Yonne Lautre

Gérard Robert : UNE CONTRE REFORME SOCIALE SANS CONTRE PARTIE POUR LES SALARIES (E) !

Brèves et chroniques
dimanche 17 septembre 2017 par Robert Gérard

C’EST ENTRE NOUS...

UNE CONTRE REFORME SOCIALE SANS CONTRE PARTIE POUR LES SALARIES (E) !

Les esprits malfaisants du baron Seillière et de Denis kessler, respectivement N° 1 et 2 du MEDEF (1998/2005) sont logés dans cette contre réforme sociale !
A noter que le contrat de travail dit de chantier ou de projet, le plus précaire des contrats de travail, était déjà demandé par ce duo anti social de choc en 1999 !

Cette fois-ci, plus encore que par le passé, une réforme sociale dure, se fait sans contre partie pour les salariés(e) et marginalise les syndicats qui sont censés les représenter !
Le gouvernement et son mentor Emmanuel Macron, sont allés très loin pour répondre favorablement aux ¨desiderata¨ du grand *patronat réactionnaire, en mal de vengeance depuis 1936.

L’Alpha et l’Oméga de Mr Macron, c’est de déclarer que cette contre réforme est faite dans l’intérêt des salariés(e). La facilité de licenciement ce serait pour relancer l’emploi et réduire le chômage. Dans les quelques pays où cette pratique capitaliste a été mise en place, aucun indice ne permet de dire que cette méthode archaïque née au fin fond des petits esprits du MEDEF, a réduit en quoi que ce soit le chômage et permis de créer des emplois, sauf à créer des emplois très précaires et mal payés !
Exemple : L’Allemagne ; 7 millions de petits jobs à 300 ou 400 euros/mois, plus de 13 millions de pauvres, une population déliquescente !

Même son 1er ministre, le barbu Édouard Philippe, est septique. Sur un plateau média, n’a-t-il pas déclaré, je cite : « Nous savons que le droit du travail n’est pas la première cause du chômage en France, en aucune façon » ! Ne nous y trompons pas, sans lutte de la part de toutes et tous, les 36 mesures, objets de la contre réforme sociale, seront adoptées le 24 septembre par le conseil des ministres. Celles-ci sont ultra favorables aux actionnaires.
Lors de l’université du MEDEF, Gattaz a déclaré sans vergogne au sujet des 36 mesures capitalo Macronniènes, je cite : « c’est une première étape, en présentant à son public, ses 60 contre réformes pour le quinquennat, c’est un bréviaire que j’appelle : un manuel pour Emmanuel » ! Quelle attention...

Ces 36 mesures scélérates, sont la duplication des dispositions qui ont été mises en place en Grèce depuis 2010.
Selon Mr Savas Robolis, professeur à l’université Panteion d’Athènes, depuis 6 ans,
le PIB Grecque a fondu de 27%. Le chômage frappe 21,7% des actifs, dont 44% des 15-24 ans et plus de 50% des embauches se font en temps partiel. Baisse des salaires, le salaire de base (SMIC) a chuté de près de 25% pour atteindre 586 euros brut, et même 510 euros pour les moins de 25 ans. A cela s’ajoute, la baisse des pensions qui atteint aujourd’hui 40%.
Ces contre réformes Grecques ont eut pour effet pervers de : 1)Supprimer les conventions collectives ; 2) les prud’hommes ; 3) d’abolir le financement des syndicats, et donc aussi, générer la baisse du salaire minimum. Retraite obligatoire par capitalisation qui introduit une pension à minima de l’ordre de 386 euros.
D’après Mme Ellie Varchalama, conseillère juridique de la confédération syndicale du secteur privé grecque, les lois relatives au droit du travail ont été détruites progressivement, mais sûrement. Du fait de la suppression des conventions collectives, c’est désormais l’accord d’entreprise qui prime. Plus de représentant syndical pour défendre les quelques droits qui subsistent pour les travailleurs. Inversion de la hiérarchie des normes et une individualisation des relations du travail.

Les accidents du travail en Grèce, (6500 en 2016) ont progressé de 15% entre 2010 et 2016 !

Voilà dans ce beau pays, le résultat des contre réformes capitalistes et patronales qui frappent durement les salariés(e), qui sèment la misère sociale, physique et morale, qui détruit l’humain. Faut-il attendre que cette situation se développe en France pour que Mrs Mailly patron du syndicat FO et Berger dirigeant de la CFDT comprennent le sens du jeu du MEDEF et de ses zélateurs ?
J’en profite ici pour féliciter la base de FO, qui dans une cinquantaine de fédérations, a défilé le 12 septembre, contre cette future loi travail inepte, et ce contre l’avis du sieur Mailly.

Gérard ROBERT,
17 septembre 2017.

* merci de bien noter que lorsque je parle du grand patronat, ce qualificatif ne s’adresse en aucune façon aux petits entrepreneurs qui emploient 1,2, 3 ou 10 salariés(e).


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