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RDC : Le Couloir vert Kivu-Kinshasa peut-il transformer une économie de guerre en une économie d’espoir ?

Préserver les terres nourricières, la biodiversité, l’autosuffisance et l’agrobiologie

 RDC : Le Couloir vert Kivu-Kinshasa peut-il transformer une économie de guerre en une économie d’espoir ? 6.04.26

  • Le président congolais, Félix Tshisekedi, souhaite s’appuyer sur l’ambitieux Couloir vert Kivu-Kinshassa pour transformer une économie de guerre en une économie d’espoir.
  • Le Couloir vert Kivu-Kinshassa, une idée publiquement annoncée pour la première fois lors du Forum économique mondial de Davos en 2025, vise à créer l’une des plus vastes aires protégées au monde, reliant Goma, à l’Est du pays, à Kinshasa, à l’Ouest.
  • Les défenseurs du projet, les environnementalistes et autres observateurs ont salué l’idée, tout en reconnaissant que de nombreuses questions restent en suspens, notamment concernant la gestion des concessions minières, pétrolières, gazières, agricoles et de conservation.
  • Sur le papier, le projet pourrait créer plus de 500 000 emplois — en particulier pour les jeunes Congolais —, préserver plus d’un million d’hectares de terres et contribuer à acheminer des denrées alimentaires indispensables depuis l’Est vers le grand marché de consommation de Kinshasa comptant plus de 20 millions d’habitants.
    https://fr.mongabay.com/2026/04/rdc-le-couloir-vert-kivu-kinshasa-peut-il-transformer-une-economie-de-guerre-en-une-economie-despoir/

 RDC : La construction de la centrale hydroélectrique de Busanga aggrave la pauvreté des communautés riveraines 7.12.25

  • Dans le Lualaba, province du sud-est de la République Démocratique du Congo, se trouve la centrale hydroélectrique de Busanga, la plus moderne de la région. Mise en service depuis 2022, elle produit 240 mégawatts avec un réservoir de près de 1,3 milliards de mètres cubes.
  • Ce méga projet est le fruit de la convention de la collaboration mines contre infrastructures signée en 2008, au ministère des mines, entre le gouvernement congolais et le groupe d’entreprises chinoises. Mais derrière les promesses d’énergie et du développement, les communautés riveraines, précisément celles impactées par la centrale, se trouvent plongées dans une pauvreté affreuse, dépossédées de leurs terres et vivant dans des abris temporaires disséminés sur les collines et les montagnes.
  • Derrière ces populations, des champs, des plantations sombrent notamment sous les eaux du canal artificiel du fleuve Lualaba. Les eaux, derrière le barrage, ont aussi submergé des villages entiers comme 48h, Kamalenge et Monga Luboza.
  • Les habitants de ces agglomérations rurales remettent en question l’indemnisation dont quelques-uns ont bénéficié. Pendant ce temps, l’énergie électrique de Busanga est orientée vers le fonctionnement des industries minières comme la Sicomines et la Sino-Congolaise des mines, laissant les populations dans le noir.
    https://fr.mongabay.com/2025/12/rdc-la-construction-de-la-centrale-hydroelectrique-de-busanga-aggrave-la-pauvrete-des-communautes-riveraines/

 À Kinshasa, des terres agricoles englouties par le béton 27.11.25
Le chant des oiseaux et le bruit d’une rivière dans les environs de Kinshasa offrent une quiétude oubliée dans la capitale grouillante de la République démocratique du Congo (RDC), qui ne cesse de s’étendre, en engloutissant les terres agricoles.
La vallée de Kimwenza, située aux marges de la mégapole de quelque 17 millions d’habitants, a deux faces : un versant a déjà disparu sous le béton, l’autre est encore couvert de forêts et de champs où s’alignent sagement épinards, oseille et ciboulette, cultures typiques de l’agriculture locale qui est à la peine.
https://www.goodplanet.info/2025/11/26/a-kinshasa-des-terres-agricoles-englouties-par-le-beton/?idU=1

 RDC : Désintérêt des agriculteurs pour le cacao biologique jugé non rentable 10.08.25

  • En République démocratique du Congo (RDC), la production de cacao est en nette augmentation depuis 2019, tout comme le nombre de planteurs.
  • Le pays envisage tripler la production des fèves d’ici à 2030. Mais il manque de terre et la sécurité pose problème dans la région orientale, à ce jour, principale zone de production.
  • Mais ce qui fait la fierté de ce cacao, à savoir son label « biologique », ne récompense pas assez les agriculteurs.
    https://fr.mongabay.com/2025/08/rdc-desinteret-des-agriculteurs-pour-le-cacao-biologique-juge-non-rentable/

 La pollution minière menace la production du maïs en RDC 15.12.24

  • En République démocratique du Congo, la dégradation des sols arables est une réelle menace pour l’agriculture, notamment la production du maïs.
  • Le paysage des provinces touchées par l’exploitation minière se forme désormais de creux et crevasses, des sources d’eau polluées et les paysans en paient le prix, car les rendements deviennent de plus en plus faibles.
  • Des voix se lèvent, notamment de la société civile dénoncent les conséquences des pratiques minières irresponsables sur la production agricole.
  • Pour l’heure, les autorités tardent encore à réagir ou n’agissent pas du tout face à l’ampleur inquiétante de la pollution que vivent les agriculteurs et les populations.
    https://fr.mongabay.com/2024/12/la-pollution-miniere-menace-la-production-du-mais-en-rdc/

 En RDC, le gouvernement annule la concession de 42 000 hectares de terres attribuée à la société agropastorale libanaise CAP Congo 22.09.24

  • La ministre des Affaires Foncières, Acacia Bandubola Mbongo, a ordonné au Conservateur foncier de Bandundu, au sud-ouest de la République Démocratique du Congo, l’annulation du contrat conclu, en août 2023, entre le gouvernement provincial de Kwilu et la Compagnie agropastorale du Congo (CAP Congo).
  • L’autorité administrative dénonce des faits de violation de la loi foncière congolaise, lors de cette transaction foncière pour l’occupation de 42 000 hectares de terres dans le village Mushie-Pentane, sur une durée de 25 ans renouvelable.
  • Cette décision du gouvernement central est un soulagement pour environ 600 fermiers et agriculteurs de la localité, qui envisagent de porter plainte contre la société libanaise pour destruction de leurs kraals et de leurs cultures.
    https://fr.mongabay.com/2024/09/en-rdc-le-gouvernement-annule-la-concession-de-42-000-hectares-de-terres-attribuee-a-la-societe-agropastorale-libanaise-cap-congo/

 Le commerce de la viande de brousse accentue les risques de transmission des zoonoses dans le bassin du Congo 28.08.24

  • Les résultats d’une enquête restitués le 30 juillet 2024 par le World Wildlife Fund ou Fonds mondial pour la Nature (WWF) dans le paysage du Parc National de la Salonga en République Démocratique du Congo (RDC), révèlent que 69 % de points de vente de la viande de brousse représentent un risque très élevé de transmission des maladies zoonotiques.
  • Selon cette ONG internationale, 60 millions de tonnes de viande de brousse sont consommées chaque année en Afrique centrale, et contribue à hauteur de 20 à 70 % d’apport en protéines aux humains, alors que de nombreuses espèces animales sont porteuses de pathogènes à potentiel zoonotique.
  • L’activité représente un réel potentiel économique pour les communautés vivant à proximité des aires protégées dans le bassin du Congo, et une stratégie de régulation de la filière viande de brousse est en maturation au Cameroun et en RDC.
    https://fr.mongabay.com/2024/08/le-commerce-de-la-viande-de-brousse-accentue-les-risques-de-transmission-des-zoonoses-dans-le-bassin-du-congo/

 L’octroi de 42 000 hectares de terres à une société agropastorale libanaise pour une durée de 25 ans suscite des tensions en RDC 5.08.24
La Compagnie Agropastorale du Congo (CAP Congo), une société financée par des capitaux libanais, a conclu en août 2023, un accord avec la province de Kwilu au sud-ouest de la République Démocratique du Congo, pour l’exploitation de 42 000 hectares de terres dans le village Mushie-Pentane, sur une durée de 25 ans renouvelable.
Cet accord est vivement contesté par les fermiers et les agriculteurs de la localité, estimés à environ 600, qui dénoncent une expropriation foncière, et accusent la société de détruire leurs cultures vivrières et leurs installations.
Dans un mémorandum adressé en juin au Président de la République, Félix Tshisekedi, ils exigent l’annulation dudit protocole pour des cas de violation de la loi congolaise.
Selon le gouvernement provincial, ces terres ont été « illégalement » vendues aux fermiers et aux agriculteurs par des chefs traditionnels, alors qu’elles font partie du domaine public de l’État congolais.
https://fr.mongabay.com/2024/07/loctroi-de-42-000-hectares-de-terres-a-une-societe-agropastorale-libanaise-pour-une-duree-de-25-ans-suscite-des-tensions-en-rdc/


République Démocratique du Congo (RDC)

Par Rédaction Yonne Lautre

Publié le lundi 6 avril 2026

Mis à jour le lundi 6 avril 2026