– Pétition contre la loi Duplomb : un signal fort pour changer de cap. Le gouvernement doit revoir sa copie sur la Bio. 21.07.25
Paris, le 21 juillet 2025 - Alors que la pétition citoyenne contre la loi Duplomb vient de franchir le cap historique d’un million de signatures sur la plateforme officielle de l’Assemblée nationale, la Maison de la Bio appelle le gouvernement à prendre toute la mesure de ce signal démocratique sans précédent.
Ce que cette mobilisation exprime avec force : les Françaises et les Français veulent vivre dans un environnement sans pesticides chimiques de synthèse. Le succès fulgurant de cette pétition, qui pourrait prochainement battre le record historique de « L’Affaire du siècle » (2 millions de signatures), confirme l’attachement profond de nos concitoyens à un modèle agricole plus respectueux de la santé, des écosystèmes et des générations futures.
Une filière engagée, une attente citoyenne forte
La filière biologique représente aujourd’hui :
• 25.000 entreprises sur toute la chaîne de valeur
• 212.000 emplois emplois non délocalisables
• Plus de 12,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires
Dans un contexte de reprise de la consommation (+3 à +5 % estimés en volume en 2025), les acteurs du bio sont mobilisés pour répondre à la demande croissante des consommateurs. Cette dynamique s’appuie sur une attente claire :
• Près de 9 Français sur 10 sont inquiets des conséquences de l’utilisation des pesticides chimiques sur la qualité de l’eau, la biodiversité, la santé des agriculteurs et leur propre santé
• 7 Français sur 10 attendent des actions fortes du Gouvernement pour réduire la présence de pesticides chimiques dans leur environnement
• 85 % des Français se déclaraient déjà inquiets en avril dernier face à l’adoption possible de la loi Duplomb, qui vise à assouplir les règles d’autorisation et d’utilisation des pesticides chimiques en France
(Sondage IFOP pour La Maison de la Bio, avril 2025)
Un changement de braquet est urgent
Face à cette mobilisation historique, la Maison de la Bio appelle solennellement le gouvernement à changer d’orientation et en particulier à :
• Intégrer dans son plan d’économie les bénéfices à long terme du développement de l’Agriculture Biologique sur son territoire pour la santé publique, la qualité de l’eau et la biodiversité
• Renforcer la position et le rôle de l’Agence Bio en la dotant d’un budget annuel minimum de 23 millions d’euros pour
◦ prolonger et renforcer la campagne de communication “C’est Bio la France” initiée cette année et qui doit accompagner la reprise de la consommation de produits Bio
◦ restaurer le Fonds Avenir Bio (13 millions d’euros minimum) et ainsi accompagner le développement et la structuration des filières biologiques en France
◦ développer les outils de suivi et d’analyse de la production et de la consommations bio en France
Un appel à un engagement clair de l’État
La Maison de la Bio, fédération professionnelle représentative des acteurs bio en France, rassemble 10 organisations du secteur* – groupements de producteurs, transformateurs, distributeurs et certificateurs – soit plus de 3 000 entreprises pour un chiffre d’affaires global de 7,5 milliards d’euros. Elle est la voix économique de la bio et un partenaire central de la transition agricole et alimentaire.
Elle appelle à l’ouverture d’un dialogue constructif avec le ministère de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, fondé sur des engagements clairs : reconnaissance, accompagnement et développement du bio en France.
« Le million de signatures contre la loi Duplomb n’est pas un simple chiffre : c’est un message politique, clair et profond. Les citoyens attendent des actes pour protéger leur santé et leur alimentation. Il est temps que les pouvoirs publics changent de cap et soutiennent pleinement la filière bio, seule alternative crédible aux pesticides de synthèse. » Aude Sivel, présidente de la Maison de la Bio.
Dans un contexte de reprise confirmée du marché biologique, elle se tient à la disposition des autorités publiques compétentes pour faire avancer et grandir une filière porteuse de solutions concrètes aux défis sanitaires, économiques et écologiques de notre époque.
https://lamaisondelabio.com/
– CP Loi Duplomb- un recul historique pour l’alimentation, la santé publique et l’environnement 9.07.25
Paris, mercredi 9 juillet 2025 - La Maison de la Bio et ses membres alertent sur les conséquences potentiellement désastreuses de la proposition de loi dite "Duplomb", définitivement adoptée ce mardi 8 juillet à l’Assemblée nationale. Présentée comme un texte de simplification administrative pour le monde agricole, cette loi organise en réalité un recul majeur en matière de santé publique.
Présentée comme un texte de simplification au service du monde agricole, la proposition de loi visant à "lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur" dite “Duplomb” adoptée ce jour, autorise en réalité la réintroduction, sous dérogation, de pesticides interdits comme l’acétamipride – un néonicotinoïde reconnu pour sa toxicité sur les pollinisateurs et sa persistance dans l’environnement. Elle facilite le développement des mégabassines sans réel débat démocratique, et relève les seuils d’autorisation pour les élevages intensifs. Ce texte acte un recul historique en matière de santé publique, de protection de l’environnement et de soutien aux agricultures durables, à rebours des attentes citoyennes et de l’urgence écologique.
La Maison de la Bio alerte : cette loi fragilise les filières qui investissent depuis des années dans la transition.
Elle menace la biodiversité, dégrade les sols, met en péril la qualité de l’eau et ignore les données scientifiques qui lient exposition aux pesticides et maladies graves, en particulier chez les agriculteurs.
À contre-courant des aspirations sociétales, ce texte nie la dynamique de fond portée par les consommateurs, les jeunes agriculteurs, les collectivités, et une grande partie du monde agricole : produire mieux, préserver les ressources, garantir une alimentation saine et transparente.
La Maison de la Bio rappelle par ailleurs que l’agriculture biologique est aujourd’hui le seul label public qui garantit une production sans pesticides chimiques de synthèse. Elle protège les écosystèmes, la santé des agriculteurs, celle des consommateurs, et contribue à la souveraineté alimentaire par des pratiques durables, adaptées aux réalités climatiques et territoriales.
La Maison de la Bio invite les citoyens à se tourner plus que jamais vers l’agriculture biologique. Dans ce contexte, c’est non seulement un acte de résistance, mais aussi un choix éclairé, positif et concret pour l’avenir.
La Maison de la Bio, fédération professionnelle représentative des acteurs bio en France, rassemble 10 organisations du secteur* – groupements de producteurs, transformateurs, distributeurs et certificateurs – soit plus de 3 000 entreprises pour un chiffre d’affaires global de 7,5 milliards d’euros.
Elle est la voix économique de la bio et un partenaire central de la transition agricole et alimentaire.
Dans un contexte de reprise confirmée du marché biologique, elle se tient à la disposition des autorités publiques compétentes pour faire avancer et grandir une filière porteuse de solutions concrètes aux défis sanitaires, économiques et écologiques de notre époque.
* : BIOCOHERENCE, BIOPARTENAIRE, BIO EQUITABLE EN FRANCE, BIO VALEURS, CEBIO, COSMEBIO, FOREBIO, SYNABIO, SYNADIET, SYNADIS BIO.
– Un rapport sénatorial propose la suppression de l’Agence Bio : une menace grave pour la filière bio en pleine reprise de croissance 7.07.25
Paris, 7/7/2025 - La Maison de la Bio et ses membres alertent sur les conséquences potentiellement désastreuses de la proposition de la sénatrice Christine Lavarde, rapporteure LR de la commission d’enquête du Sénat sur les agences, visant à supprimer l’Agence Bio en réintégrant ses missions au sein du ministère de l’Agriculture.
Alors que la filière biologique amorce une reprise confirmée en 2025, cette recommandation fait peser une lourde incertitude sur l’unique opérateur public 100 % dédié à l’agriculture biologique. Elle intervient dans un contexte où l’État est déjà très en retard sur ses propres objectifs – 21 % de surfaces agricoles en bio, 20 % de bio dans les cantines – et alors que les crédits alloués à la filière ont été massivement réduits ces derniers mois.
Un acteur essentiel pour la visibilité et la structuration de la filière
L’Agence Bio n’est pas une simple "coquille". C’est le seul espace piloté par l’État réunissant l’ensemble des professionnels de la filière bio – producteurs, transformateurs, distributeurs – et les pouvoirs publics et un outil indispensable de lisibilité de l’action publique pour les citoyens. Dans un marché où le bio représente 12 milliards d’euros, et où la part de consommation des ménages doit encore progresser (6 % du panier alimentaire), la pédagogie et la valorisation du bio sont plus nécessaires que jamais.
La Maison de la Bio fédère 10 organisations professionnelles du secteur soit plus de 3 000 entreprises et un chiffre d’affaires global de 7,5 milliards d’euros. Elle est la voix des acteurs économiques des filières biologiques. Pour nous, supprimer l’Agence Bio reviendrait à désarmer notre filière en plein redémarrage, à casser la dynamique collective d’un modèle agricole techniquement inspirant, plus résilient, plus sain et plus respectueux de l’environnement.
Un mauvais signal à l’heure des nécessaires transitions écologiques
Nous rappelons que les professionnels du secteur bio construisent chaque jour, sur le terrain, une souveraineté alimentaire française sans pesticides de synthèse, sans OGM et sans engrais fossiles. Les affaiblir au moment où leur modèle commence à reprendre des couleurs serait un non-sens stratégique et écologique.
Nous appelons donc les pouvoirs publics à renoncer à cette proposition dangereuse, à renforcer les moyens de l’Agence Bio, et à faire des acteurs du bio les partenaires incontournables de la transition agricole et alimentaire
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– Budget de l’Agence Bio : une décision incompréhensible, à rebours des attentes des Français 21.05.25
Paris – 21/5/2025 : Au moment où la campagne #TousExposés (conduite par une coalition inédite d’acteurs associatifs et économiques dont la Maison de la Bio) rendue publique il y a quelques jours révèle l’ampleur de notre exposition aux pesticides et où les citoyens expriment une attente forte de solutions concrètes, la décision du Gouvernement de supprimer 15 millions d’euros du budget de l’Agence Bio envoie un signal déconcertant.
Selon un sondage IFOP commandé par la Maison de la Bio et rendu public le 19 mai dernier, 9 Français sur 10 s’inquiètent de leur exposition aux pesticides chimiques. Ils sont également très nombreux (plus de 7 sur 10) à attendre du Gouvernement une action forte pour protéger leur santé et celle de leur environnement.
L’agriculture biologique, seule garantie publique de non-utilisation de pesticides de synthèse, est au cœur de cette réponse.
Dans ce contexte, l’annonce de la suppression des moyens de la campagne de communication nationale « C’est Bio la France » – qui sera lancée ce jeudi pour fêter les 40 ans du label – ainsi que la réduction de moitié du Fonds Avenir Bio (de 18 à 8,6 millions d’euros) fragilise gravement la filière. Ces coupes budgétaires mettent un coup d’arrêt brutal à la dynamique de reprise observée ces derniers mois, au moment même où les acteurs économiques de la bio réinvestissent dans l’innovation, la structuration des filières, et l’accessibilité pour tous.
Elles interviennent alors que la proposition de loi dite « Duplomb » menace de réintroduire des néonicotinoïdes interdits depuis 2016, affaiblit les procédures d’homologation des pesticides et remet en cause le rôle de l’ANSES. À contre-courant des priorités de santé publique, ces signaux brouillent la trajectoire nécessaire vers une agriculture et alimentation respectueuse des enjeux de santé publique.
La Maison de la Bio appelle le Gouvernement et les parlementaires à reconnaître l’agriculture biologique pour ce qu’elle est : une réponse crédible, structurante et efficace aux préoccupations des Français pour les enjeux de santé publique liés à l’Alimentation. Portée par 60 000 exploitations et des dizaines de milliers d’emplois dans la transformation, la distribution et les services, cette filière d’avenir mérite un engagement clair de l’État : non pas des reculs, mais des moyens à la hauteur des enjeux.
« En fragilisant l’Agence Bio, ses outils de structuration et sa capacité à parler aux Français, le Gouvernement affaiblit l’ensemble d’une filière qui emploie des dizaines de milliers de personnes et qui répond à une demande sociétale majeure. L’agriculture biologique mérite une politique de soutien cohérente et stable, à la hauteur de ses contributions en matière de santé publique, d’environnement et de souveraineté alimentaire. Nous ne comprenons pas cet écart grandissant entre les décisions politiques actuelles et les attentes des français. » -citation d’Aude SIVEL, présidente de Natexbio et La Maison de la Bio.
La Maison de la Bio et Natexbio rassemblent 9 organisations professionnelles représentatives des acteurs bio de France : groupements de producteurs, transformateurs, distributeurs, certificateurs. L’Agriculture Biologique est le seul label officiel de qualité garantissant la non utilisation de pesticides de synthèse et réglementé par les institutions françaises et européennes. Dans le domaine agricole, la Bio est le principal moteur de la transition écologique. Le marché de la Bio en France est évalué en 2024 à 12 milliards €.
https://www.natexbio.com/
https://lamaisondelabio.com/
– La Maison de la Bio réunit ONG et entreprises, et rappelle le rôle essentiel de l’Agriculture Biologique face aux défis climatiques et environnementaux. 27.06.24
Alors que 8 français sur 10 sont inquiets des conséquences de l’utilisation des pesticides de synthèse sur la qualité de l’eau, la biodiversité et la santé*, et que la consommation de produits liés à l’agriculture biologique pèse 12 milliards d’euros en France, la Maison de la Bio rappelle que la Bio est le seul label garantissant la non utilisation de pesticides de synthèse et qu’à ce titre, elle doit être incontournable dans les débats et les politiques publiques.