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Le Cameroun mettra fin à l’exportation des grumes de bois le 1er janvier 2028

Agir pour la forêt & l’agroforesterie

 Le Cameroun mettra fin à l’exportation des grumes de bois le 1er janvier 2028 6.05.26
À partir du 1er janvier 2028, le Cameroun ne va plus exporter des grumes de bois dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et en République démocratique du Congo (RDC).
Le ministre des Forêts et de la faune (MINFOF), Jules Doret Ndongo, dans un arrêté ministériel en date du 28 avril 2026, en conformité à la résolution prise à la réunion des ministres des Forêts des États membres de la CEMAC et celui de la RDC, le 23 février 2024, à Bangui, en République centrafricaine, a publié une liste des essences de bois à n’exploiter qu’après leur transformation.
https://fr.mongabay.com/short-article/2026/05/le-cameroun-mettra-fin-a-lexportation-des-grumes-de-bois-le-1er-janvier-2028/

 Cameroun : L’élevage de poulets de chair pour protéger le Parc national de Boumba Bek 5.05.26
La formation en élevage de poulets de chair contribue à limiter la destruction des forêts du Parc national de Boumba Bek, situé dans la région de l’Est du Cameroun.
Selon les responsables de Action for Sustainable Development (ASD), une ONG camerounaise spécialisée dans la protection de l’environnement, et à l’initiative de la formation, l’élevage des poulets s’est révélé comme une alternative pour limiter la dégradation des forêts de ce parc d’une superficie d’environ 280 000 hectares.
https://fr.mongabay.com/short-article/2026/05/cameroun-lelevage-de-poulets-de-chair-pour-proteger-le-parc-national-de-boumba-bek/

 Autoroute Yaoundé–Douala : Des cicatrices invisibles derrière le bitume 12.02.26

  • Le passif de la construction de l’autoroute Yaoundé-Douala au détriment des populations riveraines est lourd.
  • Expropriations, cultures englouties, indemnisations impayées, communautés divisées, villages en ruine : tels sont les cicatrices laissées par la construction de l’autoroute au nom du progrès.
  • Malgré les assurances des autorités gouvernementales de tenir les engagements, la cicatrisation des plaies de l’autoroute se fait toujours attendre.
    https://fr.mongabay.com/2026/02/autoroute-yaounde-douala-des-cicatrices-invisibles-derriere-le-bitume/

 Le Centre pour l’environnement et le développement célèbre son 30e anniversaire 26.12.25
Alors que l’ONG camerounaise célèbre ses 30 ans de défense des peuples forestiers et des forêts, son fondateur , Samuel Nguiffo, qui est un partenaire de Fern de longue date, revient sur l’évolution du CED.
https://www.fern.org/fr/publications-insight/centre-pour-lenvironnement-et-le-developpement-celebrates-its-30th-anniversary/

 Cameroun : Face à la rareté du soleil, les planteurs utilisent le feu de bois pour sécher le cacao 4.12.25

  • Depuis plusieurs années, les effets du changement climatique sont de plus en plus visibles en Afrique, à travers notamment l’instabilité du climat.
  • Au Cameroun, les planteurs qui se retrouvent face à une rareté grandissante du soleil, se tournent vers d’autres méthodes pour sécher leurs fèves de cacao.
  • Le séchage au feu de bois, l’une de ces méthodes, devient célèbre à un rythme accéléré. Mais il s’agit là d’une technique pouvant favoriser l’augmentation du taux de déforestation, déjà très élevé dans le pays.
    https://fr.mongabay.com/2025/12/cameroun-face-a-la-rarete-du-soleil-les-planteurs-utilisent-le-feu-de-bois-pour-secher-le-cacao/

 Cameroun : Une technique de pêche accentuant la déforestation interdite 5.09.25

  • Le village Ebogo, dans la région du centre du Cameroun, est traversé par le fleuve Nyong, célèbre pour abriter l’un des poissons les plus prisés du pays, le « kanga ».
  • Les pêcheurs qui se plaignent du fait que ce poisson, présenté comme intelligent, devient difficile à attraper, ont développé une nouvelle technique de pêche qui semble marcher : brûler les forêts qui bordent le Nyong, car ce poisson serait attiré par le charbon et la cendre.
  • Les autorités traditionnelles, conscientes du danger que cette pratique représente pour la nature, l’ont interdite, en dépit de la rareté de ce poisson, que cette décision pourrait amplifier.
    https://fr.mongabay.com/2025/08/cameroun-une-technique-de-peche-accentuant-la-deforestation-interdite/

 Culture du cacao : le Cameroun en passe de devenir un foyer de déforestation 1.08.25
Alors que la Côte d’Ivoire et le Ghana atteignent les limites écologiques de leur modèle cacaoyer, le Cameroun devient peu à peu un fournisseur mondial majeur. Mais cette croissance rapide menace les forêts intactes du pays.
https://www.lalibre.be/planete/environnement/2025/07/29/le-cameroun-en-passe-de-devenir-le-prochain-grand-foyer-de-deforestation-a-cause-de-la-culture-du-cacao-TSXLFTP4ORADBPQNAFTY4H7KMM/

 Cameroun : La méconnaissance des politiques de « déforestation zéro » par les producteurs de cacao favorise la perte des forêts 1.08.25

  • Une récente étude révèle que les pratiques non durables et la non maitrise des politiques de durabilité par les petits exploitants de cacao contribuent à la déforestation au Cameroun.
  • Au cours de la dernière décennie, la cacao culture à petite échelle a entrainé la perte de 4599 hectares de forêts dans le bassin de production de Ntui, une localité camerounaise située dans la région du Centre.
  • Le Cameroun envisage, avec l’Initiative pour les forêts d’Afrique Centrale (CAFI), de doubler sa production cacaoyère, en réduisant la perte des forêts au cours des dix prochaines années.
  • Selon l’organisme de certification Rainforest Alliance, la solution réside dans l’adoption des systèmes agroforestiers et à la pratique d’une agriculture intelligente et résiliente face au climat.
    https://fr.mongabay.com/2025/07/cameroun-la-meconnaissance-des-politiques-de-deforestation-zero-par-les-producteurs-de-cacao-favorise-la-perte-des-forets/

 Au Cameroun, le Kosipo d’Ebogo, l’arbre de 1200 ans en danger 16.07.25

  • Le Kosipo d’Ebogo est un géant de la forêt camerounaise âgée de plus de 1200 ans et qui mesure 85 mètres de haut et 8 mètres de diamètre. Il est considéré comme un spécimen rare et précieux pour les scientifiques et un lieu de grande importance spirituelle pour la communauté locale.
  • Depuis plusieurs années, il n’a plus fière allure et les experts estiment que le changement climatique est l’une des principales causes de sa détérioration, même si la communauté locale évoque d’autres raisons et propose des solutions pour le maintenir en vie.
  • La disparition de cet arbre pourrait avoir des conséquences graves pour le tourisme, l’écosystème local, les autres arbres qui en dépendent et la biodiversité de la région.
    https://fr.mongabay.com/2025/07/au-cameroun-le-kosipo-debogo-larbre-de-1200-ans-en-danger/

 Joseph Bibi : « Les Baka du Cameroun réclament plus de droits et de représentation » 11.07.25

  • Au Cameroun, les peuples autochtones Baka sont progressivement intégrés dans la vie moderne.
  • Ils ont été chassés de la forêt, vivent sur des terres qui ne leur sont pas légalement reconnues, et dépendent encore des chefferies non Baka.
  • Mobilisés au sein de l’Association Sanguia Baka Buma’a Kpodé (ASBABUK), ils luttent depuis de nombreuses années, pour faire reconnaitre leurs droits, et être plus représentatifs dans les instances de décision.
    https://fr.mongabay.com/2025/07/joseph-bibi-les-baka-du-cameroun-reclament-plus-de-droits-et-de-representation/

 Des organisations exigent la fin des violences de la Socapalm contre les communautés 3.04.25
Le 25 mars, la Socapalm, filiale de la multinationale Socfin-Bolloré, a mené une violente opération avec les forces de sécurité contre une communauté rurale qui réclamait la restitution de ses terres, dans le village d’Apouh A Ngog, dans la région du Littoral au Cameroun. Dans une lettre ouverte, plus de 50 organisations de différents pays ont exigé des autorités du pays qu’elles enquêtent sur ces atrocités, mettent fin à ces exactions et trouvent une solution immédiate en faveur de la communauté.
https://www.wrm.org.uy/fr/node/20737

 Le Cameroun mise sur le bambou pour restaurer ses terres dégradées 13.02.25

  • Depuis 2016, en application aux recommandations de l’Accord de Paris signé à l’issue de la 21è Conférence des parties sur les changements climatiques, l’exploitation du bois de perche a été interdite sur l’ensemble du territoire camerounais.
  • La décision a été prise pour permettre à ces arbustes, utilisés dans le coulage des dalles dans le bâtiment, de devenir des arbres pour la régénération des forêts et la pérennisation de certaines essences.
  • Depuis lors, le bambou est ainsi utilisé à la place de ces jeunes arbres, mais il est plus plant pour contribuer à la restauration des terres dégradées et à la fertilisation des sols par la fixation de l’azote.

  • Des chercheurs affirment que le bambou joue aussi un rôle dans la lutte contre le réchauffement climatique en séquestrant plus de gaz carbonique que les arbres et en libérant l’oxygène.
    https://fr.mongabay.com/2025/02/le-cameroun-mise-sur-le-bambou-pour-restaurer-ses-terres-degradees/

 Malgré les avertissements, l’abattage continue dans la riche forêt d’Ebo au Cameroun 15.12.24

  • Les données et les images satellites montrent que l’abattage continue dans la riche forêt d’Ebo au Cameroun depuis 2022, malgré les avertissements des défenseurs de l’environnement et des communautés locales.
  • L’exploitation forestière est menée par deux entreprises, SCIEB et la méconnue Sextransbois.
  • Des spécialistes de la conservation avertissent des risques de conflits entre les abatteurs et les communautés locales en raison de l’accès perturbé.
  • Le gouvernement camerounais indique qu’il a une « conscience écologique » et est attaché à la préservation des ressources sauvages du pays.
    https://fr.mongabay.com/2024/12/malgre-les-avertissements-labattage-continue-dans-la-riche-foret-debo-au-cameroun/

 Eric Cantona Ndonmou : « Les systèmes agroforestiers à base de caféiers et de cacaoyers recolonisent les espaces et renforcent les capacités des savanes humides de l’Ouest du Cameroun » 12.12.24

  • Une agroforêt, aussi appelée système agroforestier, est une forêt dont la composition faunistique et floristique est gérée par la population humaine locale.
  • Les cacaoyers et les caféiers sont deux espèces originaires des sous-bois, et l’ombrage des autres espèces associées leur est donc naturellement favorable, tout comme la matière organique qu’elles leur apportent.
  • Les savanes humides d’altitude de l’Ouest du Cameroun offrent une grande diversité de reliefs. Leur végétation, modifiée par l’homme, est une mosaïque de cultures et de petits îlots forestiers (forêts sacrées, forêts galeries, etc.).
  • L’ouest du Cameroun est dominé par les Hauts-Plateaux, et comprend le massif le plus haut de toute l’Afrique de l’Ouest : le mont Cameroun, qui culmine à 4 070 mètres, c’est le neuvième sommet du continent africain.
    https://fr.mongabay.com/2024/12/eric-cantona-ndonmou-les-systemes-agroforestiers-a-base-de-cafeiers-et-de-cacaoyers-recolonisent-les-espaces-et-renforcent-les-capacites-des-savanes-humides-de-louest-du-cameroun/

 CAFI propose de doubler la production du cacao et le café en réduisant la perte de forêts 27.11.24

  • L’Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale (CAFI en anglais) et le gouvernement camerounais, ont signé un accord de financement de $60 millions pour une transition du pays vers une croissance économique verte.
  • Cet argent sera investi entre autres, dans le développement de la culture des produits tels que le cacao et le café, mais aussi pour la préservation et la gestion durable du domaine forestier permanent camerounais.
  • CAFI soutient que les projets éligibles par ce financement vont mettre l’accent sur une intensification durable des terres agricoles existantes, plutôt qu’une extensification d’activités agricoles destructrices des forêts.
  • Selon l’expert forestier camerounais Ghislain Fomou, la notion d’agriculture durable libre de déforestation axé sur le cacao (ou le café) reste ambigüe.
    https://fr.mongabay.com/2024/11/cafi-propose-de-doubler-la-production-du-cacao-et-le-cafe-en-reduisant-la-perte-de-forets-au-cameroun/

 Les forêts abondantes, un signe de vitalité et de bien-être chez les peuples autochtones Baka du Cameroun
2.11.24

  • L’Anthropologue britannique Simon Hoyte a exploré dans un récent article publié dans le journal People and Nature, la philosophie de ce peuple minoritaire du bassin du Congo et ses liens historiques avec la forêt, un espace qui lui est indissociable en raison de son abondante richesse.
  • Les peuples forestiers ont été contraints à la sédentarisation depuis l’époque coloniale, et interdits d’accès dans les forêts, pour des besoins de création des aires protégées ou pour l’exploitation forestière.
  • Les Baka du Cameroun soutiennent que la solution pour préserver la forêt est de donner aux communautés plus d’accès à celle-ci.
  • Le gouvernement autorise progressivement leur accès dans les aires protégées à travers la signature d’accords réciproques, grâce au plaidoyer de la société civile.
    https://fr.mongabay.com/2024/10/les-forets-abondantes-un-signe-de-vitalite-et-de-bien-etre-chez-les-peuples-autochtones-baka-du-cameroun/

 Le Cameroun parmi les pays à fort puits de carbone à valoriser 27.10.24

  • L’inventaire des gaz à effet de serre réalisé par l’Observatoire national sur les changements climatiques indique que le Cameroun a un potentiel d’absorption des gaz à effet de serre non négligeable.
  • L’étude a été menée dans les zones agro-écologiques soudano-sahéliennes, les hautes savanes guinéennes et les hauts plateaux, entre 2010 et 2022, dans le secteur de l’agriculture, de la foresterie et autres affectations des terres.
  • Les résultats ajoutés à ceux de l’évaluation dans les régions du Littoral, du Centre, de l’Est, du Sud et du Sud-ouest, relèvent une capacité importante d’absorption de dioxyde de carbone.
  • Les auteurs de l’inventaire recommandent entre autres une collaboration entre les différentes institutions en charge de la production des données, du reportage et de la communication des informations au niveau international, le soutien du processus d’élaboration continu des inventaires de gaz à effet de serre.
    https://fr.mongabay.com/2024/10/le-cameroun-parmi-les-pays-a-fort-puits-de-carbone-a-valoriser/

 Cameroun : La résistance contre les opérations de replantation de la SOCAPALM est fertile  ! 11.09.24
La société est en train de renouveler une partie de ses plantations de palmiers à huile à Edéa. À la fin de l’année dernière, les communautés d’Edéa ont commencé à se mobiliser contre ce processus. La résistance de la communauté et sa détermination à stopper l’opération de la société ont conduit le sous-préfet à demander à la Socapalm de cesser ses activités. C’est une première victoire pour la communauté et l’organisation des femmes d’Edéa, mais la lutte continuera jusqu’à ce que la SOCAPALM rende les terres aux communautés !
https://www.wrm.org.uy/fr/articles-du-bulletin/cameroun-la-resistance-contre-les-operations-de-replantation-de-la-socapalm-est-fertile

 Le Cameroun opte pour la mise en place des aires protégées communautaires 30.08.24

  • La nouvelle loi portant régime des forêts et de la faune au Cameroun innove avec des mesures comme la création des aires protégées communautaires, définies comme étant des aires protégées « relevant du domaine national d’une communauté riveraine, dédié à la forêt et géré conformément aux usages locaux ».
  • Selon des défenseurs de l’environnement, cette disposition pourrait augmenter la participation des communautés locales dans la protection de la biodiversité. Cependant, cela passera, entre autres, par le renforcement des capacités et du leadership des communautés.
  • La nouvelle loi consacre d’autres nouveautés pour une meilleure organisation de la gestion participative des forêts et de la faune, une meilleure protection du patrimoine forestier et faunique national, le principe de la régénération forestière, la prise en compte des intérêts des communautés riveraines et au plan économique, l’interdiction formelle de l’exportation du bois en grumes et la promotion de l’industrie de transformation locale du bois.
    https://fr.mongabay.com/2024/08/le-cameroun-opte-pour-la-mise-en-place-des-aires-protegees-communautaires/

 Stop aux opérations de replantation par la SOCAPALM ! 13.08.24
Edéa, le 12 août 2024. SOCAPALM, filiale de la Socfin, doit immédiatement cesser les opérations de replantation à Edea 1, au Cameroun.
Nous, membres de l’Alliance informelle contre les plantations industrielles de palmiers à huile, nos partenaires et toutes les femmes riveraines des agroindustries du Cameroun et d’ailleurs, demandons instamment à la Socapalm d’arrêter immédiatement les opérations de replantation de palmiers à huile aux abords des maisons et sur les tombes des communautés riveraines d’Apouh à Ngog, qui sont effectives depuis mercredi 08 Août 2024. La plantation des dizaines de milliers d’hectares de palmiers devant la cour de ces riveraines porte gravement atteinte à la souveraineté alimentaire des familles du village, à la dignité de la femme d’Apouh A Ngog, de l’arrondissement d’Edéa 1 au Cameroun.
https://www.wrm.org.uy/fr/actions-en-cours/stop-aux-operations-de-replantation-par-la-socapalm

 Cameroun : Les femmes sont décidées à récupérer leurs terres occupées par la société palmicole Socapalm/Socfin 19.12.23
L’association de femmes Afrise a lancé une pétition internationale pour arrêter la replantation de palmiers à huile près de leurs cases et des tombes de leurs ancêtres. Les femmes dénoncent des décennies d’abus sexuels, de spoliation de terres et de misère. Elles exigent qu’on leur restitue leur territoire pour mener une vie digne.
https://www.wrm.org.uy/fr/articles-du-bulletin/cameroun-les-femmes-sont-decidees-a-recuperer-leurs-terres-occupees-par-la-societe-palmicole-socapalmsocfin

Par Rédaction Yonne Lautre

Publié le mercredi 6 mai 2026

Mis à jour le mercredi 6 mai 2026