Rubriques > Pour la démocratie, les droits, la justice sociale, la solidarité > Droits > Droits des Migrants et Réfugiés > Yonne >

Cercle de Silence de Sens : dernier mardi de chaque mois de 17h à 18h.

 Mardi 25 novembre, le Cercle de Silence de Sens se tiendra de 17h à 18h devant la cathédrale.
Comme chaque mois, le Cercle de Silence de ce mardi 25 novembre durera une heure mais vous pouvez manifester votre soutien par une participation beaucoup plus brève : même réduite à quelques minutes, votre participation est précieuse !
Bien évidemment, durant le Cercle de Silence, nous respecterons la distanciation physique afin de tenir compte des contraintes sanitaires. Précisons que ce rassemblement est bien déclaré à la préfecture, respectant ainsi les règles régissant les manifestations sur la voie publique.
N’hésitez pas à diffuser cette lettre d’information autour de vous !

Lettre 118 aux cercles de silence Novembre 2025

Attention !!! À l’issue de ce cercle, nous nous retrouverons à l’entraide protestante pour faire un point, puis pour partager un repas tiré du sac :)
Nous serons présents ce mardi 25 novembre 2025 à 17h devant la cathédrale...
espérons que vous serez nombreux à nos côtés !
le Cercle de Silence de Sens

 Mardi 28 octobre 2025 de 17h à 18h...
Ce mardi 28 octobre, le Cercle de Silence de Sens se tiendra de 17h à 18h devant la cathédrale.
Comme chaque mois, le Cercle de Silence de ce mardi 28 octobre durera une heure mais vous pouvez manifester votre soutien par une participation beaucoup plus brève : même réduite à quelques minutes, votre participation est précieuse !
Bien évidemment, durant le Cercle de Silence, nous respecterons la distanciation physique afin de tenir compte des contraintes sanitaires. Précisons que ce rassemblement est bien déclaré à la préfecture, respectant ainsi les règles régissant les manifestations sur la voie publique.
N’hésitez pas à diffuser cette lettre d’information autour de vous !
Attention !!! À l’issue de ce cercle, nous nous retrouverons à l’entraide protestante pour faire un point, puis pour partager un repas tiré du sac :)
Nous serons présents ce mardi 28 octobre 2025 à 17h devant la cathédrale... espérons que vous serez nombreux à nos côtés !
le Cercle de Silence de Sens

 Mardi 30 septembre 2025 de 18h à 19h...
Ce mardi 30 septembre, le Cercle de Silence de Sens se tiendra de 18h à 19h devant la cathédrale.
Comme chaque mois, le Cercle de Silence de ce mardi 30 septembre durera une heure mais vous pouvez manifester votre soutien par une participation beaucoup plus brève : même réduite à quelques minutes, votre participation est précieuse !
Bien évidemment, durant le Cercle de Silence, nous respecterons la distanciation physique afin de tenir compte des contraintes sanitaires. Précisons que ce rassemblement est bien déclaré à la préfecture, respectant ainsi les règles régissant les manifestations sur la voie publique.
N’hésitez pas à diffuser cette lettre d’information autour de vous !
Nous serons présents ce mardi 30 septembre 2025 à 18h devant la cathédrale...
espérons que vous serez nombreux à nos côtés !

 Mardi 26 août 2025 de 18h à 19h...
Ce mardi 26 août, le Cercle de Silence de Sens se tiendra de 18h à 19h devant la cathédrale.
Comme chaque mois, le Cercle de Silence de ce mardi 26 août durera une heure mais vous pouvez manifester votre soutien par une participation beaucoup plus brève : même réduite à quelques minutes, votre participation est précieuse !
Bien évidemment, durant le Cercle de Silence, nous respecterons la distanciation physique afin de tenir compte des contraintes sanitaires. Précisons que ce rassemblement est bien déclaré à la préfecture, respectant ainsi les règles régissant les manifestations sur la voie publique.
N’hésitez pas à diffuser cette lettre d’information autour de vous !
Nous serons présents ce mardi 26 août 2025 à 18h devant la cathédrale...
espérons que vous serez nombreux à nos côtés !
le Cercle de Silence de Sens

 Cercle de Silence de Sens, ce mardi 29 juillet 2025 de 18h à 19h
Ce mardi 29 juillet, le Cercle de Silence de Sens se tiendra de 18h à 19h devant la cathédrale.
Comme chaque mois, le Cercle de Silence de ce mardi 29 juillet durera une heure mais vous pouvez manifester votre soutien par une participation beaucoup plus brève : même réduite à quelques minutes, votre participation est précieuse !
Bien évidemment, durant le Cercle de Silence, nous respecterons la distanciation physique afin de tenir compte des contraintes sanitaires. Précisons que ce rassemblement est bien déclaré à la préfecture, respectant ainsi les règles régissant les manifestations sur la voie publique.
Pour les personnes migrantes, l’été n’est pas synonyme de repos. Au contraire, c’est une période où certains des manquements de l’État se font plus criants, notamment pendant les canicules. Près d’un tiers des décès des personnes à la rue (il y en a 4 000 à Paris) ont lieu l’été. Dans les campements, elles souffrent particulièrement des fortes chaleurs (les tentes se transformant en fournaise) et du manque d’eau. À Grande Synthe, sur le littoral nord, l’unique point d’eau installé par communauté urbaine de Dunkerque est très éloigné des lieux de vie. Face à ce manque d’eau sur les campements, des exilés boivent et se lavent dans l’eau du canal qui passe juste à côté des campements où vivent quelque 1 500 personnes, dont de nombreuses familles avec enfants, avec tous les risques que cela comporte.
Mais en France, soi-disant pays des droits de l’Homme, on ne se contente pas de laisser des bébés boire de l’eau non potable. L’ONG Action contre la faim a publié un rapport édifiant sur la précarité des demandeurs d’asile hébergés dans des centres officiels (Huda), gérés par l’État. Deux parents sur trois ont réduit leurs repas pour privilégier l’alimentation de leurs enfants. Une personne sur dix souffre de "faim sévère" et un quart de "faim modéré". La moitié ne mangent pas trois repas par jour. Évidemment, avec une allocation de 206€ par mois (qui doit aussi servir pour l’habillement, les fournitures scolaires des enfants, les transports...) et l’interdiction de travailler, on voit mal comment il pourrait en être autrement. Une situation qui fait le bonheur des trafiquants d’êtres humains à qui l’on fournit ainsi une manne de main d’œuvre bon marché à exploiter sur les chantiers, dans les entreprises de nettoyage ou dans les exploitations agricoles. Un procès pour traite d’êtres humains s’est ouvert jeudi 19 juin 2025 au tribunal correctionnel de Châlons-en-Champagne. 57 travailleurs avaient été exploités et hébergés dans des conditions indignes pour effectuer les vendanges 2023 dans un vignoble de Champagne. Mais la plupart des patrons qui abusent ainsi de la misère humaine ne sont jamais inquiétés.
Une question de priorité encore une fois, le gouvernement préférant traquer les sans-papiers plutôt que les trafiquants. Mercredi 18 et jeudi 19 juin 2025, plus de 4 000 gendarmes, policiers, douaniers et forces Sentinelle ont été mobilisés sur tout le territoire français pour arrêter des sans-papiers, conduisant à l’expulsion d’une centaine de personnes. Belle performance : 40 policiers travaillant pendant deux jours par personne, soit un policier travaillant pendant quatre mois... Et après on va nous parler de faire des économies ! Tout est une question de choix. D’un côté, on remplace les cours de français en présentiel par des cours en ligne (essayez d’apprendre en ligne une langue étrangère très différente de la vôtre quand en plus vous ne disposez pas de matériel informatique ou d’espace pour travailler) alors que le niveau requis pour l’obtention d’un titre de séjour va être relevé d’ici à la fin de l’année. De l’autre, on augmente la durée de rétention maximale à 210 jours en cas de "menace à l’ordre public" (notion non définie, manifester pour ses droits en fera-t-il partie ?) et l’on construit de nouveaux centres de rétention, pour plusieurs millions par an.
L’été, c’est aussi l’augmentation des tentatives de traversées maritimes. Mais les conditions météo plus clémentes ne rendent pas l’entreprise moins risquée. D’autant plus qu’avec l’accroissement de la surveillance des côtes, les personnes migrantes doivent se tourner vers des routes plus dangereuses. Suite aux renforcements des contrôles au Sénégal et en Mauritanie suite aux accords avec l’UE, les personnes qui cherchent à rejoindre les Canaries partent maintenant de Guinée 750 km plus au sud que le Sénégal, pour un périple de 2 200 km, entassées dans des pirogues. Nombres d’entre elles meurent de soif, d’épuisement ou assassinées par les passeurs. Quand l’embarcation ne se perd pas sans laisser de trace dans l’immensité de l’océan. Des naufrages invisibles qui se produisent aussi en Méditerranée où les ONGs de sauvetage repèrent parfois lors de leurs patrouilles des corps en pleine mer ou croisent des canots vides. Que sont devenus les passagers ? Ont-ils été interceptés par les garde-côtes libyens et envoyés dans les geôles où ils seront torturés ? Sont-ils morts ? Les bateaux des ONGs sont les seuls présents en Méditerranée pour secourir les migrants, l’UE refusant toujours de déployer une force de sauvetage malgré les dizaines de morts quotidiens. Et pour faire bonne mesure, les tours de contrôle maritimes ignorent régulièrement les appels des ONGs, même lorsque des enfants sont présents ou que des personnes sont déjà à l’eau.
Une attitude représentative du chacun pour soi maintenant assumée par les gouvernements européens. Ainsi, l’Allemagne a décidé d’arrêter son soutien financier aux ONGs de sauvetage en Méditerranée, alors même que l’Italie assigne aux navires des ports distants de plusieurs jours de navigation de la zone d’intervention, imposant une surconsommation coûteuse de carburant (sans compter le stress et la fatigue supplémentaire infligés aux naufragés). La Grèce, quant à elle, va déployer deux frégates et un navire de guerre au large des côtes libyennes afin d’empêcher l’arrivée des migrants, augmentant ainsi le risque de naufrage ou leur capture par les garde-côtes libyens avec lesquels l’opération est coordonnée. Quant à la Première ministre danoise, qui prend pour six mois la présidence de l’UE, elle a annoncé vouloir s’activer sur deux fronts : l’externalisation des demandes d’asile et la restriction de la portée des arrêts de la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH). De quoi faire ressembler un peu plus l’Europe au cauchemar étatsunien. La Cour suprême a donné son feu vert, ce lundi 23 juin 2025, à la reprise des expulsions de sans-papiers vers des pays étrangers dont ils ne sont pas originaires, levant un sursis imposé par une juridiction inférieure. Depuis un mois, huit hommes, originaires du Vietnam, de Corée du Sud, du Laos, de Cuba, du Mexique et de Birmanie, sont détenus à Camp Lemonnier, la base militaire américaine de Djibouti. Leur expulsion était initialement prévue vers le Soudan du Sud avec lequel les États-Unis ont négocié une sorte de partenariat, mais un juge de Boston avait ordonné de dérouter l’avion vers Djibouti, craignant qu’ils ne soient torturés s’ils atterrissaient à Juba.
C’est vrai qu’elle fait rêver la société étatsunienne où le parti républicain de Floride vend des T-shirts, casquettes et gourdes avec un visuel "Alligator Alcatraz", le surnom du centre de rétention prévu pour enfermer 3 000 personnes sans-papiers, situé dans une zone marécageuse peuplée d’alligators. Le gouvernement américain vend littéralement des produits célébrant la souffrance et l’enfermement d’êtres humains entourés de dangereux prédateurs.
Avant d’en arriver là, il est encore temps d’éveiller les consciences et de proposer la vision d’un monde ouvert, convivial où les sociétés s’enrichissent des contacts entre des êtres humains différents. Si le cercle de silence peut paraître anecdotique face aux tragédies que nous infligent nos gouvernements, on n’éteint pas une bougie dans la nuit, car elle n’éclaire pas assez fort. Nous espérons que vous serez nombreux à nous rejoindre ce mardi 29 juillet 2025 à 18h !
N’hésitez pas à diffuser cette lettre d’information autour de vous !
Nous serons présents ce mardi 29 juillet 2025 à 18h devant la cathédrale...
espérons que vous serez nombreux à nos côtés !

le Cercle de Silence de Sens

 Mardi 24 juin 2025 de 18h à 19h.
Ce mardi 24 juin, le Cercle de Silence de Sens se tiendra de 18h à 19h devant la cathédrale.

Comme chaque mois, le Cercle de Silence de ce mardi 24 juin durera une heure mais vous pouvez manifester votre soutien par une participation beaucoup plus brève : même réduite à quelques minutes, votre participation est précieuse !

Bien évidemment, durant le Cercle de Silence, nous respecterons la distanciation physique afin de tenir compte des contraintes sanitaires. Précisons que ce rassemblement est bien déclaré à la préfecture, respectant ainsi les règles régissant les manifestations sur la voie publique.

Le déchaînement de violence auquel nous assistons dans ce monde à de quoi nous laisser bouleversés, en proie à l’impuissance et au désespoir. Nous assistons au silence assourdissant de la "communauté internationale" face au génocide à Gaza qui s’accompagne d’un nettoyage ethnique dans l’ensemble de la Palestine et des attaques indiscriminées d’Israël au Liban, en Syrie et maintenant en Iran, avec les armes fournies par les États-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France. Nous assistons au détricotage systématique des mesures de protection environnementale, à l’heure même où nous voyons le bouleversement climatique et l’effondrement de la biodiversité s’accélérer. Nous assistons à une remise en cause désinhibée de l’État de droit, du droit international et des droits humains. Alors oui, il est normal et logique d’être désemparés, épuisés, et d’avoir envie de fermer les yeux sur les souffrances du monde.

Au milieu de ce chaos, il est pourtant plus nécessaire que jamais de ne pas oublier les personnes migrantes. Ces personnes qui ont traversé les déserts, les forêts et les mers pour arriver en Europe simplement à la recherche d’une vie vivable. Et les politiques économiques européennes ne sont souvent pas étrangères au fait qu’ils en soient privés dans leur pays d’origine. Au sommet sur l’océan à Nice, des pêcheurs d’Afrique de l’Ouest sont venus dénoncer le vol de la ressource en poissons par les navires usines européens qui fournissent des farines animales aux élevages et aux piscicultures industrielles. L’épuisement des ressources est un des facteurs majeurs poussant à l’exil les ressortissants de la région. Comme le dit Ibrahima Sarr, pêcheur et secrétaire général de l’Association ouest-africaine pour le développement de la pêche artisanale : « On ne veut pas quitter notre pays. Mais si vous nous prenez ce qu’on a, ne nous dites pas de rester chez nous. Ce n’est pas possible ». Et le pêcheur syndicaliste Karim Sall de conclure : « Si les Européens nous laissaient notre poisson, nous ne viendrions pas ici ».

Mais ceux qui parviennent en Europe, après un voyage au cours duquel des milliers de personnes trouvent la mort chaque année, vivent dans des conditions matérielles lamentables. En France, on laisse même des adolescentes non accompagnées à la rue, avec tous les risques que cela comporte. À cela s’ajoutent le harcèlement policier et le labyrinthe administratif quasi inextricable. Hier et aujourd’hui, 4000 policiers, gendarmes, douaniers et membres de la force Sentinelle sont mobilisés pour effectuer des contrôles dans les transports afin d’arrêter les personnes sans papiers. Ces contrôles s’effectuent déjà quotidiennement à la frontière italienne et sont menés de manière discriminatoire en ciblant les personnes de couleur. Encore une fois, nos concitoyens racisés risquent de faire les frais de cette politique migratoire raciste en subissant des contrôles au faciès illégaux.

Alors bien sûr, l’argument usuel est qu’on ne peut pas accueillir toute la misère du monde, que nos services sociaux sont débordés, que ça coûte trop cher. Mais rappelons que les parlementaires ont refusé la semaine dernière la proposition de loi visant à taxer à hauteur de 2% les patrimoines de plus de cent millions d’euros. Moins de 2000 personnes étaient concernées par cette mesure, et ils n’en seraient pas devenus pauvres pour autant (un prélèvement de 2% sur un patrimoine à cent millions laisse tout de même 98 millions au malheureux propriétaire...). Mais cela aurait pu faire entrer 25 milliards d’euros dans les caisses de l’État chaque année. Ce n’est donc pas l’argent qui manque mais la volonté d’aller le chercher.

Ne nous y trompons pas, ce choix du non accueil sape progressivement les fondements des sociétés européennes. Car pour mettre en œuvre leurs politiques migratoires répressives, les gouvernements européens se mettent dans l’illégalité par rapport au droit international en restreignant l’accès au droit d’asile, en entravant les opérations des navires de sauvetage humanitaires contrairement au droit maritime, et en soutenant des actions qui violent les droits humains de manière flagrante : refoulement aux frontières européennes, financement des garde-côtes libyens et tunisiens qui renvoient les migrants dans des geôles où la torture est monnaie courante, enfermement pendant des mois dans des centres de rétention de personnes n’ayant commis aucun crime... Et comme la Cour européenne des droits de l’Homme a plusieurs fois condamné des pays pour ces exactions (la France pour l’enfermement des enfants, la Grèce pour les refoulements en mer...), neuf pays (Italie, Danemark, Pologne, Belgique, Autriche, Estonie, Lettonie, Lituanie et République Tchèque) se sont unis pour demander de revoir la Convention européenne des droits de l’Homme !

Au cercle de silence, nous croyons en la nécessité de proposer une autre vision des migrations où la rencontre avec d’autres cultures est une richesse inestimable. Nous refusons de vivre dans une monoculture stérile à l’horizon rétréci. L’être humain a toujours migré, les peuples se sont toujours mélangés et les crises sociales et écologiques ne font qu’amplifier ce phénomène qu’on n’arrêtera pas. Depuis des décennies, nos sociétés tentent d’empêcher les personnes migrantes de les rejoindre. Malgré des milliards dépensés et le déploiement de technologies toujours plus pointues, l’échec est criant, car migrer, chercher un avenir meilleur, est dans la nature humaine. La seule chose qu’on n’ait pas essayé, c’est l’accueil. Et si on lui donnait une chance ? Nous vous espérons nombreux au cercle de silence pour porter cette espérance.

N’hésitez pas à diffuser cette lettre d’information autour de vous !
Nous serons présents ce mardi 24 juin 2025 à 18h devant la cathédrale...
espérons que vous serez nombreux à nos côtés !

le Cercle de Silence de Sens

 Mardi 27 mai 2025 de 18h à 19h
Ce mardi 27 mai, le Cercle de Silence de Sens se tiendra de 18h à 19h devant la cathédrale.
Comme chaque mois, le Cercle de Silence de ce mardi 27 mai durera une heure mais vous pouvez manifester votre soutien par une participation beaucoup plus brève : même réduite à quelques minutes, votre participation est précieuse !
Bien évidemment, durant le Cercle de Silence, nous respecterons la distanciation physique afin de tenir compte des contraintes sanitaires. Précisons que ce rassemblement est bien déclaré à la préfecture, respectant ainsi les règles régissant les manifestations sur la voie publique.

UNE PRIÈRE POUR LA TERRE
Perdus dans les tempêtes des vastes océans, nos petits bateaux dérivent.
Nous cherchons la terre depuis des jours et des nuits sans fin.
Nous sommes de l’écume flottant sur l’immense Océan.
Nous sommes de la poussière, errant dans l’espace infini.

Nos cris se perdent dans le vent hurlant.
Sans nourriture ni eau, nos enfants reposent épuisés
jusqu’à ce qu’ils ne puissent plus pleurer.

Nous aspirons à une terre mais nous sommes rejetés de chaque côte.
Nos appels de détresse se multiplient,
mais les vaisseaux qui passent ne s’arrêtent pas.
Combien de navires ont-ils sombré ?
Combien de familles reposent sous les vagues ?

Seigneur Jésus, entendez-vous notre prière de sang ?
Seigneur Bouddha, entendez-vous nos appels de détresse ?
Ô frères humains, percevez-vous nos cris montant de l’abîme de la mort ?
Ô terre ferme
nous nous languissons de toi !

Nous prions pour que l’humanité existe encore aujourd’hui.
Nous prions pour que la terre nous tende les bras.
Nous prions pour que l’espoir nous vienne aujourd’hui de cette même terre.

maître zen Thich Nhat Hanh (1975 début de la crise des boat-people)

Cinquante ans plus tard, on pourrait croire que ce poème a été écrit hier.
Les migrants qui tentent de rejoindre l’Europe, obligés de se cacher des garde-frontières et de la police, sont des proies faciles pour les trafiquants d’êtres humains et des cibles de plus en plus fréquentes de réseaux de kidnapping qui les torturent pour obtenir une rançon. Notre situation économique est pourtant sans commune mesure avec celle de la Thaïlande ou de la Malaisie de 1975.
À nous alors de faire en sorte que "l’humanité existe encore aujourd’hui". En apportant notre aide aux personnes migrantes qui vivent près de chez nous. En interpelant nos parlementaires, qui sont notamment en train d’examiner un texte visant à remplacer la présence des associations dans les centres de rétention par un organisme sous contrôle du ministère de l’Intérieur. En faisant pression sur nos élus pour qu’ils mettent en place des conditions d’accueil dignes pour les personnes exilées. En soutenant les ONG de sauvetage en mer. En honorant notre humanité partagée avec nos frères et sœurs migrants par notre participation au cercle de silence.
Soyons nombreux à nous manifester sans relâche au cercle de silence pour une société accueillante et solidaire !
N’hésitez pas à diffuser cette lettre d’information autour de vous !
Nous espérons que vous serez nombreux à nos côtés !
le Cercle de Silence de Sens

 Mardi 29 avril 2025 de 18h à 19h
Ce mardi 29 avril, le Cercle de Silence de Sens se tiendra de 18h à 19h devant la cathédrale.
Comme chaque mois, le Cercle de Silence de ce mardi 29 avril durera une heure mais vous pouvez manifester votre soutien par une participation beaucoup plus brève : même réduite à quelques minutes, votre participation est précieuse !
Bien évidemment, durant le Cercle de Silence, nous respecterons la distanciation physique afin de tenir compte des contraintes sanitaires. Précisons que ce rassemblement est bien déclaré à la préfecture, respectant ainsi les règles régissant les manifestations sur la voie publique.
Le mois dernier, plusieurs opérations de contrôle massives ont eu lieu, mobilisant des centaines de gendarmes et policiers pour aboutir à l’arrestation d’une vingtaine de personnes en situation irrégulière. Encore une fois, l’État sait mettre des moyens dans ce genre d’opérations qui ne résolvent rien, mais pas pour assurer les services de base. Le 27 mars, une dizaine d’associations ont saisi le Conseil d’État pour dénoncer les dysfonctionnements massifs et récurrents de l’ANEF, la plateforme numérique pour les étrangers en France, dont l’utilisation est obligatoire pour quasiment toutes les démarches administratives liées à l’immigration. Les multiples bugs de l’ANEF empêchent concrètement les étrangers régularisés de prendre un rendez-vous à la préfecture, de renouveler leurs papiers ou même de déclarer un changement d’adresse ou de situation familiale. C’est ainsi que de nombreuses personnes perdent leur emploi, faute des documents nécessaires pour leur employeur, voire se retrouvent sans-papiers alors qu’elles étaient en situation régulière. L’ampleur du problème est telle que les associations d’aide aux personnes migrantes sont maintenant régulièrement contactées par des employeurs qui craignent de perdre les employés qu’ils ont eu du mal à recruter.
Heureusement, de nombreuses associations et collectifs de citoyens, avec les moyens du bord, apportent une aide aux personnes migrantes, que ce soit pour leur offrir un moment de calme avant leur rendez-vous à l’OFPRA, les mettre à l’abri quelques nuits, les aider à naviguer dans les méandres toujours plus compliqués de l’administration, leur apprendre le français ou organiser les sauvetages en mer.
Soyons nombreux à nous manifester sans relâche au cercle de silence pour une société accueillante et solidaire !
N’hésitez pas à diffuser cette lettre d’information autour de vous !
Nous espérons que vous serez nombreux à nos côtés !
le Cercle de Silence de Sens

 Mardi 25 mars 2025 de 17h à 18h
Ce mardi 25 mars, le Cercle de Silence de Sens se tiendra de 17h à 18h devant la cathédrale.
Comme chaque mois, le Cercle de Silence de ce mardi 25 mars durera une heure mais vous pouvez manifester votre soutien par une participation beaucoup plus brève : même réduite à quelques minutes, votre participation est précieuse !
Bien évidemment, durant le Cercle de Silence, nous respecterons la distanciation physique afin de tenir compte des contraintes sanitaires. Précisons que ce rassemblement est bien déclaré à la préfecture, respectant ainsi les règles régissant les manifestations sur la voie publique.
Les projets meurtriers de Trump donnent des ailes aux génocidaires au pouvoir en Israël.
Faisant fi des accords qui avaient permis en janvier une trêve, des libérations de prisonniers et un retour massif des déplacés vers ce qui était souvent les ruines de leurs anciennes habitations, les dirigeants israéliens ont commencé, début mars, par couper l’eau, l’électricité et l’aide humanitaire pour Gaza. Les conséquences sont terribles : la famine réapparaît à grande échelle, les hôpitaux, pris d’assaut, deviennent à nouveau des mouroirs. La population passe des heures à chercher de quoi boire et manger.
Le monde n’a pas bronché. Il s’était pourtant réjoui de la trêve de janvier et de la « seconde phase » qui devait aboutir à une paix consolidée. Les pays arabes ont timidement présenté un « plan de reconstruction » balayé par Nétanyahou. Mais ils ont par avance renoncé à tout moyen de pression.
Alors les génocidaires sont passés à l’étape suivante avec le feu vert de Trump qui, au même moment, faisait bombarder par son aviation le Yémen et sa capitale.
Gaza a subi, dans la nuit du 17 au 18 mars 2025 une attaque généralisée par bombardiers, drones, tanks … Un bilan très provisoire fait état de 400 morts. Une fois de plus, c’est la population civile qui paie le principal prix. Des camps de toiles ont été bombardés. Des immeubles (les rares qui sont encore debout) ont été détruits. Les images d’enfants assassinés sont visibles partout. De nombreux pays ont exprimé leurs regrets ou leur préoccupation. Sans plus, rien qui pourrait arrêter les meurtriers.
Des zones surpeuplées ont reçu un « ordre d’évacuation ». Pour aller où ? Et comment ?
La « communauté internationale » ou ce qu’il en reste porte une responsabilité majeure.
Un génocide indiscutable et documenté se déroule sous nos yeux.
Nous sommes impuissants à l’arrêter parce que les dominants de ce monde sont complices des génocidaires.
Cet effondrement moral s’accompagne en France d’une marche accélérée vers l’extrême droitisation et vers la criminalisation conjointe du mouvement de solidarité et des musulmans.
Honte aux médias et aux dirigeants politiques qui masquent le massacre et protègent les génocidaires.
Exigeons le cessez-le-feu.
Exigeons que Gaza reçoive de l’eau, de l’électricité, de la nourriture.
Exigeons le respect des accords signés en janvier.
Exigeons que la France prenne enfin des sanctions contre les massacreurs.
Heureusement, en face de tous ces malheurs, il se passe des choses à Sens !!!
Ce samedi 22 mars à 11h au même endroit que notre cercle de silence, dans le cadre de la journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, une manifestation est organisée dont le tract d’appel est joint à ce courriel.
Ce mardi 25 mars de 17h à 18h, notre cercle de silence qui sera exceptionnellement dédié à notre opposition absolue au génocide en cours à Gaza.
Ce jeudi 27 mars à 20h15 au cinéma Confluences de Sens, une projection-débat autour du film "Le repli", organisée par Le Comité Icaunais des Amis de l’Humanité et le MRAP 89, soutenus par la LDH de l’Yonne, la Libre Pensée de l’Yonne, RSM89, et le Collectif sénonais de soutien aux exilé.es
Ce samedi 29 mars à 11h au même endroit que notre cercle de silence, un rassemblement "STOP au génocide à GAZA" organisé notamment par l’AFPS89.
Nous espérons que vous serez nombreux à nos côtés !
le Cercle de Silence de Sens

 Mardi 28 janvier 2025 de 17h à 18h
Ce mardi 28 janvier, le Cercle de Silence de Sens se tiendra de 17h à 18h devant la cathédrale.

Comme chaque mois, le Cercle de Silence de ce mardi 25 janvier durera une heure mais vous pouvez manifester votre soutien par une participation beaucoup plus brève : même réduite à quelques minutes, votre participation est précieuse !

Bien évidemment, durant le Cercle de Silence, nous respecterons la distanciation physique afin de tenir compte des contraintes sanitaires. Précisons que ce rassemblement est bien déclaré à la préfecture, respectant ainsi les règles régissant les manifestations sur la voie publique.

En 2024, les dirigeants européens ont poursuivi leurs politiques migratoires meurtrières. D’ailleurs, à quelques heures de la nouvelle année, les garde-côtes grecs se sont illustrés en interceptant 39 exilés dont 23 enfants et en les forçant à monter dans deux radeaux de sauvetage qu’ils ont abandonnés dans la nuit en pleine mer après leur avoir pris leurs téléphones.

Selon l’ONU, 1700 personnes sont mortes en tentant de traverser la Méditerranée centrale pour rejoindre l’Europe. Difficile de connaître l’ampleur de la tragédie, car de nombreuses embarcations disparaissent sans laisser de trace. Et l’externalisation des frontières de l’Europe permet de laisser mourir les gens loin de nos regards. Les garde-côtes libyens, financés par l’Union européenne, ont ainsi arrêté 21700 exilés (dont 700 enfants) en mer Méditerranée et les ont ramenés de force dans l’enfer des geôles libyennes où les viols, torture et assassinats sont la norme. Dans ce pays, les personnes migrantes sont considérées comme de la marchandise, vendues comme esclave ou kidnappées et torturées pour rançonner leurs familles.

Une enquête de Lighthouse Reports a montré comment, les fonds de l’UE (plus de 400 millions depuis 2013) financent des opérations clandestines au Maroc, en Tunisie et en Mauritanie au cours desquelles les migrants subsahariens sont arrêtés en raison de leur couleur de peau et emmenés dans le désert sans eau ni nourriture, et parfois vendus à des trafiquants d’êtres humains ou à des gangs qui les torturent contre rançon.

Les campements de fortune qu’ils construisent en espérant se réchauffer un peu sont systématiquement détruits par la police qui laisse les gens dans la même situation dramatique qu’avant, la tente en moins. Quand bien sûr elle ne les enferme pas en centre de rétention, ces prisons pour étrangers aux conditions sanitaires déplorables. Depuis octobre dernier, quatre personnes y sont mortes, dont deux par suicide.

Alors qu’on nous parle sans cesse de lutte contre les passeurs, en réalité, les gouvernements européens contribuent, sciemment, au financement et à l’équipement de ces réseaux criminels.
Le résultat de ces politiques, c’est toujours plus de morts sur les routes migratoires. On estime ainsi que, si 63970 personnes sont arrivées en Espagne en 2024, plus de 10000 sont mortes noyées sur la route, dont 1538 enfants.

Nos gouvernements feraient mieux de se demander ce qui pousse des hommes, des femmes, et des enfants à prendre tous ces risques. Mais cela demanderait de remonter aux causes des guerres et à l’origine des armes utilisées, aux financements occultes des dictateurs ou à l’impact des multinationales européennes dans les pays du Sud global.

Par exemple, l’exploitation minière au Sénégal par l’entreprise française Eramet, à destination de l’industrie française (nucléaire, bâtiment...), détruit et assèche les terres agricoles, chasse les populations de chez elles et pulvérise l’économie locale. Et que dire des navires usines européens qui vident les côtes africaines de leurs poissons ? Alors posons-nous la question : que ferions-nous à la place de ces personnes à qui on a tout pris ?

Pour celles et ceux qui arrivent en Europe, le calvaire n’est malheureusement pas fini. Si on dépense des centaines de millions pour les garde-côtes libyens ou les drones de Frontex, il n’en est pas de même pour l’accueil. L’hébergement d’urgence étant saturé, nombre d’exilés vivent à la rue, malgré les températures négatives.

Nous ne pouvons pas finir ce tract sans parler de la situation lamentable à Mayotte suite au cyclone Chido qui a détruit la quasi-totalité des bidonvilles de l’île abritant environ 200000 personnes. Au lieu de prendre ses responsabilités sur ses défaillances dans l’administration du département le plus pauvre de France, l’État s’est encore défaussé sur les migrants. Les ministres de l’Intérieur, des Outre-mer et des Armées, ont ainsi osé annoncer le déploiement d’ici fin janvier de nouveaux moyens pour lutter contre l’immigration clandestine comme des radars légers, des caméras à très longue portée ou encore des drones. Voilà une utilisation pertinente de nos impôts qui va aider les habitants de l’île privés d’eau courante et d’électricité !

En 2025, nous prenons l’engagement de continuer à garder les yeux ouverts sur les souffrances de nos frères et sœurs migrants, à nous mobiliser pour dénoncer les politiques migratoires honteuses et éveiller les consciences de nos concitoyens et à contribuer, à notre échelle, à construire une société ouverte et accueillante.
Nous espérons que vous serez nombreux à nos côtés !
Bon week-end et à ce mardi !!!
le Cercle de Silence de Sens

 Pas de cercle de silence ce mardi 31 décembre 2024...
Pour beaucoup de personnes migrantes, l’heure n’est malheureusement pas à la fête.

Nous aurons d’abord une pensée pour toutes les personnes affectées par le cyclone Chido qui a frappé Mayotte il y a moins d’une semaine. Les estimations du nombre de morts varient entre quelques centaines et quelques milliers de personnes et il est probable qu’un bilan exact n’en sera jamais effectué, les populations les plus affectées vivant dans des conditions sordides dans des bidonvilles où, même en temps normal, l’accès à l’eau n’est pas garanti. Cette catastrophe nous rappelle la négligence criminelle de l’État envers le département le plus pauvre de France où les trois-quarts des habitants vivent sous le seuil de pauvreté. Une partie importante de la population vient des Comores voisines mais également d’Afrique de l’Est ou de Madagascar. Chaque année, de nombreuses personnes meurent dans l’Océan Indien en tentant de rejoindre l’île. Aucun système de sauvetage évidemment, mais une politique migratoire particulièrement répressive avec des dizaines de milliers d’expulsions par an. Avec le cyclone, cette politique a fait des victimes supplémentaires, les personnes sans-papiers ayant craint de se faire arrêter et expulser si elles se rendaient dans les abris.

Il n’y a pas qu’à Mayotte où la crainte de la police a des conséquences mortelles pour les personnes migrantes. Cette année, plus de 80 personnes (dont des enfants) sont mortes en tentant de passer au Royaume-Uni soit plus qu’au cours des cinq années précédentes. Et le bilan ne tient compte que des personnes dont les corps ont été retrouvés, pas de celles qui sont portées disparues par des proches après un naufrage. Les associations sont unanimes sur la responsabilité portée par la militarisation de la région autour de Calais qui contraint les migrants à partir de plus en plus loin des côtes britanniques ou à monter dans les bateaux alors qu’ils sont déjà en mer, risquant l’hypothermie et la noyade. De nombreuses pratiques illégales et dangereuses de la part des forces de l’ordre ont été documentées comme le percement des embarcations, la jetée de gaz lacrymogènes dans les canots ou les tirs de lanceurs de balles de défense (LBD), une arme pourtant potentiellement létale.

Début novembre, Human Rights Watch a dénoncé, dans une lettre à Michel Barnier, alors Premier ministre, la détérioration du bilan de la France en matière de droits humains au cours des dernières années. L’ONG a notamment mis en cause les lois successives sur l’immigration qui ont "porté atteinte aux droits des migrants et des demandeurs d’asile" et a pointé du doigt les "problématiques systémiques que sont le racisme structurel et les pratiques policières discriminatoires."

Cela fait plus de 16 ans que les cercles de silence ainsi que de nombreuses associations dénoncent les politiques migratoires en question. Parmi les pratiques dont nous exigeons la suppression, figure l’enfermement dans les centres de rétention, structures carcérales qui "fêtent" leur 40 ans cette année. En 2023, 45 000 personnes ont été enfermées dans ces centres, souvent de manière illégale. La Cimade a ainsi recensé des enfermements de français (!), de personnes gravement malades, d’une femme victime de violence qui sollicitait l’aide de la police et de personnes venant de régions en guerre comme le Soudan, la Palestine, Haïti ou le Tigré (en Éthiopie). Et il a fallu 11 condamnations de la France par la Cour européenne des droits de l’Homme à cause de l’enfermement des enfants pour que cette pratique soit enfin interdite, sauf à Mayotte, où plus de 55 000 enfants ont été enfermés en 20 ans et où l’interdiction ne prendra effet qu’en 2027 !

À cela s’ajoutent les maltraitances quotidiennes dont sont victimes les exilés venus chercher un peu de sécurité dans notre pays. Beaucoup se retrouvent à la rue et subissent un harcèlement policier permanent pour les empêcher de former des campements, même en plein hiver. À Calais, où plusieurs milliers de personnes vivent dehors, 3200 tonnes de rochers ont été déposées en centre-ville début novembre, pour empêcher l’installation de tentes. En France, l’un des pays les plus riches de la planète, des milliers d’enfants vivent à la rue. À Paris, plus de 200 mineurs non accompagnés ainsi que deux femmes enceintes et des jeunes enfants (dont un bébé de 18 mois) ont récemment investi le bâtiment de la Gaité Lyrique en espérant enfin faire valoir leurs droits à l’hébergement et à l’éducation. Aux dernières nouvelles, ils étaient toujours sans chauffage ni solution durable. Dans le Nord, une soixantaine de mineurs isolés ont été installés dans un hôtel sans aucun suivi éducatif, alors même que l’accès au titre de séjour à leur majorité est tributaire de leur parcours scolaire... À Calais, les mineurs isolés, sans ressources, tentent désespérément de monter dans les camions en partance pour l’Angleterre au risque de se faire écraser, tabasser par les chauffeurs ou mordre par les chiens des gardiens de sécurité. Pour gagner l’argent nécessaire à la traversée en bateau, certains de ces enfants en sont réduits à se prostituer.

Quant à l’Europe, elle se barricade chaque jour davantage sur elle-même, au mépris des droits humains et du droit international. Plusieurs pays comme la Finlande ou la Pologne ont décidé de restreindre l’application du droit d’asile, avec la bénédiction de la Commission européenne. Alors que la situation en Syrie est encore très instable, que le pays est en ruine après 13 ans de guerre et qu’Israël en profite pour bombarder plusieurs régions dont la banlieue de Damas dans l’impunité la plus totale, de nombreux pays européens dont la France, l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, la Norvège ou la Suède ont décidé de suspendre le traitement des demandes d’asile des Syriens.

Le droit maritime, qui impose de venir en aide aux personnes naufragées, est également allègrement bafoué. La Grèce, sous la surveillance de l’agence européenne Frontex, a effectué au moins 2000 renvois illégaux vers les eaux turcs, avec plusieurs cas de noyades documentés (et de fortes suspicions que cette pratique ait été la cause du naufrage de l’Adriana en juin 2023, entraînant la mort de 650 personnes). L’Italie augmente encore son arsenal punitif contre les ONG de sauvetage en mer qui, en privant la Méditerranée des rares navires de sauvetage, est déjà certainement responsable d’un nombre de décès qu’on ne connaîtra probablement jamais avec certitude, certaines embarcations disparaissant sans laisser de traces. Le 11 décembre, l’équipage du navire de sauvetage Trotamar III a miraculeusement entendu les appels dans la nuit d’une enfant de 11 ans qui flottait dans l’eau depuis plusieurs jours. Les 44 autres passagers ont été engloutis par la mer. Pour l’ONG Sea Watch, le nombre moyen de personnes décédées en Méditerranée est passé de 162 à 218 avec l’arrivée au pouvoir de la Première ministre d’extrême droite. Et puis les drames s’enchaînent, dans la Manche, la Méditerranée ou l’Atlantique, où des embarcations font naufrage plusieurs jours après que des ONG aient alerté sur leur situation de détresse, différents pays se renvoyant la responsabilité du sauvetage jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

Ces politiques migratoires ne sont pas un problème de gestion, comme elles sont régulièrement présentées, mais correspondent à un modèle de société. Un modèle où des personnes sont laissées à la rue ou dans des bidonvilles au sein de sociétés opulentes, où l’on paie des gens pour tirer sur ceux qui fuient la guerre ou la misère, où des enfants se noient dans l’indifférence et où l’on criminalise ceux qui cherchent à leur venir en aide, en bref, un modèle sans considération pour la vie humaine. Est-ce vraiment la société dans laquelle nous souhaitons vivre ?

Au cercle de silence, nous refusons ce modèle de société et revendiquons notre détermination à construire un monde solidaire et ouvert qui célèbre la valeur intrinsèque de chaque individu.

Merci pour votre attention et à très bientôt !

Le prochain cercle de silence de Sens aura lieu le mardi 28 janvier 2025 de 17h à 18h

Cercle de Silence : cercledesilence.sens@etik.com

" Pour que la France reste le pays des Droits de l’Homme »

Par Cercle de Silence de Sens

Publié le dimanche 23 novembre 2025

Mis à jour le dimanche 23 novembre 2025