à Belfort. Depuis septembre 2019, l’enquête diligentée par le PNF, le menace d’une mise en examen pour prise illégale d’intérêts dans cette affaire. (La présomption d’innocence est de rigueur.)

Mme Gaymard a pris la direction du « Fonds Raise Capital », fond d’investissement dit : ¨bienveillant¨, aidé par... Bouygues qui est au capital. Elle a aussi créée une société de conseils qui alimente le CAC40. Entre autres, la société... Bouygues. Dans ce milieu, on sait renvoyer l’ascenseur !

Mr Kron, après avoir empoché un salaire faramineux de plus de 6,6 millions d’euros chaque année, a vendu Alstom dans le dos du ministre de l’industrie d’alors, un certain Montebourg, qui a en son temps, dénoncé cet état de trahison de la République. Mr Kron quitte la société en empochant un bonus de 4 millions et une retraite chapeau de 10 millions d’euros !

Aujourd’hui, Mr Kron, a créé sa société de conseils ou plus tôt de lobbying, c’est très à la mode et ça rapporte très gros quand on appartient au sérail du business. Il siège aussi au conseil d’administration de Bouygues, (décidément ce monde est petit...) et d’autres entreprises. Ça lui rapporte grosso modo : 650 000 mille euros par an. (Les jetons de présence, rapportent plus que le livret A !) Il est aussi le PDG, de Truffle capital, (fond de pension.) Il y a retrouvé Eric Besson, ancien ministre sarkoziste recasé en ces lieux. En plus de ces petits boulots qui rapportent gros, il est le PDG (250 000 euros de salaire) de la société Imérys, (extraction de minéraux). Dans cette entreprise il a déjà connu du monde. Jérôme Pécresse, y a exercé ses talents. Mr Pécresse est un ex banquier d’affaire, ex DG de Imérys, il est aujourd’hui vice président d’Alstom Renewable Power, (centrales électriques, thermiques et annexes.) On est entre soit chez les premiers de cordée !

Voilà le destin misérable d’une entreprise internationale française, leader en son domaine, bradée, décapitée, démembrée. Spoliée de ses brevets internationaux de très hauts niveaux technologiques. Ça c’est déroulé sous le contrôle des élites françaises et industrielles, occupant le plus haut niveau de l’Etat et ses annexes !

Gérard ROBERT,
11 octobre 2019.
(Cette chronique est factuelle, tous les protagonistes bénéficient de la présomption d’innocence.)
Sources : Wikipédia, Marianne N° 1076 du 27/9 au 03/10/2019.

À lire aussi : Gérard Robert : chroniques de décembre 2015 à décembre 2017

Remarque : Yonne Lautre publie cette chronique qui n’engage que son auteur.


forum

Accueil | Contact | Plan du site | | Statistiques du site | Visiteurs : 1767 / 5414570

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Qui sommes-nous ? S’informer et participer, dessins (...)  Suivre la vie du site Chroniques   ?    |    titre sites syndiques OPML   ?

Site réalisé avec SPIP 3.2.5 + AHUNTSIC

Creative Commons License