Yonne Lautre

« Les risques des plantes génétiquement modifiées, d’après une étude basée sur l’expérience des agriculteurs canadiens » par le Dr.Mae-Wan Ho, traduction de Jacques Hallard

vendredi 9 mai 2008 par Hallard Jacques, Ho Mae-Wan Dr

OGMISIS Press Release 24/04/08 Study Based on Farmers’ Experience Exposes Risks of GM Crops


La première étude du genre en Amérique du Nord, peut-être même dans le monde, qui montre comment les risques de la technologie des OGM l’emportent sur les avantages, en particulier sur le long terme. Dr.Mae-Wan Ho

Communiqué de presse de l’Institut ISIS en date du 24/04/2008

Le document original en anglais est intitulé Study Based on Farmers’ Experience Exposes Risks of GM Crops ; il est accessible sur le site suivant :
http://www.i-sis.org.uk/canadianFarmersGMOs.php

Le Canada, de pair avec les États-Unis et l’Argentine, ont été les premiers pays au monde à cultiver et à commercialiser les plantes génétiquement modifiées.

Mais avec un recul de plus d’une décennie, l’évaluation des risques liés aux cultures de plantes génétiquement modifiées est toujours dans l’ignorance des connaissances des agriculteurs et de leurs années d’expérience dans la culture de ces plantes OGM. 

Ian Mauro et Stéphane McLachlan de l’Université du Manitoba, à Winnipeg, au Canada, ont réalisé une étude avec des agriculteurs du Manitoba et à travers d’autres provinces du Canada, basée sur des entretiens (n = 15) et des enquêtes par courrier (n = 370) qui ont été menés entre 2002 et 2003.

Cette étude est particulièrement utile pour identifier les risques réels et les avantages à l’intention des agriculteurs qui ne sont pas encore engagés dans la culture des plantes OGM. 

« Nous avons décrit les avantages et les risques associés au colza canola tolérant aux herbicides (HT), en utilisant des méthodes quantitatives et qualitatives.

Nous avons constaté que les agriculteurs ont été principalement mis en difficulté en raison de la prolifération des « superweeds »,

Les exploitations de plus petite taille et celles qui ont une longue histoire dans l’utilisation du colza canola OGM ont été les plus exposées à ces risques ».

Les agriculteurs canadiens avaient rapidement adopté le colza canola HT à la suite de son lancement commercial en 1995.
Trois variétés de colza canola HT ont été introduites : Roundup Ready (RR), Liberty Link (LL) et Clearfield (FC), respectivement tolérants aux herbicides suivants : glyphosate, glufosinate et imidazolinone.

Les cultivars RR et LL sont génétiquement modifiés, alors que la variété FC a été créée par des mutations induites.

Actuellement, ils représentent 96 pour cent des 5,25 millions d’hectares de colza canola cultivés au Canada : environ 50 pour cent de RR, 32 pour cent de LL et 14 pour cent de FC.

L’essentiel est cultivé dans les provinces de l’Ouest canadien du Manitoba, du Saskatchewan et de l’Alberta.

Ainsi, les agriculteurs canadiens ont une grande expérience dans la culture de colza canola HT et c’est pourquoi les chercheurs Mauro et McLachlan ont décidé de se concentrer sur ce type de production agricole.

  Une étude complète sur les colzas canola HT, tolérants aux herbicides au Canada

Les objectifs de leur étude étaient les suivants :

* Évaluer les risques associés au colza canola HT par rapport à d’autres risques pour les communautés rurales.

* Caractériser et identifier les avantages et les risques associés au colza canola HT.

* Identifier les facteurs qui contribuent aux risques et les avantages associés à ce colza canola HT.

* Découvrir le rôle que les connaissances des agriculteurs jouent dans l’analyse des risques concernant les cultures d’OGM tolérants aux herbicides (HT) et, plus généralement, les technologies agricoles.

Les premiers entretiens ont été menés dans le secteur écologique des Prairies canadiennes, qui comprend les provinces de l’Alberta, du Saskatchewan et du Manitoba : cette zone géographique se caractérise par un climat continental avec des étés chauds et courts et de longs hivers froids, avec une température moyenne annuelle qui varie de 1,5° à 3,5° C. La moyenne des précipitations annuelles de 504,4 mm.

L’enquête réalisée par courrier a porté sur deux écorégions : Lake Manitobe Plaine (LMP) et Aspen Parkland (AP), qui s’étendent dans le sud du Manitoba.

La saison de croissance moyenne pour ces écorégions varie de 173 à 187 jours et les sols sont en majorité des ’tchernozems noirs’, un type de sol noir qui est riche en matière organique.

L’écorégion LMP est généralement réputée comme ayant certaines des terres les plus productives du Manitoba, particulièrement adaptées aux céréales, aux plantes oléagineuses et aux légumineuses.

En moyenne, le colza canola est semé sur 1 million d’hectares dans la province.

Des entrevues approfondies avec 15 agriculteurs ont été conduites dans l’ouest du Canada entre Juin et Octobre 2002.

Les données qualitatives recueillies au cours de ces entretiens ont aussi contribué à l’élaboration d’un questionnaire, afin de faire en sorte que son contenu et son libellé soient adaptés au cas à traiter.

Le questionnaire de 12 pages visait à interroger les agriculteurs sur leurs expériences et leur attitude à l’égard du colza canola HT.

Il a permis d’évaluer les préoccupations concernant le colza canola HT par rapport à d’autres cultures auxquelles les communautés rurales sont confrontées : les avantages et les risques associés au colza canola HT, ainsi que les facteurs qui contribuent à la perception du risque chez les agriculteurs, en particulier chez ceux qui avaient une expérience dans la culture de canola HT.

Le questionnaire était basé sur une échelle de 7 points, allant de 1 pour « pas du tout d’accord », à 7 pour « tout à fait d’accord ».

Les chercheurs associés avec les universités et les industriels, ainsi que des agriculteurs, ont examiné l’étude de manière exhaustive, avec une exactitude technique et en toute impartialité.

Dans chacune des deux écorégions, les municipalités rurales ont également été divisées en deux classes de faible ou de forte abondance de colza canola poussant spontanément, sur la base d’une étude conduite dans le Manitoba en 2001 et qui portait sur les ’mauvaises herbes’.

La grande majorité (97 pour cent) était composée d’hommes, la plupart (67 pour cent) étaient des agriculteurs à plein temps avec une moyenne de 28 ans d’expérience professionnelle.

Une grande majorité (85 pour cent) se considèrent comme bien informés sur l’agriculture.

L’éducation de base chez 48 pour cent, ce qui correspond à une formation postsecondaire, qui est légèrement supérieur à la moyenne du Manitoba (34 pour cent).

La taille moyenne des exploitations est de 575 ha, encore une fois plus élevée que la moyenne des exploitations cultivant le colza dans le Manitoba (409 ha).

Un travail minimal du sol a été pratiqué par 51 pour cent des agriculteurs qui ont répondu, ce qui est proche de la moyenne provinciale de 45,5 pour cent.

La grande majorité (78 pour cent) cultivent le colza canola HT, y compris des cultivars RR (47 pour cent), LL (22 pour cent) et FC (13 pour cent), ainsi que diverses combinaisons de ces variétés (15 pour cent), comme en témoignent les données nationales.

Pour les agriculteurs cultivant du colza canola HT, leur attitude, à l’égard de 10 avantages et de 10 risques, a été évaluée par rapport aux risques liés aux autres contraintes pour la communauté rurale des agriculteurs

 Risques associés au colza canola HT par rapport aux risques liés aux autres contraintes pour la communauté rurale des agriculteurs

Sur les dix risques généraux auxquelles les communautés rurales ont à faire face, on trouve : les coûts des intrants, le coût des machines et les prix des produits de base, qui se trouvent en tête de liste dans cet ordre, avec des scores moyens élevés, de 6,72, 6,67 et 6,60 respectivement.

Ainsi, l’économie agricole est perçue comme jouant un rôle primordial.

Cela reflète la baisse du revenu net des agriculteurs canadiens au cours des 20 dernières années, alors que les agriculteurs connaissent la pire crise de leurs revenus financiers de leur histoire.

Les préoccupations environnementales qui ont affecté la production agricole, et donc les revenus, ont également été marquantes : elles comprennent une humidité excessive, la sécheresse et les catastrophes naturelles.

Les cultures de plantes HT crops ranked 9 out of the 10 general risks, but its score was still high at 5.08 (moderately risky).HT sont classées au rang 9 des 10 risques généraux, mais son score est encore élevé, à 5,08 (risque modéré).

Ce plus faible classement par rapport à d’autres phénomènes, explique pourquoi les agriculteurs ont classé ces critères en premier lieu.

Il s’agit d’agriculteurs travauilant sur de grandes exploitations, avec une moyenne de 575 ha, au-dessus de la moyenne de la province, chez lesquels la facilité de gestion est primordiale, et qui réduisent ainsi les coûts des intrants comme le travail du sol.

 Risques et avantages du colza canola HT (tolérant à un herbicide)

En ce qui concerne les avantages du colza canola HT, le contrôle plus facile des mauvaises herbes, la rotation des herbicides et une lutte plus efficace contre les mauvaises herbes, ont obtenu des notes élevées, de 5,47, 5,37 et 5,28 respectivement.

En ce qui concerne les autres prétendus avantages, 67 pour cent ne sont pas d’accord sur le fait que les cultures de colza HT, tolérantes aux herbicides, puissent protéger « les petites fermes du patrimoine familial », 58 pour cent sont en désaccord avec la formulation qui prétend que les colza HT ont été « la réponse pour nourrir le monde souffrant de la faim », tandis que 39 pour cent ont rejeté l’idée selon laquelle les cultures de colza HT ont rendu « l’agriculture canadienne plus compétitive. »

La perte de marchés, la restriction des droits des agriculteurs par les contrats sur l’utilisation des technologies et l’augmentation des cas de procès, ont été citées en tête parmi les risques avec des évaluations de 5,87, 5,56 et 5,36 respectivement.

Un agriculteur interrogé a déclaré : « La perte de marchés [en Europe] en raison des plantes OGM a un énorme impact financier.

Cela a été probablement plus important que le coût pour contrôler les « superweeds » ou que le bénéfice tiré de la facilité de la lutte contre les ’mauvaises herbes’ ».

Les risques opérationnels ont aussi un score élevé à 5,08, 5,07, 5,02 et 4,97 pour les « superweeds » HT, la propagation des gènes, les mauvaises herbes résistantes aux herbicides, et les cultures de plantes RR [Roundup Ready], qui causent des problèmes pour la préparation du sol sans labour.

Un fermier du Saskachewan a indiqué comment il a été poursuivi pour du colza canola HT breveté qui avait contaminé ses terres et qui fait courir des risques juridiques et biologiques : il a des incidences pour tous les agriculteurs.

Il a déclaré : « Cela signifie, pour tous les agriculteurs dans le monde entier, la perte du droit d’utiliser leurs propres semences.... Mes droits comme agriculteur ont été bafoués parce que maintenant je ne peux plus cultiver du colza sous peine de me voir poursuivi avec la crainte d’un procès ».

Les agriculteurs ont estimé, d’une façon générale, qu’il n’était pas possible de contrôler les caractères de tolérance aux herbicides et de les empêcher de se propager dans l’environnement.

Ainsi, la plupart des agriculteurs qui ont répondu à l’enquête étaient d’avis que « la technologie Terminator » (75 pour cent), « les techniques de séparation » [entre les lots de graines avec et sans OOGM] (67 pour cent) et les « bonnes pratiques agricoles (51 pour cent) ne permettraient pas de résoudre les problèmes de contamination par les caractères de tolérance aux herbicides.

  Les principaux risques concernant le colza canola HT : les superweeds, le nombre d’années consacrées à la culture et la taille des exploitations concernées

Les agriculteurs qui ont répondu à l’enquête ont pu être séparés en trois groupes : ceux pour qui les avantages ont été plus importants que les risques, ceux pour qui les risques et les avantages sont égaux, et enfin ceux pour qui les risques sont plus nombreux que les avantages.

Le modèle le plus simple et qui correspond le mieux à ces données a permis d’identifier trois facteurs principaux qui influent sur la perception des risques et des avantages : la taille de l’exploitation, les années pendant lesquelles des colzas HT ont été cultivés et l’apparition des « superweeds ».

Les données suggèrent que les agriculteurs ont perçu plus de risques lorsqu’ils travaillent sur de petites exploitations.

Liant la disparition des petites exploitations familiales à la technologie des plantes HT tolérantes aux herbicides, un agriculteur a déclaré, « la technologie des OGM va très certainement accélérer la disparition des exploitations familiales s’il est permis aux OGM de progresser sans contrôle.

Quand nous avons commencé dans l’agriculture... les semences pouvaient être récupérées et ressemées d’une année sur l’autre ... Maintenant, chaque année, une énorme dépense doit être consacrée à l’achat des semences pour cultiver du colza canola en raison des nouveaux systèmes imposés par les OGM.... De plus en plus de fermes familiales disparaissent - simplement parce qu’elles sont incapables d’assumer ces coûts chaque année sans aides ou subventions ».

Un certain nombre d’agriculteurs interrogés ont exprimé la même préoccupation : que ces risques pourraient augmenter avec le temps. Risks were also perceived to be greatest for those who had volunteer canola on their land. Les risques ont également été perçus comme plus grands pour ceux qui ont observé du colza canola spontané sur leurs terres.

En effet, de nombreux agriculteurs ont indiqué avoir des problèmes avec les repousses de plantes tolérantes aux herbicides (HT).

« Ces plantes tolérantes aux herbicides apparaissent dans des champs qui n’ont jamais reçu ce type de plantes HT auparavant.

Les agriculteurs qui n’ont jamais semé de plantes génétiquement modifiées ont trouvé des « superweeds » sur leur exploitation et celles-ci se manifestent de façon beaucoup plus importante que ce que nous nous attendions à voir ».

Les trois variables qui contribuent le plus comme facteurs de risque sont, par ordre d’importance décroissante, les plantes invasives qui sont résistantes aux herbicides (HT), le nombre d’années pendant lesquelles les variétés HT ont été cultivées et la taille des exploitations.

Au total, 38 pour cent des agriculteurs ayant adopté ces OGM ont observé du colza canola spontané qui résistant aux herbicides sur leurs terres.

Parmi ceux-ci, 51 pour cent estiment que l’origine provient de leurs opérations culturales, 20 pour cent estiment que ces plantes devenues HT sont venues de l’extérieur de leur domaine, et 29 pour cent estiment qu’elles provenaient de ces deux sources.

Beaucoup de personnes qui ont répondu au questionnaire étaient préoccupées par la promiscuité et le caractère persistant de ces « superweeds » et elles estiment que cela avait finalement compromis les avantages conférés par la technologie [des OGM tolérants aux herbicides.

« J’ai eu des plantes de colza canola résistantes au Roundup dans un champ de tournesol sur lequel je n’en avais jamais utilisé auparavant et je ne pouvais pas les détruire avec l’herbicide Roundup, ni par d’autres moyens.
Nous trouvons du colza canola résistant partout, même s’il n’a jamais été introduit antérieurement sur le domaine en question.
J’aime bien utiliser le Roundup comme herbicide de pré-levée [avant le semis du colza] pour faire disparaître les plantes adventices car cela donne moins de travail ».

Les agriculteurs qui ont cultivé du colza canola HT et qui ont eu affaire aux plantes résistantes aux herbicides, estiment qu’en moyenne, ces « superweeds » se manifestaient sur leur domaine 2,5 ans après la mise en culture de ce type d’OGM. 

En outre, les « superweeds » tolérants aux herbicides (HT) étaient principalement de type Roundup Ready (72 pour cent) et elles sont apparues jusqu’à six ans après avoir été semées.

Les plantes présentant des résistances multiples à des herbicides sont les plus fréquentes (20 pour cent), suivies par les CF (6 pour cent) et les LL (2 pour cent).

De nombreuses méthodes ont été utilisées pour le contrôle de ces plantes résistantes, y compris l’emploi d’herbicides supplémentaires et le travail du sol avant le semis.

Les agriculteurs qui pratiquaient le semis direct [sans travailler le sol avant le semis] sont en fait revenus au travail du sol afin de contrôler les plantes RR, qui sont résistantes à l’herbicide [« Roundup Ready »].

Monsanto est la seule entreprise qui perçoit une taxe de 15 $ par acre pour le colza canola HT.

Il y a désormais une tendance à passer des contrats qui contribuent à une augmentation des coûts des semences et qui limitent les droits des agriculteurs à récupérer, à réutiliser et à échanger des semences.

Beaucoup de ces contrats permettent aux entreprises d’enquêter auprès des agriculteurs, sur leurs terres et auprès de la communauté pour rechercher les preuves de l’acquisition des titres de propriété des technologies relatives aux semences.

Cette question a été abordée par la Cour suprême historique du Canada et elle a fait l’objet d’une décision lors de l’affaire Monsanto contre Schmeiser, qui, pour l’essentiel, a confirmé les revendications concernant la propriété intellectuelle de l’industriel sur les semences et les plantes génétiquement modifiées ; cela rend les agriculteurs responsables pour une infraction vis-à-vis des brevets, malgré la probabilité que les semences qu’ils utilisent puissent avoir été contaminées par des caractères GM, génétiquement modifiés.

Une grande majorité des agriculteurs qui ont répondu à l’enquête (76 pour cent), et qui avaient utilisé le colza canola HT, ont estimé que les plantes résistantes aux herbicides (« superweeds ») deviendraient « un problème grave à l’avenir », et 85 pour cent ont estimé que les industriels ont déplacé la charge de la responsabilité des plantes résistantes aux herbicides (HT) sur le dos des agriculteurs.

Un agriculteur a notamment déclaré :

« Notre plus grande préoccupation réside dans le colza canola Roundup Ready qui pollue les terres de nos domaines et qui, étant transporté par les vents à partir des champs voisins, vient infester nos terres avec des plantes HT.
Est-ce que Monsanto va apporter une compensation aux agriculteurs en pareil cas ? »

La réponse est oui.

Schmeiser vient de remporter une victoire importante sur Monsanto dans son procès contre cette entreprise pour la contamination de ses terres.

Dans un tribunal chargé du règlement de cette affaire, Monsanto a accepté de payer tous les frais pour le nettoyage du colza canola HT.

Schmeiser estime que ce précédent va rassurer les agriculteurs qui pourront prétendre à un remboursement dans le cas où les terres de leur domaine viendraient à être contaminés [2]

 References Références bibliographiques

1.Mauro IJ and McLachlan SM. Farmer knowledge and risk analysis : postrelease evalulation of herbicide-tolerant canola in Western Canada. Risk Analysis 2008, 28, DOI:10.1111/j.1539-6924.200801027.x

2.Schmeiser pleased with victory over Monsanto, Monsanto vs Schmeiser, http://www.percyschmeiser.com


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