Yonne Lautre

Bromadiolone dans l’Yonne (empoisonnement des rongeurs & dangers pour leurs prédadeurs, dont les rapaces) : Lettre ouverte aux Maires

Enquête associative : merci de nous aider !
lundi 7 décembre 2015 par Yonne Lautre

Mes & Mrs les Maires de l’Yonne,

Nous voudrions savoir si la Bromadiolone est utilisée dans votre commune, si oui, part qui et depuis combien de temps ? (En savoir plus sur ce produit)

Vos réponses (sans vous nommer) seront publiées dans ce tableau sous forme de résultats et de pourcentages. Nous écrivons aux 411 communes du département dont nous avons le courriel (sur 455).

La Bromadiolone est utilisée dans votre commune ? Oui Non Ne sait pas
0 8 1
0% 88,8% 11,2%
Si oui, par qui ?
Si oui, depuis combien de temps ?
Distribution de rodenticides homologués Oui Non
1 0

La consommation répétée de rongeurs intoxiqués au bromadiolone provoque l’intoxication mortelle de leurs prédateurs naturels des campagnols par accumulation dans les tissus – on parle alors d’« empoisonnement secondaire » ; La mortalité « secondaire » apparente pourrait être jugée faible (1–3 % des cadavres de buses et renards étudiés lors d’une étude sur 4 ans en France ), mais on sait que les animaux, notamment les oiseaux sauvages, se cachent très soigneusement quand ils sentent qu’ils vont mourir . Par ailleurs les rapaces ne se reproduisent que lentement.

De nombreux sangliers, les rapaces (ex : buses), mais aussi des carnivores tels que les renards, les hermines, les chats domestiques et autres nécrophages ou prédateurs des rongeurs sont ainsi tués lors des campagnes d’empoisonnement.

Un cercle vicieux est ainsi créé : plus on emploie ces produits et plus on détruit les prédateurs naturels qui contribuent à contenir l’expansion des rongeurs.

Par ailleurs, les précautions (normalement drastiques) d’emploi du poison ne sont pas toujours respectées : des appâts sont parfois déposés sur des radeaux placés contre ou sur la berge. Ces appâts deviennent alors accessibles, non plus aux seuls animaux amphibies, mais aussi aux animaux terrestres, sauvages ou domestiques, voire à des enfants attirés par la couleur rouge bonbon inhabituelle des tronçons de carottes. On a déjà pu déplorer l’intoxication directe de chevreuils et de lièvres. Lors des crues et inondations associées les appâts et/ou cadavres peuvent être dispersés sur de grandes distances. Par ailleurs les rats ne consomment que rarement les appâts sur place : ils les transportent pour les manger dans un lieu qu’ils considèrent comme sûr.

En 2011, dans le Puy-de-Dôme, des milans royaux, espèce protégée, empoisonnés à la bromadiolone ont été retrouvés morts par dizaines, malgré l’interdiction de ce produit.

Mes & Mrs les Maires, merci de vos réponses (nous écrire. Nous rendrons compte des réponses par une synthèse globale sans nommer les mairies : notre but est de faire un état des lieux, puis bien entendu, de faire évoluer les pratiques dès qu’il est possible.)

N’hésitez pas à écrire à votre Maire en lui envoyant la demande ci-dessus car nous n’avons pas la certitude que tous les Maires aient bien reçu notre lettre.
Vous pouvez aussi nous aider en cherchant l’adresse courriel valide de votre mairie et en nous l’envoyant.


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