– Captages d’eau des Boisseaux à Monéteau touchés par les PFAS 8.08.26
La pollution par les PFAS, révélée en 2023, est généralisée, aucun territoire n’est épargné en France. Elle affecte les sols, l’eau et l’air.
Les plus de 4500 PFAS répandus à partir des produits "antitaches", imperméabilisants, vernis, cosmétiques...et libérés par les mousses à incendie, ont des vitesses de dégradation si lentes (supérieures à un siècle) qu’on les appellent "les polluants éternels".
Peu ont été étudiés. Les premières études toxicologiques révèlent que la plupart seraient Perturbateurs Endocriniens. Certains seraient cancérigènes.
Deux ont déjà été interdits à cause de leur toxicité : le PFOA (des poêles à revêtement antiadhésif) et le PFOS), on les retrouvera pendant des décennies...
Le plus petit PFAS (issu de la désagrégation d’autres PFAS et de Pesticides perfluorés utilisés en agriculture) est retrouvé partout, il est indégradable, et passe à travers les filtres de l’Ultrafiltration par Osmose inverse à basse pression (OIBP). Des travaux récents en font un Perturbateur Endocrinien probable. Les premiers dosages sont faits en 2026 à titre de "sondage" ; son dosage sera obligatoire au 1° Janvier 2027.
Cette pollution d’une ampleur inégalée et aux conséquences sanitaires graves sur les générations à venir vient s’ajouter aux autres sources de pollutions comme les pesticides et les particules fines contenant des HAP (Hydrocarbures aromatiques polycycliques)...
Le décryptage de leur impact est difficile, car les données sont parcellaires.
Si en France, l’Anses a fixé un taux limite provisoire de 0,1 µg/L (soit 100 ng/L) pour une somme de 20 PFAS sélectionnés, il n’existe actuellement aucune limite réglementaire pour chaque PFAS.
A titre comparatif : certains pays comme les USA, les Pays Bas ou le Danemark ont défini une Limite de qualité à 4 ou 5 ng/L à ne pas dépasser, voire 2 ng/L souhaité par le Danemark. Raison pour laquelle nous avons surligné les chiffres égaux ou supérieurs à 4 ng/L.
D’ors et déjà, l’on peut constater que les captages de la Plaine du Saulce sont exempts de pollution significative, alors que ceux des Boisseaux I, II, et III à Monéteau sont touchés par les PFAS, certains chiffres étant même inquiétants (cf. le document ci-joint). Comme ils sont dans la Plaine de l’Yonne en aval de la l’agglomération d’Auxerre, doit-on en déduire que leur origine provient de la ville elle-même (produits de consommations utilisés par les habitants ? pollution d’origine industrielle ? Mousse à incendie des multiples incendies que les pompiers ont dû éteindre dans les années passées ?).
Dominique COQUERET
– Un Observatoire des pollutions dans l’Auxerrois a été créé, (dirigé par Dominique Coqueret, médecin retraité).
http://auxerreecologiesolidarites.fr/?page_id=13
Son objectif est de collecter des données sur les pollutions du sol, de l’eau et de l’air, ayant déjà pu survenir dans les années passées sur notre territoire,
mais surtout d’observer les sources de pollutions actuelles, d’en évaluer la nature et l’importance quant à l’impact environnemental et au risque sanitaire pour les populations ;
et d’alerter les instances compétentes communales, communautaires ou préfectorales afin que toutes les mesures adéquates soient prises pour y remédier.
Car c’est aussi le rôle des citoyens soucieux de la qualité de leur environnement de se préoccuper des pollutions potentielles ou existantes, et d’en avertir les élus.
C’est notre responsabilité à tous de promouvoir des solutions écologiques pour remédier à tout ce qui constitue des nuisances à la terre dont les cultures pourvoient à notre alimentation, à l’eau destinée la consommation humaine, et à l’air que nous respirons. Notre santé et celle de nos enfants et petit-enfants en dépend.
C’est pourquoi cet Observatoire s’est donné :
=> de suivre régulièrement les analyses réalisées par l’ARS dans les captages, pour qu’en cas de dépassement des normes en nitrates, en pesticides ou leurs métabolites, les citoyens soient informés des risques encourus.
=> de signaler tout dépôt sauvage, dépotoirs illégaux, produits présumés dangereux déversés, objets carbonisés, ou animaux morts…particulièrement polluants, aux services responsables de l’enlèvement des déchets.
=> d’évaluer les conséquences sanitaires dans notre territoire auxerrois de l’usage de pesticides par l’agriculture conventionnelle, ou de divers polluants chimiques issus de l’industrie ou des moteurs à explosion…
dans le but d’infléchir des pratiques comportant, à quelque degré que ce soit, une nocivité pour la nature, la faune, et la santé humaine ; afin de restaurer à terme un environnement sain.
http://auxerreecologiesolidarites.fr/?page_id=13