– Parution d’un ouvrage exceptionnel sur Irène CHIOT-ROSSEL - MAI 2025
L’Association Résistance Déportation Yonne (ARDY) édite un ouvrage sur Irène CHIOT-ROSSEL, une héroïne de la Résistance et une martyre de la Déportation. Seule femme cheffe d’un groupe de résistants en Bourgogne, cette citoyenne jovinienne était aussi franc-maçonne. Cette parution se fait dans le cadre de la commémoration des 80 ans de la Libération mais correspond aussi à l’anniversaire de sa disparition au camp de Bergen-Belsen le 6 juin 1945.
Cet ouvrage de 64 pages est le résultat d’un travail collectif et d’une longue aventure. Le lecteur pourra déjà lire dans cet ouvrage les retranscriptions des entretiens radiophoniques réalisés au milieu des années 1990, par Alain Vincent pour Radio Triage -Triage FM, auprès des proches d’Irène, de ses cousin et cousine, de ses amis sans oublier l’entretien avec le grand écrivain-romancier Jorge Semprun, arrêté à Joigny chez Irène et en même temps qu’elle, le 8 octobre 1943. L’histoire extraordinaire du sac et de la broche d’Irène est relatée ainsi que le parcours méconnu du résistant jovinien Max Bourgoin.
Une seconde partie fait la synthèse du colloque Irène-Chiot, tenu à Joigny en octobre 2023. Il avait été initié par l’ARDY du président Bernard Moraine et a été animé par l’Association pour la Recherche sur l’Occupation et la Résistance dans l’Yonne (ARORY) avec la participation de messieurs Frédéric Gand son président et Joël Drogland son vice-président, de madame Catherine MONJANEL, membre du Cercle d’étude de la Déportation et de la Shoah et membre de la Commission Histoire de la Fédération Française de l’Ordre Maçonnique Mixte International Le Droit Humain, de madame Corinne BENESTROFF , Psychologue clinicienne et Docteur en littérature française - chargée de cours à l’IUT Rives de Seine - Université Paris Cité. La fin de l’ouvrage revient sur le parcours maçonnique d’Irène grâce aux dernières recherches de Catherine MONJANEL, dans les archives du Grand Orient de France.
Cet ouvrage sera disponible à la vente au prix de 10 € :
– Librairie « Au Saut du Livre » et Presse du Lycée à Joigny
– Maison de la presse à Migennes
– Librairie « Obliques » à Auxerre
– Librairie « Calligrammes » à Sens
– Centre E. Leclerc Espace Culturel à Saint Denis-lès-Sens
Contact presse : Frédéric Gand : 06 83 50 35 27 / frederic.gand chez gmail.com
– Théâtre Joigny Charlotte DELBO - mardi 8 avril 2025 à 14h30 et à 20h30
« Je reviens de la vérité – Charlotte Delbo »
Théâtre sur la scène de la salle Claude Debussy le 8 avril 2025 à Joigny
Proposé par l’Association Résistance Déportation Yonne (ARDY)
Avec le soutien de la ville de Joigny
Dans le cadre des commémorations de la libération des camps nazis, l’ARDY (Association Résistance et Déportation de l’Yonne), présidée par Bernard Moraine, avec le soutien de la Ville de Joigny, propose une pièce de théâtre autour d’une résistante déportée, Charlotte Delbo.
Interprété par Vanessa Pivain, sur une mise en scène de Sylvie Pothier, le spectacle, intitulé « Je reviens de la vérité – Charlotte Delbo) sera joué deux fois à la salle Claude-Debussy (rue Saint-Jacques, Joigny) :
le mardi 8 avril 2025 à 14h30 et à 20h30
(entrée : 10€, 5€ pour les moins de 18 ans)
Qui est Charlotte Delbo ?
Charlotte Delbo, née le 10 août 1913 à Vigneux-sur-Seine, est décédée le 1er mars 1985, à Paris, à l’âge de 72 ans. Écrivaine française, femme de lettres, engagée dans la Résistance intérieure française, elle a vécu la Déportation. dans les camps (Auschwitz-Birkenau et de Ravensbrück).
Communiste, elle travaille avant la guerre comme assistante de Louis Jouvet. Charlotte Delbo s’engage dans la Résistance en 1941, avec son mari Georges Dudach. Lui sera arrêté et fusillé en 1942, avec le groupe Pullitzer. Charlotte Delbo sera déportée à Auschwitz (convoi du 24 janvier 1943 avec 230 autres femmes, déportées politiques) A son retour, elle publie une œuvre marquée par sa Déportation. Elle portera le reste de sa vie le numéro 31661 tatoué sur le bras gauche. Une douloureuse et bouleversante incantation pour tenter de dire l’indicible.
Que dit-elle ?
Au travers de nombreux ouvrages, Elle témoigne. Elle dit l’horreur des camps. Mais aussi la camaraderie, le soutien, l’envie de vivre, même avec la mort, la torture, le pire de l’humanité. Elle parle de son engagement auprès de son mari.
Elle dit le mal de vivre sans l’autre. Elle dit les chambres à gaz, les fumées lentes qui envahissent le camp. L’appel chaque jour, et tous les jours, le froid, la neige, les corps nus dans la neige. Elle dit l’amour des autres, retient l’histoire de chacune, pour que chacune vive encore, pour témoigner, si un jour elles reviennent. Elle dit les 230 femmes de ce convoi du 24 janvier 1943, connu sous le nom des 31.000. Elle dit les cris, les coups, la folie humaine. Elle dit le retour aussi, et la peur de ne pas être crue.
« Parce que je reviens d’où nul n’est revenu
Vous croyez que je sais des choses
Et vous vous pressez vers moi
Tout gonflés de vos questions
De vos questions informulables
Vous croyez que je sais les réponses
Je ne sais que les évidences
La vie
La mort
La vérité
Je reviens de la vérité. »
Pourquoi son histoire est-elle importante pour les jeunes générations ?
Charlotte Delbo laisse derrière elle une immense œuvre : documents, poésies, pièces de théâtre. Elle témoigne. Elle est femme. Les écrits de Charlotte Delbo sont au cœur même du camp. Ses engagements, ses actes de Résistance, durant toute sa vie, sont vivants. Dans ces temps troublés, aborder les camps de concentration au travers d’une femme, d’une femme, qui porte en elle un immense sentiment de liberté, qui donne sa vie pour que nous soyons nous aussi, épris de cette liberté-là, qui résiste pour les autres. « Parler des camps au travers de femmes déportées, non pour des raisons de race ou de religion, me semble important dans ces années qui divisent pour ces
raisons-là. Aborder le principe de Résistance à des dogmes, des oppressions, ouvre un véritable espace d’échanges. Un mot que Charlotte Delbo aimait autant que le mot partage. Je voudrais ajouter le mot transmettre. Le mot mémoire. Et le mot aimer, juste avec un peu d’humanité pour cette grande humaniste », expose Bernard Moraine.
Sylvie Pothier et Vanessa Pivain
Sylvie Pothier, metteure en scène, comédienne, auteure, est directrice artistique de La Structure Compagnie et dirige le théâtre de l’Atelier Bleu, à Fontaines, en Puisaye dans l’Yonne.
Sylvie Pothier fut élève de Muriel Chaney, Alain Cuny, Lyse Delamare, Madeleine Robinson. Très rapidement, elle s’est consacrée à la mise en scène. Elle porte sur scène un dire trop souvent passé sous silence.
Vanessa Pivain a été formée d’abord au cours Florent et a poursuivi son initiation à l’académie des arts de Moscou. Elle a travaillé notamment avec Raymond Acquaviva, Andreï Serban, Jean-Philippe Azéma et Fabrice Maigrot avec qui elle s’implante dans l’Yonne, à La Closerie puis au Moulin des Arts. Elle a joué entre autres dans « Le Mariage » de N. Gogol au Nouveau Théâtre Mouffetard. Elle joue également dans des comédies de café-théâtre et des textes contemporains. Actuellement, elle se produit dans « Les Impromptus Molière », mis en scène de Catherine Bayle par le Théâtre des Vallées. Elle tourne un spectacle jeune public « La Boîte de Pandore » de N.Hawthorne. Chanteuse, elle se produit actuellement avec le pianiste Christian Sauvage. Au cinéma, elle a participé au film « Molière ou le comédien malgré lui », de Laurent Tirard. Plus récemment, elle a tourné dans « Les Fantasmes » de David et Stéphane Foenkinos.
CONTACT PRESSE :
Sylvie Pothier : 03 86 74 34 20 et / ou 06 65 93 35 04