– 163 000 euros et de la prison ferme pour de la peinture sur Matignon : mobilisation à Paris le 23.09.25 à partir de 12h
Paris, le 22 septembre – Pour avoir alerté pacifiquement sur le réchauffement climatique, elles risquent l’endettement à vie. Le délibéré du procès de Manon et Rachel, 23 ans et 27 ans, deux citoyennes qui se sont engagées avec Dernière Rénovation, sera rendu le 23 septembre dans l’après-midi au tribunal judiciaire de Paris. Un rassemblement de soutien sera organisé à midi.
Le 8 novembre 2023, elles avaient aspergé de peinture l’hôtel de Matignon afin de réclamer plus de moyens pour la rénovation thermique des bâtiments. Les services du Premier ministre ont réclamé la somme aussi colossale qu’indécente de 163 000 euros de dommages et intérêts. Toute honte bue, l’État espère condamner à une vie de précarité la jeunesse qui lutte pour sa survie.
Mais ce n’est pas tout. De manière inédite pour une action de désobéissance civile non-violente, le parquet a requis six mois de prison ferme contre Rachel. Cette attaque sans précédent est un exemple de plus de la répression qui s’abat contre les citoyens qui défendent un futur vivable, au moment même où l’État renonce à plusieurs de ses ambitions écologiques au profit d’intérêts privés.
Loi Duplomb, charges contre les agences environnementales, reprise des travaux de l’A69, baisses des objectifs en matière de développement des énergies renouvelables, restriction de MaPrimeRénov’… Les avancées écologiques qui sont menacées aujourd’hui ont été obtenues grâce à la mobilisation et aux risques pris par des citoyens comme Manon, Rachel et bien d’autres, qui ont choisi de sacrifier une partie de leur confort pour le bien commun. La justice, rendue au nom du peuple, doit les protéger et non se faire l’auxiliaire de la politique répressive d’un État qui sacrifie les générations futures.
Deux mois après que la plus haute juridiction internationale, la Cour internationale de justice, a considéré que la violation des objectifs climatiques par les États est illégale et peut entraîner des réparations, rappelons que la France elle-même a déjà été condamnée par la justice internationale et ses propres tribunaux.
C’est bien la preuve que les citoyens qui réclament plus d’actions de leurs élus se tiennent du côté du droit et de la justice. Pour éviter que ces voix ne soient condamnées au silence par la répression, il est urgent de leur offrir une protection grâce à la création d’un statut juridique de défenseur de l’environnement.
– Un « déluge de grenades » : un rapport accable la répression des militants anti-A69 1.08.25
« Déluge de grenades », nombre de policiers disproportionné, opposants criminalisés... Un rapport des Observatoires des pratiques policières accable le dispositif utilisé lors de la Turboteuf contre l’A69, début juillet.
https://reporterre.net/Un-deluge-de-grenades-un-rapport-accable-la-repression-des-militants-anti-A69
– Amnesty pointe une dérive répressive en France à l’encontre des défenseurs de l’environnement 6.07.25
Amnesty International alerte sur la répression croissante des militants écologistes en France. Dans un rapport publié jeudi, l’ONG dénonce une criminalisation systématique des mobilisations et une stigmatisation des défenseurs de l’environnement.
https://www.france24.com/fr/france/20250704-amnesty-pointe-d%C3%A9rive-r%C3%A9pressive-france-d%C3%A9fenseurs-environnement
– Colère des agriculteurs : trois questions sur le Comité d’action viticole qui a fait exploser la Dreal à Carcassonne 22.01.24
Le bâtiment de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement de l’Aude a été soufflé par une explosion dans la nuit du 18 au 19 janvier. Deux tags du "CAV", le Comité d’action viticole, ont été retrouvés sur place.
https://www.francetvinfo.fr/economie/crise/blocus-des-agriculteurs/colere-des-agriculteurs-trois-questions-sur-le-comite-d-action-viticole-qui-a-fait-exploser-la-dreal-a-carcassonne_6319233.html
– Soulèvements de la Terre : où sont vraiment les vandales ? Par Bernard Debarbieux, AOC, juin 2023
– Qui sont les vrais terroristes de l’environnement ?, Basta, avril 2023
– Les écolos, une menace pour l’État de droit ?, Politis, avril 2023