Yonne Lautre

Claude Grosset présente l’association C3V-Maison Citoyenne

Entretien réalisé par la Rédaction de Yonne Lautre le 07 juin 2015

 Claude Grosset, quelle est l’origine de C3V ?

Nous sommes en 2006, et rappelons qu’à cette époque aucun tri des déchets n’était entrepris dans nos communes. Nous avons eu vent d’un projet de mégadécharge à Volgré. Un centre d’enfouissement de 33 hectares situé dans les bois de Volgré, à deux pas de la sortie A6, sur les sources qui alimentent les trois vallées. La société Chèze, à l’origine de ce projet, avait œuvré dans la plus grande opacité, avec l’assentiment des politiques – notamment de M. Soisson, député de la circonscription – et grâce à l’inertie du Syndicat mixte de l’Yonne.
À l’initiative d’habitants de Béon, informés par un agriculteur sollicité pour vendre ses terres à prix d’or, une réunion d’information a eu lieu en février 2006. Les habitants des villages alentours (Champvallon, Senan, Villiers, Volgré) impactés par ce projet y ont participé, dont plusieurs d’entre nous, et cette première réunion a été l’occasion de créer SOS des 3 vallées.
La société Chèze est par la suite venue présenter le projet, c’était un bel exercice de communication, on nous présentait un Écopôle, qui avait le charme discret du greenwashing.
Mais après consultation du projet et recherches, essentiellement sur Internet et grâce à l’expertise citoyenne de nombre d’associations confrontées à la même réalité que nous, nous nous sommes aperçus que :
– ce projet n’était pas respectueux de l’environnement, malgré l’annonce d’une extrudeuse « miracle » ;
– l’hydrogéologie ne correspondait pas à ce qui était annoncé, de forts risques de pollution menaçaient les nappes phréatiques ;
– la plus grande parcelle appartenait à la compagne de Guy Drut, ministre du gouvernement Chirac ;
– l’incurie de Syndicat d’étude des déchets du Centre Yonne, depuis au moins quinze ans, amenait à cette fausse solution ; il est à noter que M. Soisson en avait été responsable de nombreuses années ;
– le maire de Volgré était proche de M. Soisson, député de cette circonscription.

Bref, il s’agissait d’une opération privée qui s’inscrivait dans un manque manifeste de volonté politique de régler la question des déchets dans l’Yonne en toute transparence, et qui, en plus de toutes les nuisances inhérentes à ce genre d’installation d’un autre temps, menaçait directement nos sources d’approvisionnement en eau.
Très vite nous avons réalisé que SOS des 3 vallées, dont nous étions membres du CA, n’avait pas un fonctionnement démocratique et montrait une volonté d’action proche de l’inertie.
Nous avons été à l’initiative de la première réunion d’information à Senan, contre l’avis du président de SOS qui n’entendait pas « populariser » notre lutte comme nous l’entendions. Puis au sein de l’association, un collectif s’est constitué et est apparu publiquement à l’occasion de l’inauguration de la déchetterie de Guerchy par le président du Conseil général Henri de Raincourt. Le Collectif d’Action des 3 Vallées (C3V), qui existait de fait depuis cette manifestation, en avril 2006 à Guerchy, s’est transformé en association début juillet 2006. Nous étions la moitié du CA de SOS à vouloir agir vite, il nous fallait informer la population de ce qui se tramait, prendre un avocat, et passer à l’action en amont de l’enquête publique qui serait initiée sous peu.
Le président de SOS était en désaccord avec notre stratégie. Il était temps de nous séparer pour affirmer avec plus de force nos convictions.
Notre mot d’ordre, inspiré par le CNIID, « Ni ici, ni ailleurs, mais autrement », allait lancer notre dynamique et augurait de l’évolution que l’on connaîtra au-delà de la problématique des déchets.

 Et le Collectif d’Action des 3 Vallées (C3V), tout petit David contre l’immense Goliath, va gagner cette bataille. Pouvez-vous nous en donner le fil ?

Bien sûr, on peut penser que notre action a été déterminante dans la décision préfectorale du rejet administratif de la demande d’autorisation du projet de décharge à Volgré déposé par la société Chèze.
Une consigne manifeste ou plus ou moins latente pointa : troubler l’ordre public !
Ce qu’on appellerait aujourd’hui volontiers désobéissance civile non violente.
Certaines initiatives, peu concertées, eurent un certain impact si l’on en juge par les nombreux appels des Renseignement généraux, notamment :
– des inscriptions sur les routes avec de la peinture très résistante, spéciale DDE, nous ont valu quelques visites menaçantes mais vaines ;
– des piézomètres sabotés, rien d’officiel ;
– des distributions de tracts au péage de Sépeaux avec tentative de blocage.
Elles étaient soutenues par des démarches de rassemblement et de manifestations de tous ordres :
• Rassemblements conviviaux, informatifs et de maintien de la mobilisation devant la mairie de Volgré chaque deuxième vendredi du mois (hiver comme été, avec boissons chaudes ou apéro). Et chansons détournées à volonté.
• Manifestation à Auxerre, à l’appel de C3V et de SOS, plus de 500 personnes, et ce fut l’occasion d’être reçus par le maire d’Auxerre.
• Pique-nique géant dans les bois de Volgré, à côté du site retenu, en septembre 2006, avec concert des Racont’mwa (la future Bande à Gavroche), près de 500 personnes.
• Actions de sensibilisation des élèves sur le tri des déchets dans les écoles du canton, sauf à Aillant dont la directrice était l’épouse du maire de Volgré (ce qui me valut un signalement auprès de ma hiérarchie Éducation nationale).
• Un journal de 4 pages, puis de 8 pages, distribué dans toutes les boîtes aux lettres des villages les plus concernés… où nous nous faisions l’écho de notre lutte mais également de nos convictions : non à l’incinération, maîtrise publique, réduction des déchets en amont, etc.
• Enterrement du projet Chèze avec procession en fanfare dans Volgré puis soirée organisée au Saint-Patrick à Bleury. C’était le jour de l’ouverture de l’enquête publique, près de 800 personnes s’opposèrent au projet durant cette enquête. Énorme mobilisation (c’était pendant cette campagne des présidentielles de 2007, vous pouvez le visionner ici : http://www.dailymotion.com/video/x1s1ow_decharge-volgre-manif-enterrement_news)
• Manifestation à l’envers à Joigny avec blocage filtrant du pont sur l’Yonne (près de 400 personnes). Entretien formel avec le maire, M. Auberger, alors que nous étions accompagnés par un journaliste de Triage FM, chef de l’opposition municipale, un certain Bernard Moraine.

Mise en réseau :
• Soutien des associations environnementales telles que l’ADENY, AVITECH ou YNE, de structures syndicales SNUIPP FSU particulièrement, d’organisations politiques : LCR, PCF et finalement du PS à travers les campagnes électorales, même de Mme Bourrassin, une des candidates de droite à Joigny.

• FSL 2007 participation très active sur le thème des déchets.
C’était une période où furent organisés de multiples scrutins électoraux, et notamment les présidentielles de 2007, puis les législatives. Nous étions dans la circonscription de M. Soisson et n’avons pas ménagé notre peine pour soutenir officiellement la candidate socialiste, Mireille Lecorre, clairement engagée contre le projet Chèze. En 2008, aux élections municipales, à Volgré et Senan, des listes à forte ossature C3V se sont présentées. Aux cantonales, le canton de Saint-Julien-du-Sault était renouvelable : Michèle Fernandez (de C3V) a été suppléante de Daniel Vey sur une liste LCR, ils ont obtenu 17 % à Sépeaux en revendiquant clairement le bien commun à travers l’opposition à la mégadécharge.
En 2009, lors des élections européennes, nous avons questionné les candidats sur leur politique en matière de déchets.
Par ailleurs, la victoire inattendue à Joigny de la liste de gauche a donné un élan particulier à notre activité. C3V a mis en place la gestion associative d’une boutique bio, le Bio commun, dans la rue Cortel à Joigny. La réalité nous l’a heureusement rendue itinérante et hors les murs, sur la place publique, à la salle Debussy, ou à Champvallon… où nous avons invité les nouveaux responsables de la politique des déchets : dans le canton Jean-Marie Valnet ; dans l’Auxerrois Denis Roycourt ; dans le Centre-Yonne Nicolas Soret, avec des animations théâtrales pour les enfants et un repas festif avec Barzingault pour les adultes, le 30 août 2008.

Nous avions pris l’habitude d’organiser des débats publics avec des films, des intervenants ; Dany Dietman, par exemple, responsable d’une Communauté de communes « La porte d’Alsace » menant une politique drastique de réduction des déchets ; quand la moyenne nationale de déchets par habitant flirtait avec les 400 kg, à la porte d’Alsace on était sous le quintal avec la pesée embarquée.
On peut voir dans ces débats publics la préfiguration de nos rencontres citoyennes à venir.
Certes, le projet de Volgré était rejeté, mais nous avons continué à maintenir la pression, au cas où « Chèze » ou un concurrent redéposerait un nouveau projet.

Je voudrais insister ici sur l’énorme travail quotidien et la volonté de lutte qui nous accaparaient tous alors. Nous étions convaincus que ce projet était une ineptie, et pendant des mois nous avons déployé une force collective absolument incroyable. Je pense à Lucien Pirolley, notre vice-président, qui nous a hélas quittés depuis, mais aussi à tous ceux qui constituaient notre joyeuse bande : Jacqueline, Joëlle, Titi, Christian… et tant d’autres… Nous avions un objectif clair qui nous soudait, faire tomber ce projet, et c’est notre détermination sans faille qui nous a permis de gagner cette bataille.
Encore aujourd’hui nous restons vigilants, malgré le travail énorme du SDCY (Syndicat des déchets du Centre-Yonne) sous la houlette de Nicolas Soret, qui nous a associés, entre autres associatifs et politiques du Centre-Yonne.
Nous avons constitué un « pécule » pour faire face au financement de toute action en justice qui s’avérerait nécessaire.

 Claude, le Collectif des 3 vallées aurait pu se contenter de rester aux aguets, mais preuve qu’il ne s’agissait pas d’une association de « NIMBY » (pas chez moi), il va se renforcer et relever de nouveaux défis. Racontez-nous.

En effet, notre lutte contre cette mégadécharge, dont le caractère était bien marqué par le slogan du CNIID que nous avions adopté – « Ni ici, ni ailleurs, mais autrement » –, nous a obligés à nous questionner sur l’autrement, l’autrement de la production et de la gestion des déchets au niveau local, mais l’autrement du fonctionnement économique et social de manière plus globale.

À Joigny, après l’élection surprise de Bernard Moraine, nous avons voulu construire une Maison citoyenne – un lieu ouvert de débats et de rencontres, mais cela n’a pas été possible pour des raisons administratives et juridiques liées aux locaux, nous nous sommes donc limités à l’ouverture d’une boutique, le Bio commun, qui voulait rendre le bio accessible au plus grand nombre et mettre en avant les productions locales.
Hélas, sa situation géographique dans la rue piétonne n’a pas facilité sa pérennité.
Au bout de deux ans, ne pouvant créer d’emploi, nous avons cessé cette activité qui accaparait une bénévole à temps complet, Véronique, et qui exigeait une énergie constante, au détriment des rencontres organisées par C3V-Maison citoyenne, itinérante qui se déroulaient sur la place devant la boutique, mais le plus fréquemment à la salle Debussy, voire à Champvallon ou à Migennes…

L’héritage des soirées débats, des projections antidéchets a favorisé la mise en place de ces rencontres citoyennes où les thèmes ont largement débordé l’environnement. Par exemple, nous avons organisé (avec RESF, la Cimade, la LDH, et bien d’autres) à la Halle aux grains une journée sur les sans-papiers, particulièrement maltraités dès le début du mandat de Sarkozy, puis nous avons organisé l’accueil de la marche des sans-papiers à Joigny.

Il me semble que le tournant a été la projection du film Le Bien commun à Volgré en 2007. Nous avons alors dépassé, avec succès, la seule problématique des déchets.
Nous organisons désormais une rencontre par mois, parfois davantage, avec la venue d’un réalisateur ou d’un auteur, sur des sujets nous alertant tant sur la crise environnementale, que sociale ou financière – mais est-ce une crise ? N’est-ce pas tout un modèle civilisationnel que nous devons questionner ?
Nous partons d’un sombre constat, que nous rappelons lors de chacune de nos programmations :
• La crise écologique (les changements climatiques, la raréfaction des énergies fossiles et matières premières disponibles, l’inquiétant déclin de la biodiversité, etc.) nous confronte aux limites de la Terre.
• L’économie capitaliste et son modèle de développement productiviste et extractiviste sont construits sur le pillage des ressources et la mise en concurrence des individus, des populations, des communautés, des États et des collectivités.
• La politique austéritaire, menée par la Troïka partout en Europe, menace nos droits fondamentaux, notre démocratie déjà bien fragile, ainsi que nos acquis sociaux et notre environnement (retraite, protection sociale et sanitaire, droit du travail…).
• La « crise » financière dévoile l’échec d’un système capitaliste fondé sur la marchandisation de tous les espaces de la vie. L’humain devient partout une simple variable d’ajustement. La crise sociale est sans précédent avec désormais 5,9 millions de chômeurs et 8,5 millions de pauvres et de précaires.
Cet état des lieux nous incite à fédérer localement toutes les énergies qui souhaitent sortir de ce système mortifère, sans dogmatisme et dans la convivialité.
C’est dans cette volonté que nous avons été, dès début janvier 2014, partie prenante pour l’organisation d’un Alternatiba dans l’Yonne.

 C3V n’est-elle donc pas devenue une association d’éducation populaire tournée vers l’action, tissant des réseaux avec bien d’autres associations ?

Pour répondre à cette question relative à l’éducation populaire, il faut tenter d’en circonscrire le champ. La définition de la notion d’éducation populaire est réputée introuvable.
Cependant, je prendrai deux définitions qui semblent correspondre à ce qu’est devenue notre activité :
– une conception citoyenne visant à donner à chacun l’instruction et la formation nécessaires pour devenir un acteur capable de participer à la vie du pays ;
– l’éducation populaire comme reconnaissance du fonctionnement défectueux du système social. Dans cette perspective, l’action « culturelle » tente de remédier à quelque chose qui fonctionne mal, sans que soit posée une volonté de changer le système. Se pose alors la question du relais politique.
Nous étions une association locale affiliée à l’ADENY et un temps à FNE (France Nature Environnement) à travers YNE (Yonne Nature Environnement).
Suivant les sujets abordés, le partenariat s’adaptait selon le sujet avec :
– l’ADENY (Association de défense de l’environnement et de la nature dans l’Yonne)
– la LDH (Ligue des droits de l’homme)
– le CADTM (Comité d’annulation de la dette du tiers-monde)
– ENM (Échanges non marchands)
– l’association d’Hommage à Jean Jaurès
– Confluences Nomades, etc.
Le partenariat avec ATTAC devint permanent suite à la venue de Susan George, nous obtenions ainsi le relais d’une organisation nationale.
Nos participations au FSL (Forum social local) étaient aussi une mise en réseau.
Au reste, le FSL sur les déchets a vraisemblablement été déterminant pour être reconnus au-delà de l’Aillantais et du Jovinien.
Par ailleurs, le partenariat avec la Bande à Gavroche, donc au Garden Guinguette Festival, datait du pique-nique citoyen contre l’absurde projet politico-financier de la mégadécharge.
Cela permettait dans un festival populaire de tenir une guinguette bio et végétarienne et de retrouver les copains dans une ambiance festive. Une petite graine pleine d’espérance, puisque c’est ce partenariat qui nous amène naturellement à l’Alternatiba de l’été 2015.
Désormais, la Ligue de l’enseignement nous apporte aussi une aura différente au sein d’une fédération et nous apporte le soutien d’un autre réseau. La projection des Jours heureux, en présence du réalisateur Gilles Perret, en direction des collèges et lycées, en a été l’expression ; nous bénéficions depuis lors de l’agrément pour intervenir en milieu scolaire.

 C3V, avec des citoyens et notamment l’ADENY et ATTAC 89, est à l’initiative pour promouvoir un Alternatiba 89. Quelle a été la genèse de ce nouvel engagement ?

C3V assure l’implantation, l’implication locale.
Le CADTM et surtout ATTAC donnent une légitimité et une mise en réseau beaucoup plus large. L’ADENY assure une expertise.
C’est à la croisée de ces réseaux et de ces personnes que trois d’entre nous sont partis à Nantes en février 2014 pour participer à la création du Collectif national des Alternatiba.
Il y avait là Nicolas Sersiron (CADTM) qui avait participé à celui de Bayonne, en octobre 2013, lorsqu’a été lancé l’appel à multiplier ce genre d’initiatives.
C3V avait voté à son AG de janvier 2014 la mise en place d’un Alternatiba.
En nous appuyant sur le guide méthodologique élaboré par l’Alternatiba de Bayonne, de retour de Nantes, nous avons décidé de contacter un cercle restreint de personnes issues de l’ADENY, d’ATTAC, de Yonnelautre, de Lune amitié, de la Bande à Gavroche, de C3V ou à titre personnel. Ce petit groupe affinera alors le projet jusqu’en juillet 2014.
Pour la localisation, 3 sites ont été imaginés :
– Sens avec l’appui de la MJC.
– Toucy, où une dynamique locale semblait un bon point d’appui.
– Et finalement, Joigny avec le partenariat que C3V et des associations écocitoyennes entretenaient avec le Garden Guinguette Festival organisé par la Bande à Gavroche.
À partir de là, la Ligue de l’enseignement 89, à l’occasion de la nomination d’une nouvelle responsable départementale, nous a donné la possibilité d’accueillir deux personnes en service civique, Isabelle et Malorie, qui font un travail fantastique. Ensuite d’autres partenaires ont rejoint le collectif ainsi créé.
Le dernier en date est ATD Quart-Monde, mais participent à cette aventure collective d’Alternatiba 89 de nombreux partenaires, j’invite à consulter la liste sur le site. Il convient de citer plus particulièrement les membres du FSL (Forum social local) qui s’est dissous au profit d’Alternatiba ; une belle trajectoire, et Germinal également, la coopérative de consommateurs, qui apporte un soutien logistique important. Mais au-delà des associations déjà constituées, Alternatiba est déjà un succès si on compte le nombre de personnes qui nous contactent et nous rejoignent. Il y a mille alternatives concrètes au changement climatique, porteuses de logiques solidaires, démocratiques, écologiques et humaines ; avec Alternatiba nous tentons de leur donner force et vie, dans l’espoir que cette énergie, cet autre imaginaire du bien vivre, entame sérieusement le vieux modèle productiviste de notre système marchand à bout de souffle…

 Claude Grosset, d’évidence vous œuvrez à une dynamique de rassemblement, d’addition des forces. Quels sont les objectifs présents de C3V ? Comment évoluera cette association ?

J’ai, au reste, eu du mal à me situer personnellement dans cet exercice car il s’agit bien là d’un collectif ; nos statuts précisent que nous sommes tous vice-présidents !
Cela m’est donc difficile à dire.
Et j’ai fait appel aux compétences de Michèle, de sa place et de sa vision, pour relire et enrichir les réponses à cet entretien.
La dynamique qu’Alternatiba développe nous amènera, après un premier bilan début juillet, à nous poser la question du type de structure associative à mettre en place, du type de gouvernance, de démocratie, afin de consolider et amplifier cette mise en réseau pour mener des actions fortes en parallèle au sommet pour le climat (COP 21), qui se tiendra à Paris en décembre 2015, entre autres.
L’objectif de C3V restera l’organisation des rencontres citoyennes, avec le souhait pour certaines manifestations de revenir dans les villages, comme en témoignent les lectures de Laurent Grisel à Aillant qui font écho à celles qui existent déjà depuis deux ans à la librairie de Joigny Bis repetita, pour la lecture de L’Esthétique de la résistance, de Peter Weiss.
Nous participerons également courant août à la fête de Senan, siège de l’association.

 Comment rejoindre C3V ? Comment peut-on y être utile ?

On peut écrire au 13, rue des Bordes, 89710 Senan, ou à la mairie de Senan.
Téléphoner au 03 86 91 51 99. Consulter le site à l’adresse suivante : http://c3vmaisoncitoyenne.com/
Et bien sûr adhérer. Notre adhésion est comme le prix des allumettes, elle n’a pas changé en neuf ans, 10 euros…
On peut y être utile de mille manières selon ce que l’on sait faire et ce qu’on peut apporter.
C’est le cas de Laurent qui a proposé ses lectures. C’est le cas de Dom qui est disponible pour filer des coups de main et nourrir la réflexion. C’est le cas de Françoise qui fournit des gâteaux, mais aussi une sensibilité particulière. C’est celui d’Annick aussi, c’est celui de Fred qui s’occupe des relations avec Joigny pour la salle Debussy, mais aussi et surtout réalise des supports de communication très appréciés. C’est celui de Richard en tant que réalisateur de documentaires, et aussi d’une vigilance particulière qui amènera peut-être une ouverture sur le quartier de la Madeleine, dans le cadre de la politique de la Ville. C’est Phil, qui s’occupe du site avec constance, ardeur et humour ; c’est Michèle qui s’occupe de la programmation avec ingéniosité et flair. C’est Denis, le trésorier vigilant et efficace, qui veille à notre cagnotte collective comme à sa prunelle. C’est Danièle et Isabelle qui ont apporté une meilleure présentation des adhésions et production. C’est Marie, François, Chantal, Thomas… C’est chacun, chacune qui amène une quiche ou un gâteau pour les pots conviviaux, après nos rencontres citoyennes. Bref, c’est du partage, de la générosité, le plaisir de se retrouver et d’exister ensemble, au présent. D’ailleurs Françoise nous a trouvé ce beau slogan : « Résister, c’est entrer en existence »… Comme prophétisait Aimé Cesaire : « L’heure est venue d’abandonner toutes les vieilles routes », alors allons-y confiants et dans la joie, et soyons toujours plus nombreux à creuser de nouveaux sillons…
Bienvenus à tous dans cette formidable aventure collective qu’est C3V-Maison citoyenne !


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