– En finir avec le mythe libéral du dirigeant qui dort peu 5.01.26
Dans notre société capitaliste, on entend régulièrement des dirigeants politiques ou de riches patrons assurer qu’ils ne dorment que quelques heures par nuit. Une manière de mettre en scène la légende du leader infatigable qui sacrifie son sommeil pour réussir. Par là, ces derniers tentent de légitimer la méritocratie et les inégalités. Or, cette narration fait l’apologie d’une pratique sanitaire dangereuse.
https://mrmondialisation.org/mythe-dirigeant-dormir-peu/
– La fin du mythe de la méritocratie 17.12.25
La méritocratie continue d’être brandie comme la preuve que tout serait possible pour qui « se donne les moyens ». Mais ce discours, qui ignore le poids écrasant des origines sociales, n’est rien d’autre qu’un instrument de culpabilisation. En prétendant récompenser le mérite, la société punit surtout ceux qui n’avaient aucune chance. Voici pourquoi le mythe s’écroule et pourquoi il faut enfin le dire.
https://www.politis.fr/articles/2025/12/parti-pris-la-fin-du-mythe-de-la-meritocratie/
– La société du concours : entre admis et recalés, quelques points d’écart, mais des conséquences pour toute une vie 19.11.25
Des grandes écoles à la télévision, de la mode à l’agriculture, en passant par la programmation informatique ou la cuisine, les concours sont aujourd’hui légion. Comment expliquer une telle expansion, alors même qu’on sait les biais induits par la compétition et qu’on revendique égalité et justice sociale ?
Autrice de la Société du concours (2017), d’un essai sur le Mérite (2021) et d’une enquête sur les Nouvelles Portes des grandes écoles (2022), Annabelle Allouch nous explique ce que cette logique du « concours partout, pour tous », dit des incertitudes de notre époque. Interview.
https://theconversation.com/profiles/annabelle-allouch-314980
– Succès, échecs : pourquoi le rôle du mérite est-il surévalué ? 26.03.25
On tend souvent à survaloriser la part du mérite dans les situations de réussite et d’échec. S’il en résulte un certain confort psychologique, cette vision réductrice peut, à long terme, avoir également des effets contre-productifs.
Une société est considérée comme « méritocratique » si les résultats (réussites ou échecs) des individus dépendent de leur mérite, c’est-à-dire à la fois de leurs capacités et des efforts qu’ils ont mis en œuvre pour atteindre leurs objectifs.
En bref, une personne qui réussit à obtenir un bon diplôme – ou un emploi bien rémunéré – par la force de son travail ou par son talent est généralement considérée comme méritant cette position et les avantages qui y sont associés. C’est beaucoup moins le cas si sa réussite est perçue comme due à la chance, ou au piston dont elle a bénéficié.
https://theconversation.com/succes-echecs-pourquoi-le-role-du-merite-est-il-surevalue-249759