Yonne Lautre

« Ce que cache la privatisation de la S.N.C.M. » par Fabrice Aubert

Economiste
mercredi 5 octobre 2005 par Aubert Fabrice

 LE CAPITALISME ET LA VIOLENCE D’ETAT

QUI VEUT TUER L’ENTREPRISE ?

A en croire le gouvernement et les médias, la C.G.T voudrait la mort de l’entreprise S.N.C.M. Ce sont d’ailleurs les grèves à répétition et le sureffectif des marins, payés trop chers, qui seraient cause des déficits structurels de l’entreprise(1).

Dans ce dossier il semble que l’Etat n’ait d’autres choix que celui de la privatisation de l’entreprise, puisque au nom des principes de l’Europe, qui défend avant tout le principe de « concurrence non faussée »(2), l’Etat Français ne pourrait plus jouer son rôle d’actionnaire en amenant du capital (Europe).

Devant les déficits présentés comme « abyssaux », il n’y aurait plus que la privatisation pour sauver l’entreprise.

Le 21 Septembre, paraissait dans le Monde une brève intitulé : « Deux candidats pour l’achat de la S.N.C.M », que : « La privatisation de la société nationale Corse-Méditerranée est entré dans la dernière ligne droite ». Observons déjà qu’en bon français, si l’on entre dans la dernière ligne droite, c’est que la course (la privatisation) avait débuté, il y a déjà bien longtemps.

Cette « nouvelle » privatisation, n’est donc pas du en particulier aux mauvais résultats de l’entreprise, mais était préparée de longue date. Les comptes ne sont ils pas là présentés pour justifier de manière technique une décision politique ?

Le même jour et sur la même page sous le titre : « Un audit, réalisé à la demande de RFF et de la SNCF, souligne la maintenance insuffisante du réseau ferré », on apprend : « Les auteurs notent que les budgets d’entretien ont perdu 20 % de leur valeur depuis vingt ans. Ils s’interrogent sur l’étendue d’un réseau dont 46 % des lignes assurent un faible trafic ». Cette apposition de deux dossiers, qui concernent le transport public, sur la même page, le même jour est tout à fait remarquable, car d’un côté (pour la S.N.C.M) l’annonce officielle est faite, de l’autre pour la S.N.C.F, on prépare l’opinion, comme nous le verrons plus loin.

 LES MANIPULATIONS COMPTABLES

Si l’on lit avec attention la presse, la seule raison qui pousse à la privatisation, serait du à la situation comptable de l’entreprise. Et c’est bien connu, les comptes d’une entreprise représentent la réalité de l’entreprise. On ne peut donc « tricher » avec, c’est ce que tente de montrer les graphiques suivants, qui révèlent un chiffre d’affaire en baisse, un résultat net négatif de 29,7 million d’euros et un transfert de passagers de la S.N.C.M vers la société « Corsica Ferries ».

Dans ce cadre, quand le gouvernement, dit qu’il veut sauver l’entreprise, il faut donc le croire sur parole. On ne peut donc qu’être surpris lorsque sur la présentation budgétaire pour 2006, le journal le monde titre : « De nombreuses astuces comptables enjolivent le projet de loi de finances pour 2006 ».

Si un gouvernement est en mesure d’enjoliver son budget (environ 1.800 milliards d’euros), par de « nombreuses astuces comptables », n’est-il pas en mesure de la faire pour une entreprise, dont il veut simplement se débarrasser ? C’est tout simplement l’obligation de « continuité territoriale », qui l’obligeait à assumer un rôle de service public, qu’il ne veut plus assurer. Dès lors, la construction comptable de type privé lui permet de refiler cette entreprise à un de ses amis : « Quand je vois qu’il s’agit de vendre pour 35 millions d’euros, une société qui en vaut des centaines, je m’interroge....il n’y a pas eu d’appel d’offres....La SNCM a beaucoup d’actifs. Elle a besoin d’une restructuration, et de retrouver l’exploitation saine qu’elle a eu pendant longtemps. Par conséquent, la solution ce n’est pas de la refiler pour rien à des copains ». (3)

 RESULTATS D’ENTREPRISES ET CONCURRENCE NON FAUSSEE ?

C’est sous la pression de la mondialisation, que l’idéologie de « la libéralisation » s’est installée aux commandes de l’Etat et ce dans tous les domaines. Observons par ces temps d’essence chère à la pompe, que les gesticulations de Thierry BRETON, ci devant ministre de l’économie, n’ont rien permis d’obtenir du groupe privé, mais que par contre si TOTAL était resté, dans le secteur public, un simple coup de téléphone aurait suffi.

Libéraliser revient en définitive à donner le profit au privé et à garder au public la part qui est non rentable, puis constatant les déficits ainsi générés, à indiquer qu’en définitive l’Etat ne sait pas gérer. Mais on le sait, « qui veut tuer son chien l’accuse de la rage ».

Et cet aspect se trouve autant dans le dossier de la S.N.C.M que dans celui de la S.N.C.F, de France Telecom, de La Poste, d’E.D.F ou de la sécurité sociale. Ainsi le développement de « Corsica Ferries » se fait sans obligation de « service public », mais uniquement, sur le « marché » du transport de voyageurs entre deux ports. Aucune obligation d’emplois (ni français, ni corse), aucune obligation de respect du droit du travail car « Corsica ferries » est bien entendu, sous pavillon de complaisance.

Dans ces conditions « extraterritoriales » (où est passé le patriotisme économique du 1er Ministre ?), la société n’a aucune obligation de rotations régulières, ni de fréquences. Son seul objectif est de remplir les bateaux, et de faire le plus de rotations possibles, bateaux chargés.

La S.N.C.M a 2.400 employés, dont 800 corses, elle respecte et applique le code du travail et de plus, du fait de ses missions de service public, a un cahier des charges à respecter, qui fait de ses bateaux, non des marchandises à remplir, mais la continuité territoriale du continent.

Elle a donc l’obligation de proposer des rotations régulières sur tous les ports, et ce quelque soit le niveau de remplissage effectif de ses bateaux.

On voit bien que c’est dans les conditions inégales d’exploitations, que se trouvent l’essentiel des différences de résultats. On permet à l’une de faire des profits, du fait même que les conditions d’exploitations n’ont rien à voir.

C’est la « libéralisation sans régulation » qui fait que la concurrence est faussée. La différence de résultats, ne tient pas, pour l’essentiel, dans la nature du statut des marins de l’entreprise. Privatiser l’entreprise S.N.C.M revient sans le dire, à faire le choix politique de l’abandon de « continuité territoriale », c’est-à-dire à considérer la Corse et les corses comme des marchandises, et non des citoyens, membres à part entière de la République Française. « Napoléon reviens nous, ils sont devenus fous !!! »

 QUEL TOURISME EN CORSE ?

La première fois que j’ai été en vacances en Corse, je devais avoir 13 ans. Ce devait être en 1971. Je me rappelle avoir embarqué dans un bateau de la S.N.C.M (Le « Corse », un matin tôt, et je me souviens de l’avant du bateau qui se soulève pour laisser rentrer les voitures. La Corse mérite son surnom d’ile de beauté.

Des plages de sable fin et d’eau chaude, aux ballades montagneuses, des descentes de rivières sauvages à l’eau claire, aux sérénades nocturnes, des soupes de poisson, aux feux de camps d’un camping sauvage maîtrisé, et des bains de minuit (sans maillot) à midi, aux orages du 15 Août, je crois que je peux dire que tout en n’étant pas Corse, je connais un peu cette ile.

Depuis, cet âge à l’exception de la période 1994-2000 (fondation d’une famille), je suis venu en Corse tous les étés et mes parents ont construit une petite maison dans un hameau, qui est devenu notre maison de vacances, où plus de monde dort sous les tentes, que sous le toit... c’est vous dire la taille de la maison. La Corse, je l’ai faite aussi en moto au moment de mon adolescence, sans jamais avoir craint quelque part, être attaqué. J’étais alors étudiant, et je bénéficiais des billets « congés payé » de la S.N.C.F et de la S.N.C.M. 

A cette époque le tourisme en Corse était une vraie aventure. Toutes les routes n’étaient pas encore goudronnées, et les vacanciers étaient avant tout des salariés. Beaucoup pouvaient se payer des vacances en Corse, du fait de ces réductions (billet congé payé) et des conditions d’accueil (camping sauvage largement toléré, vie chez l’habitant etc.).

Aujourd’hui, les vacances en Corse sont devenus chères, très chères. En 19 ans il faut voir la transformation de villes comme Porto-Vecchio, Bonifacio, l’ile rousse etc.

Tout aujourd’hui sent la volonté d’aspirer un tourisme de luxe.

Marchandisation oblige, tout se paye au prix fort, de l’accès aux plages (parking), à la nourriture plus chère au cours des mois d’été (Les Corses dénoncent les prix supérieurs d’un tiers au moment où la période estivale débute).

De populaire, les vacances en corse deviennent « bourgeoises », sans que les corses n’y gagnent quelque chose... Les statistiques montrent une baisse de la fréquentation en Corse, et une baisse de la durée des séjours. Pour ma part je n’ai jamais vu aussi peu de monde cet été depuis très longtemps.

Faut-il le préciser ce n’est pas la faute aux marins de la C.G.T. Comprenons, donc que dans ce dossier à ramifications multiples, un rapport existe entre la volonté de privatiser la S.N.C.M et le type de tourisme que les puissances financières politiques et mafieuses veulent réaliser en Corse.

 LA MAFIA CORSE

Il faut le dire, derrière les Nationalistes, il y a la mafia, qui ayant une pratique de « grand capitaliste » se positionne sur un marché.

Or, le « marché Corse des vacances » s’est profondément modifié depuis le 11 Septembre.

Les riches qui se payaient des vacances à Bali, depuis le développement du terrorisme, ont fait comme pour la gestion de leurs groupes. Ils ont recentré leurs destinations de vacances dans des lieux surs. Le « terrorisme Corse », ne fait pas peur.

Il est tellement intégré au cachet de l’ile, qu’il se vend en bande dessiné (« l’enquête corse »). Tel n’est pas le cas du « terrorisme islamiste ». L’un n’est donc pas l’autre, car en définitive le « terrorisme corse » sert une politique.

Il est clair que les riches laissent plus d’argent dans les hôtels et les commerces, que les salariés (fonctionnaires ou pas), qui viennent en Corse pour profiter de la nature4 (montagne, mer, rivière).

La pression des Nationalistes s’est notamment exercée sur la « loi littoral », qui jusqu’à maintenant a limité de manière importante, l’appropriation privée de sites extraordinaires. C’est sans doute là, où se révèle le plus, la porosité entre « mafia corse » et « grand capital ».

Comprenons que « l’impôt révolutionnaire », qui permet l’achat des armes, ne peut s’extraire sur un tourisme populaire, vivant auprès de l’habitant, intégré au hameau. Par contre il peut s’extraire sans problème des factures d’hôtels de luxe et de maisons standing. La côte d’azur saturée, et le terrorisme islamiste incontrôlable des pays exotiques, nécessitaient de trouver d’autres territoires d’exploitation. La Corse, pouvait devenir cet espace réservé aux milliardaires5.

 DU CONFLIT SOCIAL AU CONFLIT NATIONALISTE

Au départ du conflit, la C.G.T, qui défend l’idée du « service public », de la « continuité territoriale ».

On ne voit et on n’entend que la C.G.T. L’expression est celle d’un conflit social qui porte sur le fond du dossier économique et politique. Quel statut pur la S.N.C.M ?

Quelle politique de développement pour l’entreprise ?

Quelle responsabilité de l’Etat dans cette politique ?

Quel développement pour la Corse ? Si le 27 Septembre on apprend que c’est le fonds « Butler capital » quia été retenu pour la privatisation à 100 % de la compagnie, la mobilisation syndicale sous l’impulsion de la C.G.T, débouche sur un premier recul gouvernemental.

Deux jours après, ce qui était impossible (le maintient de l’Etat dans le capital) devient possible et un nouveau montage est présenté intégrant la répartition du capital entre l’Etat et 2 groupes industriels. Cet aspect révèle le sérieux avec lequel ce dossier industriel est mené, ce que confirment les Echos du 29 Septembre 2005 : « La privatisation de la S.N.C.M tourne à la confusion générale ».

Comme toujours, quand un Etat est en difficulté, le politique a besoin de monter des opérations visant à faire diversion.

Comme par miracle, le conflit social majoritaire et pacifique, par ailleurs majoritairement soutenu par la population, débouche sur un acte qualifié de terroriste. Le syndicat S.T.C, jusqu’ici bien silencieux, arrive, à monter une opération de mutinerie, et à détourner le bateau « pascal Paoli ». Cette action menée au nom du « syndicalisme Corse », débouche sur l’intervention du G.IG.N et l’inculpation de 4 leaders du S.T.C, aussitôt relâché, comme pour labéliser ce syndicat et ses actions. Les élus Nationalistes s’emparent du dossier, soutenant l’action syndicale du S.T.C, passant ainsi d’un conflit social sur le fond à un conflit territorial de type quasi mafieux, démontrant ainsi le rapport entre type de tourisme et statut de l’entreprise S.N.C.M.

 UNE VIOLENCE FAITE A L’HOMME

Au-delà de l’intervention du G .I.G.N, dans un dossier social qui n’a rien à voir avec le terrorisme, mais qui révèle jusqu’où le pouvoir est prêt à aller, il faut rappeler que le conflit social est la conséquence des décisions de l’Etat visant la privatisation de l’entreprise.

Or quand on dit privatiser, il ne s’agit pas simplement d’un changement du statut de l’entreprise, de société Nationale à société Anonyme. La privatisation d’une entreprise publique, c’est une violence faite à l’homme.

Car le plan de reprise du fond privé Butler est connu et se rédige ainsi : « Il faut un marketing plus ciblé, pas de grève, une image restaurée, une tarification modulée à certain moment comme le font les compagnies aériennes et une meilleure flexibilité du travail », énumère-t-il.

« Avec ces ajustements et une société qui fonctionne sans faire de grève, on peut attendre de la SNCM une rentabilité d’exploitation de t’ordre de 5 % à un horizon de quatre ans. »6. C’est à dire que l’on a dans ce plan tout ce qui a déjà été fait par Corsica Ferries, et qui de fait, ne peut dans ce cadre assumer la logique de service public du principe de « continuité territoriale ».

La privatisation revient à planifier la « flexibilité des emplois », c’est pourtant ce qui a été rejeté en masse le 29 Mai dernier. La « violence d’Etat », c’est celle qui passe par-dessus la démocratie, et les droits de l’homme, c’est quand le libéralisme est supérieur à la loi...

 QUE VIENT FAIRE LA S.N.C.F DANS CETTE GALERE ?

En dehors du fait qu’il s’agit d’une autre entreprise publique, on peut en effet se demander le rapport avec la S.N.C.F ?

Sauf si l’on ajoute l’hypothèse, que mondialisation et Europe libérale obligent, l’objectif, à terme est la privatisation de l’entreprise.

Alors il faut relire ce qui était écrit dans Le Monde du 21 Septembre 2001. Dans ce rapport sur l’entretien des rails (voir première page) rendu public, on apprend : « LA SNCF et RFF (depuis 1997) ont fourni leurs meilleurs efforts pour maintenir l’exploitation et la sécurité ferroviaire sur un réseau très étendu malgré les ressources nettement insuffisantes pour la maintenance (entretien et renouvellement) de l’infrastructure durant les trente dernières années ».

Déjà là, on constate que l’Etat actionnaire ne joue pas son rôle. Mais plus loin on peut lire aussi : « la France investit sensiblement moins dans la maintenance que ne le font la Grande-Bretagne, l’Italie, l’Espa­gne et la Suisse ».

Selon le Monde : « Depuis vingt ans, les budgets d’entretien ont perdu 20 % de leur valeur en monnaie constante alors que 3 441 km de voies à grande vitesse se sont ajoutés au patrimoine, entre 1981 et 2001. Une telle évolution ne peut conduire, souligne l’étude, qu’« à un vieillissement très important du réseau classique ». « En 2005, l’ensemble du réseau français s’étend sur 29 500 km, dont 46 % assurent un faible trafic. Les auditeurs s’interrogent sur le maintien d’un tel pourcentage ».

Dernier morceau du puzzle, le Monde du 30 Septembre 2005 titrait : « Le parlement européen veut accélérer l’ouverture du marché du transport ferroviaire de passagers. » Et cette directive est applicable pour l’ensemble des Pays à partir de 2008. Comprenons que la Direction de la S.N.C.F est depuis longtemps au courant de ce processus.

Le « non entretien » des lignes secondaires, est un des éléments de preuve de cette préparation à une future privatisation de la S.N.C.F, en tout cas de sa partie la plus rentable (les T.G.V). Le reste, les réseaux secondaires seront refilés (avec les coûts d’entretien non réalisées aux Régions, qui voudront bien dans leur choix politique, maintenir un service public de transport collectif ferré.

Rappelons ici, que c’est l’Etat, c’est-à-dire nous citoyens, qui par le truchement de l’impôt avons financé les recherches et le développement d’une industrie de pointe qui s’exporte dans tous les Pays du Monde, U.S.A compris, alors qu’à l’époque, le secteur privé considérait le fer et le train comme dépassé. Mais une fois que le risque pris par la collectivité montre ses résultats, le capital est prêt à changer d’opinion, car son profit est roi. Il n’a plu alors qu’a s’approprier l’entreprise.

Ce qui vaut aujourd’hui comme raisonnement pour la S.N.C.M (déficits = nécessité de privatiser) vaudra aussi demain pour la S.N.C.F ou E.D.F, avec un autre raisonnement (profit = besoin de privatiser). Le point commun entre les deux dossiers est bien là : quelque soit la situation de l’entreprise considérée (bénéfices ou pertes), la comptabilité ne sert ici que de prétexte pour parvenir à cet objectif : PRIVATISER.

 LE CAPITALISME ET LA VIOLENCE D’ETAT

Ainsi va le capitalisme sous contrainte de rentabilité financière qu’il ne sait plus créer de richesse, mais qu’il est devenu dans son fondement, un « capitalisme prédateur ». Du transport (S.N.C.M, S.N.C.F, Air France) à l’énergie (E.D.F), jusqu’à la santé (Hôpitaux) et la sécurité sociale, il se sert de ce que les peuples ont mis en place, au cours de leur luttes sociales et politiques, pour ramasser, le jackpot qu’ils appellent : « libéralisation » et que l’on devrait traduire par : « asservissement au profit ».

La « violence d’Etat », c’est celle qui au nom de la gestion (compétitivité) et de ses apparences comptables (déficits apparents), donne au capitalisme les moyens de son accumulation et de sa logique prédatrice, en France et dans le monde. N’oublions pas cette idée : « L’Etat c’est la preuve de la lutte des classes »7.

Martigues, le lundi 3 octobre 2005
Fabrice AUBERT / Economiste

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