Yonne Lautre

La revue de presse de Gérard Robert

mardi 9 juin 2020 par Robert Gérard

Les Chroniques de Yonne Lautre

C’EST ENTRE NOUS... BREVES-MEDIAS N°7.

MARIANNE 15/21 mai 2020. Agora tribune. Henri Pena-Ruiz, (philosophe et écrivain) cite Condorcet. Condorcet écrivait : « La santé, bien du corps et par là même, indirectement, de l’esprit. L’instruction et la culture, bien de l’esprit en ce sens qu’elles en assurent directement la force propre et l’indépendance, notamment pour exercer la citoyenneté éclairée. »

HPR écrit : Ce double idéal prend une allure concrète dans les notions de bien commun et d’intérêt général. Deux choses délaissées par la mondialisation capitaliste, dont la faillite morale et politique tient à une déshumanisation radicale de ce qui est devenu l’horreur économique. Il est grand temps de refonder la façon de produire et celle répartir, en prenant soin des biens communs. La loi du marché survivra peut-être, mais à la condition de ne pas noyer dans les eaux du calcul égoïste ce qui permet de vivre une vie proprement humaine, en pleine santé, et avec une liberté de jugement nourrie par la culture.

Point de vue GR : Le message est clair : les citoyens (e) doivent se reprendre, penser non seulement et égoïstement « individu » mais vouloir le bien des autres présents et surtout à venir. La démocratie et la République, sont deux choses fragiles et si on ne l’exerce pas elle risque de disparaître. La démocrature en embuscade, asociale et liberticide, est à notre porte.

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MARIANNE 15/21 MAI 2020. La parole est à Jean-Luc Gréau, (économiste et essayiste). Interview JM Naulot.

[ ] L’auteur expertise que dans cette expérience néolibérale qui a débuté il y a une quarantaine d’années, que des dégâts collatéraux conséquents, sont nés de ce système économique.[ ] La toute puissance financière s’est arrogé tous les pouvoirs. Les financiers se sont progressivement arrogé tout le pouvoir, aussi bien dans les États que dans les entreprises. Depuis 2008, une nouvelle étape a même été franchie, puisque, grâce aux politiques de création monétaire, les banques centrales subventionnent les banques et les marchés financiers. Les juges eux-même (CEDH, Cour de Justice de l’Union Européenne, Conseil constitutionnel, etc, etc..), en s’arrogeant parfois le droit de légiférer sans limite, détruisent petit à petit l’État nation et renforcent de facto la toute puissance de la finance. Le « gant de fer » des financiers devient aussi comparable au pouvoir des technocrates du Gosplan au temps de l’expérience socialiste en URSS. [ ] le néolibéralisme n’est ni un retour aux sources du libéralisme ni l’antithèse du socialisme, mais le « socialisme retourné » ; le socialisme, c’est l’accumulation des outils de production et le travail. Le néolibéralisme, lui,détruit localement l’outil de production, il économise la force de travail et accumule à ses propres fins, les plus-values financières. Les innovations financières et la liberté de circulation des capitaux offrent aux prédateurs d’innombrables occasions de plus-values. (rachat d’action, titrisation, délocalisation des entreprises etc, etc..) le tout au mépris de l’environnement.
[ ] Une armée de financiers et de bureaucrates veut faire table rase des structures précédentes afin de faire prospérer ses propres intérêts. A tel point que l’on pourrait s’interroger sur l’existence d’une main invisible qui coordonnerait ces avancées. [ ] L’euro n’est-il pas, par exemple, un instrument rêvé pour faire taire les adeptes du modèle social français et les États nations ?
[ ] Ce ne sont pas les financiers qui sont responsables et coupables de cette situation [ ] ils respectent le plus souvent les règles (établies pour eux), mais nos dirigeants, qui ont fait voter des lois et accepté de signer des accords internationaux leur laissant un champ libre considérable.

Point de vue GR : Ce genre d’économiste non orthodoxe est rarement invité sur les plateaux télés, car il dénonce, preuve à l’appui, les destructions sociales et sociétales engendrées par le néolibéralisme. Les producteurs d’émission « dites » économiques, sont au service de ce système prédateurs qui sait les récompenser. Leur cerveau atrophié ne peut comprendre que le discours pour lequel il a été formaté. Ils travaillent en complicité avec des petits soldats, toujours les mêmes, salariés des groupes médias propriété des tenants de cet ultralibéralisme déchaîné. (90% des médias tous confondus, appartiennent aux trusts néolibéraux). Ces petits soldats, flatteurs mais souvent incompétents dans le domaine économique, ne causent aucun problème majeur, ils clament sans interroger leur appendice cognitive, délivrant des certificats de « bienfaits » du système hégémonique en vogue depuis 40 ans, ne dénonçant jamais les dégâts collatéraux pourtant énormes sur le genre humain.

Gérard Robert,
09 JUIN 2020.

Remarque : Yonne Lautre publie cette chronique qui n’engage que son auteur.


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