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Côte d’Or : Dijon : Inauguration de Garden State : sous le béton, la TERRE !

Défendre la biodiversité et les sites naturels

 Inauguration de Garden State : sous le béton, la TERRE ! 28.03.25
A l’occasion de l’inauguration du programme immobilier Garden State par le trio Rebsamen-Koenders-Ghitti, les Jardins de l’Engrenage dénoncent les propos mensongers de Koenders au Conseil Municipal du 24 mars, affirmant que le terrain était déjà artificialisé :
https://docs.google.com/document/d/1SGXZevsV_QaShtFZoCze8AZ4lDeWohtS_b65klmzGO4/edit?tab=t.0

 Naufrage de Venise 2 au Conseil Municipal : fausse réponse et probable mensonge de Nathalie Koenders ! 27.03.25
Lors de la réunion du Conseil municipal du 26 mars, un élu écologiste d’opposition pose une question sur une conséquence juridique de l’annulation de la délibération de vente des terrains au promoteur.
Revenant sur l’annulation par le Tribunal administratif en mai 2024 de cette délibération du Conseil municipal du 27 juin 2022 portant cession de terrains communaux en vue du projet immobilier Venise-2, sa question porte sur l’opportunité d’une action de la Ville pour rendre nulle la promesse de vente de ces terrains.
En effet l’annulation de la délibération autorisant le Maire à vendre les terrains, n’a pas eu pour conséquence automatique de rendre nulle la promesse de vente (subtilité du droit : droit administratif d’un côté, droit des contrats de l’autre).
Cette question souligne que l’intérêt de la Ville à engager cette action réside en ce que la vente à vil prix, révélée par le jugement du Tribunal administratif, se faisait au détriment des deniers publics.
La Maire de Dijon répond alors à son opposant que "l’affirmation selon laquelle le montant de la promesse de vente était à vil prix au détriment des intérêts de la Ville de Dijon est absolument fausse". Elle précise même que "le Tribunal administratif [...] a juste reproché à la Ville un défaut de justification dans le corps de la délibération, [...] cette justification sur le prix un peu amoindri se trouvant dans les annexes à la délibération".
Cette réponse de Mme Koenders est totalement FAUSSE !!
En effet le point 10 du délibéré du Tribunal administratif précise que l’illégalité de la délibération est établie en ce que "la promesse de vente, qui seule engage juridiquement les parties, ne met à la charge des acquéreurs, en contrepartie de la diminution du prix de vente qui leur est accordée, aucune obligation de supporter 30 % du coût des travaux supplémentaires d’aménagement et ne prévoit nullement que les ouvrages une fois réalisés seront rétrocédés à l’euro symbolique".
Le dossier ne contenait donc aucune justification du prix réduit, ni dans la délibération, ni dans ses annexes.
Conformément au règlement intérieur, la question de l’élu écologiste a été transmise à la Maire une semaine avant la réunion du Conseil municipal. Nathalie Koenders a donc eu le temps de préparer la réponse avec son cabinet, son service juridique, et probablement les avocats de la ville en charge du dossier. L’extrait vidéo montre d’ailleurs qu’elle lit bien une note.
Aussi, nous pensons que sa réponse, au-delà d’être factuellement fausse, constitue un MENSONGE, c’est-à-dire une assertion sciemment contraire aux faits.
Elle aura du mal à plaider l’erreur, mais on attend sa réaction avec intérêt.
Il ne s’agirait d’ailleurs que d’un mensonge supplémentaire dans ce dossier à rallonge.
Plutôt que de répondre honnêtement à la question posée, en reconnaissant l’erreur commise par la Ville et condamnée par le Tribunal, Nathalie Koenders aurait donc préféré sauver la face, quitte à humilier un élu d’opposition qui exerçait simplement son droit à la question ?
Collectif Sauvons les berges du Suzon

 La ville de Dijon, qui réclamait 200 000 € aux "Amis des jardins de l’Engrenage", abandonne définitivement les poursuites 18.03.25
C’est la fin d’un long bras de fer entre la ville de Dijon et ce collectif anti-bétonisation. Un litige autour d’un terrain constructible, acquis par la Ville pour y bâtir un immeuble, et occupé pendant un an par les “Amis des jardins de l’Engrenage”.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/cote-d-or/dijon/la-ville-de-dijon-qui-reclamait-200-000-aux-amis-des-jardins-de-l-engrenage-abandonne-definitivement-les-poursuites-3124039.html

 Permis de construire annulé : les habitant.e.s exigent la protection définitive de la biodiversité du Suzon ! 9.03.25
Par son jugement du 6 mars 2025, le Tribunal administratif de Dijon annule le permis de construire accordé le 23 janvier 2023 par la Ville de Dijon au promoteur du projet immobilier Venise-2.
Le permis de construire de Venise-2, et le permis de construire modificatif qui avait été délivré le 17 octobre 2024, sont annulés au motif d’une "incertitude majeure sur le nombre d’arbres conservés et donc sur le nombre d’arbres finalement présents sur le tènement".
Cette victoire, c’est le fruit de la mobilisation citoyenne sur le terrain depuis 2 ans et demi, conjuguée au soutien indéfectible des associations requérantes (les Amis de la Terre Côte-d’Or, la Ligue de Protection des Oiseaux de Bourgogne-Franche-Comté, France Nature Environnement Côte-d’Or et les Ami-es des Jardins de l’Engrenage) qui ont permis le volet judiciaire de la lutte.
Par la préservation de 3 hectares de nature d’une destruction planifiée par la Mairie, la justice administrative a tranché : en jugeant que ce projet est illégal, elle prend enfin en considération le droit de l’environnement à sa juste valeur. Non seulement ce projet destructeur et irresponsable ne verra pas le jour, mais c’est aussi le droit de la nature qui s’en trouve renforcé.
Après l’annulation de la délibération de vente des terrains en mai 2024, cette nouvelle décision de justice vient légitimer la lutte du collectif Sauvons les berges du Suzon, qui n’a eu de cesse de démontrer bénévolement, au Maire de Dijon et sa première adjointe, devenue à son tour Maire, la richesse de la biodiversité du site durant de longs mois, transformés en années. Nous déplorons le mépris, encore montré récemment par la Maire en réunions publiques, vis-à-vis du travail sérieux mené par le collectif et soutenu par des milliers d’habitant.e.s pour montrer l’importance de cet espace de nature et de respiration, sans compter tout l’argent public dépensé en procédures...
La nouvelle Maire de Dijon, qui a hérité de ce dossier pourri, trouve aujourd’hui une voie de sortie pour une situation dans laquelle elle est enlisée : elle va donc annoncer l’abandon du projet immobilier Venise-2. Quels que soient le moment et la forme de son annonce, l’arrêt de la bétonisation restera une victoire des militant.e.s face aux élu.e.s, englués dans leur vision passéiste de l’attractivité urbaine.
Après avoir perdu 2 ans et demi en procédures judiciaires, nous demandons à la Maire de changer de méthode et de mettre en place immédiatement une instance de concertation des riverain.e.s et des habitant.e.s de Dijon pour la protection définitive de la biodiversité du Suzon !
Collectif Sauvons les berges du Suzon
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 Les oiseaux du Suzon réduits au silence !? Communiqué du 13.02.25
Depuis 2 ans et demi, le collectif Sauvons les berges du Suzon, composé majoritairement de riverain.e.s du projet immobilier Venise-2 et soutenu par de nombreuses associations, interpelle les élu.e.s de Dijon pour demander une concertation sur ce projet qui les concerne au plus haut point, puisqu’il s’agit de la bétonisation des 3 hectares du dernier espace naturel au nord de Dijon.
Les réunions publiques municipales, présentées par la Maire comme un "exercice démocratique", sont censées être un espace de dialogue. Hier soir, deux habitants, inquiets des conséquences graves sur la biodiversité promises par l’artificialisation de la Réserve Urbaine de Biodiversité du Suzon (RUBS), tant pour la nature en elle-même, que pour les humains qui vivent là, sont parvenus à interroger la première édile lors de la réunion publique du quartier Varennes-Toison d’Or-Joffre qui se tenait à l’Espace Baudelaire, à quelques encablures de la RUBS.
D’autres habitant.e.s souhaitaient exprimer leurs préoccupations sur le même sujet mais la Maire les en a empêchés Ce sont alors les oiseaux des berges du Suzon et l’Alyte accoucheur (crapaud en voie de disparition particulièrement présent à la RUBS), qui ont donné de la voix dans un concert de soutien, pour demander eux aussi, l’arrêt du projet immobilier et une concertation sur le devenir du site.
La vingtaine de membres du collectif répartis dans le public, qui diffusaient ces chants d’oiseaux enregistrés sur les berges du Suzon, ont alors été sèchement interrompus par la Maire, qui manque singulièrement d’humour. Plus grave, un membre du bureau de l’atelier de quartier, lui aussi visiblement très attaché à la démocratie, s’est levé pour nous dire sur un ton autoritaire : "Si vous n’êtes pas content vous sortez, sinon nous on va vous sortir !". Nous sortir par la force, donc ? Notre collectif déplore et dénonce ce comportement inacceptable, encore plus venant d’un responsable d’un atelier de quartier, censé incarner la participation locale et donc la liberté d’expression... La Maire aurait dû immédiatement réagir pour dire son refus de toutes menaces, elle ne l’a pas fait.
Les animaux des berges du Suzon n’ont pas dit leur dernier mot, entonné leur dernier chant…
Collectif Sauvons les berges du Suzon
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 Appel aux élu·e·s du canton et de l’arrondissement : venez soutenir la RUBS devant le Tribunal jeudi 6 février à 11h45
Le collectif Sauvons les berges du Suzon appelle Océane Godard, députée de la 1ère circonscription de Côte-d’Or, Billy Chrétien, conseiller départemental du canton de Dijon-2 et Catherine Hervieu, conseillère départementale du canton de Dijon-3, tous trois concernés par le site de projet Venise-2, à apporter leur soutien le jeudi 6 février devant le Tribunal administratif au moment de la nouvelle audience pour le permis de construire.
Depuis 2 ans et demi maintenant, le collectif Sauvons les berges du Suzon, soutenu par de nombreuses associations, lutte contre le projet immobilier Venise-2 dont la construction détruirait la Réserve Urbaine de Biodiversité du Suzon (RUBS), espace naturel de 3 hectares au nord de Dijon, dont 1 hectare propriété de la Ville de Dijon.
Trois recours contentieux ont été déposés au Tribunal administratif de Dijon, qui, en mai 2024, annulé la délibération du Conseil municipal de Dijon du 27 juin 2022, entachée d’irrégularité, qui prévoyait la vente du terrain de la Ville au promoteur. Le Tribunal administratif a également suspendu la procédure concernant le permis de construire accordé par la Ville de Dijon au promoteur, lui donnant un délai de 6 mois pour régulariser son dossier, "entaché d’insuffisances s’agissant du traitement de la végétation".
A la suite d’échanges de mémoires à la fin de l’année 2024, la nouvelle audience pour le permis de construire a lieu ce jeudi 6 février 2025. Le collectif Sauvons les berges du Suzon appelle les habitant.e.s de Dijon, les associations partenaires et toutes les personnes qui se reconnaissent dans la lutte pour le vivant, contre le béton, à se réunir à 11h45 devant le 22 rue d’Assas à Dijon, pour un apéro-partagé.
En tant qu’élus locaux, Océane Godard, députée de la 1ère circonscription de Côte-d’Or, Billy Chrétien, conseiller départemental du canton de Dijon-2 et Catherine Hervieu, conseillère départementale du canton de Dijon-3, sont invités à rejoindre le rassemblement pour marquer leur soutien à cette lutte citoyenne qui se fait de plus en plus nécessaire dans le contexte dramatique de chaos climatique et d’effondrement de la biodiversité.
Pour défendre le dernier espace naturel au nord de Dijon, qui abrite de nombreuses espèces d’oiseaux, de papillons et de mammifères, et qui constitue un îlot de fraîcheur naturel vital pour les riverain.e.s, soyons nombreux le jeudi 6 février à 11h45 pour dire "Non au béton là où coule le Suzon" !
Collectif Sauvons les berges du Suzon
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 Côte d’Or : Sauvons les berges du Suzon : Lettre ouverte à l’Office français de la biodiversité : La Ville de Dijon ne peut pas être reconnue "Territoire engagé pour la nature" ! 17.12.24
En réunion du Conseil municipal du lundi 16 décembre, la Ville de Dijon a voté pour présenter sa candidature à votre dispositif "Territoire engagé pour la nature". Derrière les grandes déclarations de la Maire et de son premier adjoint, nous venons vous éclairer sur la réalité des politiques de la Ville de Dijon qui vont à l’encontre du respect de la biodiversité, et par là même de la santé des habitant.e.s !
Commençons par rappeler que la cartographie du Ministère montre qu’entre 2011 et 2022, la Ville de Dijon a artificialisé plus de 30 hectares de sols, bien que les élus locaux s’en défendent avec ardeur devant la population et dans leurs communiqués.
Depuis 2 ans et demi, notre collectif "Sauvons les berges du Suzon" lutte contre le projet immobilier Venise-2 qui prévoit la bétonisation des 3 hectares du dernier grand espace de nature en ville au nord de Dijon, au profit du projet immobilier funestement dénommé Venise-2, car bordant le Suzon et détruisant au passage sa ripisylve.
Pétition, lettre ouverte, interventions en réunions publiques, plantation citoyenne, recours judiciaires : on ne compte plus les initiatives des habitant.e.s et des nombreuses associations partenaires pour demander aux élus de la Ville de Dijon d’annuler la vente des terrains votée en juin 2022 et le permis de construire accordé au promoteur en janvier 2023.
Sur ce terrain, outre l’îlot de fraîcheur naturel constitué par ce vaste espace et dont les riverain.e.s profitent spontanément, nous mettons en évidence une biodiversité rare et exceptionnelle pour un terrain en milieu urbain. C’est pourquoi nous l’avons labellisé "Réserve Urbaine de Biodiversité du Suzon" par décret citoyen en novembre 2022.
Un article de la revue scientifique Bourgogne-Franche-Comté Nature a d’ailleurs été consacré au “Bilan du suivi en papillons de jour d’une zone semi-naturelle péri-urbaine sur les rives du Suzon, à Dijon (Côte-d’Or)”. Ce sont 60 espèces de papillons qui sont recensées : 55 espèces de papillons de jour (Rhopalocères) et 5 espèces de Zygènes, 7 espèces figurant sur la liste rouge des papillons menacés en Bourgogne.
Quant aux oiseaux, les relevés de terrain mettent en évidence 71 espèces d’oiseaux, dont 33 sont nicheurs. La proximité du Suzon est également favorable aux chiroptères.
La Réserve Urbaine de Biodiversité du Suzon n’est malheureusement pas le seul espace de biodiversité menacé à Dijon par les projets de bétonisation de la Maire et de son adjoint : chaque quartier est concerné à plus ou moins grande échelle par la suppression de la nature en ville. La plantation de centaines d’arbres sur le plateau de la Cras, tant mis en avant dans leur communication, ne remplace en rien les arbres matures délibérément abattus et surtout situés au plus proche des habitations, là où ils rafraîchissent vraiment les habitant.e.s.
Évidemment toute à la recherche d’un énième trophée supplémentaire garantissant "une visibilité, à l’échelle nationale et internationale, dans le cadre d’événements", la Ville de Dijon ne vous a pas présenté son bilan en matière de destruction du vivant et de détérioration des conditions de vie pour les habitant.e.s.
Madame la Directrice de l’Office français de la biodiversité, nous ne doutons pas qu’à l’appui de notre éclairage, vous allez rejeter la candidature de la Ville de Dijon au dispositif "Territoire engagé pour la nature".
Collectif Sauvons les berges du Suzon
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 Sauvons les berges du Suzon : Le permis de construire de Venise-2 impacté par des mesures prescrites par l’étude faune-flore de la Ville 9.11.24
Annoncée par le Maire et sa première adjointe depuis près de 2 ans, l’étude faune-flore-habitat commanditée par le promoteur de Venise-2 a enfin été révélée !
Sans surprise, et comme nous l’avions prédit, cette étude confirme l’exceptionnelle richesse de ce site urbain, MAIS conclut à l’absence d’impact du projet immobilier sur les espèces présentes sur le terrain… sous réserve d’application de nombreuses mesures, dont le promoteur n’apporte aucune preuve de leur prise en compte !
L’étude tant attendue
L’étude faune-flore-habitat produite par le promoteur Edouard Denis, réalisée par un prestataire indépendant, parle d’elle-même : "le site comprend des habitats peu représentés dans ses abords. Leur disparition entraînerait une perte de biodiversité certaine" (page 67).
Chiroptères, mammifères, reptiles, oiseaux, papillons, etc. : toutes ces espèces sont abritées à la Réserve Urbaine de Biodiversité du Suzon dont la "fonctionnalité écologique locale présente un enjeu fort". La présence de dizaines d’espèces d’oiseaux s’explique car la "strate arborée [...] est dense et de qualité suffisante" : l’étude fait rien moins que l’apologie de la ripisylve … menacée par l’abattage des arbres prévus dans le projet immobilier !
C’est bien grâce à l’insistance du collectif "Sauvons les berges du Suzon" auprès des élus locaux, sommés de justifier de l’impact du projet immobilier Venise-2 sur le dernier espace naturel au nord de Dijon, d’une surface de 3 hectares, que cette étude a été réalisée !
En réunion de Conseil municipal le 30 janvier 2023, François Rebsamen avait affirmé « Je n’ai pas encore le rendu de ces études. Quand je les aurai, je vous les communiquerai ». L’étude étant datée de février 2024, il lui aura fallu plus de 6 mois et une relance des élus de l’opposition municipale pour "l’anonymiser" avant transmission !
Mesures pour “Eviter-Réduire-Compenser”
A plusieurs reprises dans le document, il est mentionné le travail de recensement réalisé par les bénévoles du collectif "Sauvons les berges du Suzon". Pas toujours reprise à sa juste valeur et carrément escamotée pour la partie relative à l’entomofaune - l’article publié dans la revue à comité de lecture Bourgogne-Franche-Comté Nature n’est pas repris, l’expertise citoyenne était donc largement suffisante pour stopper les dégâts causés par le projet immobilier Venise-2 et aurait dû amener la Ville à ne pas délivrer le permis de construire.
Mais la partie la plus importante de cette étude, et finalement la plus engageante pour la Ville de Dijon et surtout pour le promoteur : ce sont les mesures nécessaires pour, selon la terminologie du Cerema, "éviter-réduire-compenser" les impacts !
On y trouve des mesures généralistes, comme le principe de ne pas toucher à la ripisylve, ou plus précises, comme un arbre mort, nommé "D", qu’il est préconisé de conserver pour abriter les chauve-souris et autour duquel il est suggéré d’aménager un îlot écologique.
C’est donc sous ces conditions, qui remettent singulièrement en cause les plans de Venise-2, que le projet est qualifié de non-impactant sur l’environnement ! Or, nous n’avons aucune garantie que le promoteur en a tenu compte dans son projet.
Pire : nous affirmons que la prise en compte de ces mesures "éviter-réduire-compenser" va impacter le permis de construire de Venise-2. Nous attendons donc la publication du permis modificatif pour mieux l’attaquer !
Collectif Sauvons les berges du Suzon
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https://docs.google.com/document/d/1iyBH4qtvrDZ-wZD0J8JPeCP4aIdlJLcDa82wTlp6TXU/edit?tab=t.0

 La biodiversité en pratique à Semur-en-Auxois 30.09.24
Le mardi 17 septembre 2024, l’Office français de la biodiversité (OFB), la Région BFC, la DREAL BFC, l’Agence de l’eau RMC et l’Agence Régionale de la Biodiversité (ARB) ont co-organisé leur première journée régionale « sur le thème des financements », à Semur-en-Auxois (21).
L’objectif principal de la journée était de favoriser les échanges entre les porteurs de projet et les partenaires financiers, mais aussi de permettre le partage d’expériences entre les collectivités engagées ou désireuses de s’engager dans la préservation de la biodiversité en Bourgogne-Franche-Comté. Les participants ont pu dialoguer avec les partenaires lors notamment d’ateliers participatifs. Les temps forts leur ont permis de découvrir des initiatives inspirantes et concrètes en faveur de la biodiversité et surtout reproductibles sur leurs territoires.
https://www.arb-bfc.fr/territoire/la-biodiversite-en-pratique-a-semur-en-auxois/

 Côte d’Or : Réserve Urbaine de Biodiversité du Suzon (RUBS) : Après l’appel judiciaire du Maire de Dijon, rassemblement à la RUBS le dimanche 15 septembre 2024 à 15h30 au 88 route d’Ahuy
Mauvais perdant, le Maire de Dijon fait appel de la décision du Tribunal administratif qui a annulé la délibération du Conseil Municipal actant la cession des terrains au promoteur. Le collectif "Sauvons les berges du Suzon" et ses associations partenaires maintiennent la pression pour défendre la Réserve Urbaine de Biodiversité du Suzon !
https://docs.google.com/document/d/1MokHKGkYceXh7njzMfiWeepNvPTJMv9WS7hx3E4sxKc/edit

 Côte d’Or : Réserve Urbaine de Biodiversité du Suzon (RUBS) : Le tribunal annule la vente des terrains : Venise-2 touché… et bientôt coulé !? 28.05.24
Grande victoire ! Dans les différents recours contentieux portés par des associations environnementales contre le projet immobilier Venise-2, le Tribunal administratif vient de rendre son jugement en annulant la délibération de la Ville de Dijon qui actait la cession des parcelles au promoteur.
Le jugement du Tribunal administratif de Dijon est très clair : la délibération du Conseil municipal de Dijon du 27 juin 2022, portant cession de terrains communaux en vue du projet immobilier Venise-2, est annulée car entachée d’illégalité.
Parmi les nombreux arguments développés par les associations requérantes (Amis de la Terre Côte-d’Or, France Nature Environnement Côte-d’Or, Forestiers du Monde et Ami-es des Jardins de l’Engrenage), c’est celui de la cession d’un élément du patrimoine public à un prix inférieur à sa valeur au profit d’intérêts privés, qui a été retenu.
L’illégalité est établie en ce que "la promesse de vente, qui seule engage juridiquement les parties, ne met à la charge des acquéreurs, en contrepartie de la diminution du prix de vente qui leur est accordée, aucune obligation de supporter 30 % du coût des travaux supplémentaires d’aménagement et ne prévoit nullement que les ouvrages une fois réalisés seront rétrocédés à l’euro symbolique".
Cette décision vient donner une légitimité institutionnelle et juridique à la lutte portée depuis près de 2 ans par les associations et les riverain.e.s.
Le Tribunal a rendu également son délibéré concernant le recours contre la non-opposition du Préfet au Dossier Loi sur l’Eau et contre la requête en annulation du Permis de construire du projet immobilier Venise-2 pour laquelle il suspend la procédure et accorde 6 mois au promoteur pour régulariser son dossier.
Ainsi que les associations requérantes l’avaient ciblé, le dossier de permis de construire est "entaché d’insuffisances s’agissant du traitement de la végétation" : le flou est entretenu entre les différents plans et documents fournis par le promoteur sur le nombre d’arbres abattus, conservés et plantés.
Par conséquent, le permis de construire devient illégal au regard des exigences du Plan Local d’Urbanisme : "le Coefficient de Biotope par Surface ne peut être regardé comme étant respecté".
De toute évidence, la conjugaison des décisions du Tribunal administratif rend aujourd’hui impossible la réalisation du projet immobilier Venise-2.
Or, probablement par excès d’optimisme, le promoteur s’est empressé d’acheter en septembre 2022 les parcelles de terrain IC16 et IC17 à leurs propriétaires privés. Nous l’invitons à les rétrocéder pour l’euro symbolique au collectif Sauvons les berges du Suzon pour qu’un véritable projet de préservation de la nature en ville, profitant à tous, y soit mis en œuvre par les citoyen.ne.s.
Pour fêter la victoire, nous invitons les riverain.e.s et tous les Dijonnais.es à prendre part à un événement festif et convivial le dimanche 23 juin après-midi à la Réserve Urbaine de Biodiversité du Suzon.
Collectif Sauvons les berges du Suzon
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Ressources et actualités de la RUBS

 Une future ZAD à Dijon ? le collectif "Sauvons les berges du Suzon" se prépare à l’arrivée des bulldozers 15.04.24
Lancé en septembre 2022, ce collectif vise à protéger la "réserve urbaine de biodiversité du Suzon", située au nord de Dijon. La mairie, propriétaire du terrain de 3 hectares, envisage d’y construire 85 logements. Une aberration pour les activistes, qui organisent la riposte citoyenne.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/cote-d-or/dijon/une-future-zad-a-dijon-le-collectif-sauvons-les-berges-du-suzon-se-prepare-a-l-arrivee-des-bulldozers-2954639.html

 Les Dijonnaises et Dijonnais se préparent à défendre la RUBS et les espaces de biodiversité dont le Maire "SE FICHE" ! 10.04.24
Suite à la déclaration ahurissante de François Rebsamen en Conseil Métropolitain, les Dijonnais.es se rendent à l’évidence qu’ils n’ont plus rien à attendre de lui pour sauver de la destruction les 3 hectares des berges du Suzon.
La défense des terres menacées s’organise et s’est illustrée le weekend dernier par des ateliers de formation lors du carnaval de la RUBS.
Des propos outranciers
C’est par ces mots précis qu’est intervenu le président de Dijon Métropole le 28 mars dernier en plein milieu de la réunion du Conseil Métropolitain, en évoquant le verger de Larrey :
« C’est très très bien d’avoir un petit verger surtout quand il est au milieu des maisons individuelles et que c’est pas possible de construire au milieu pour pas perturber l’écosystème environnant. Les personnes qui se sont mobilisées que Mme Koenders a rencontrées et que j’avais rencontrées également sont des habitants qui tiennent à ça. Si c’était pour construire 100 logements, je vous aurais dit « on y va, ON S’EN FICHE », pour 100 logements. Si c’est pour faire 10 maisons, ben ça vaut pas le coup de déranger tout l’écosystème de cela. On peut le faire, les choses sont compréhensibles, voilà. »
voir la vidéo
Si le Maire ne la désigne pas explicitement, c’est bien sûr la RUBS et le projet Venise 2 qu’il évoque. Sa déclaration est une provocation et une insulte lancée à la figure des 2 000 Dijonnais.es signataires de la pétition demandant l’abandon du désastreux projet immobilier Venise 2. En substance, voilà le message de Rebsamen aux défenseurs de la RUBS : bande d’"écolos attardés et d’anarchistes", préserver ce "territoire à l’abandon" dont Nathalie Koenders me dit que c’est "que des ronces", "ON S’EN FICHE !"
Seule solution : se préparer à défendre
Nous redoutons un coup de folie du Maire, qui pourrait convoquer un de ses amis du BTP pour lui demander de labourer la plaine du Suzon, exactement comme il a ordonné le saccage de la prairie Delaunay en décembre dernier.
Le collectif Sauvons les berges du Suzon a donc profité de son Carnaval organisé le dimanche 7 avril, pour commencer à préparer la défense de la RUBS.
Cela passe par rendre leur pouvoir d’agir aux riverain.e.s, les rendre acteurs, alors que la municipalité et le promoteur montrent une forte détermination à ce que le projet immobilier Venise-2 voie le jour.
L’après-midi a permis de faire participer les personnes à divers ateliers pour se préparer à défendre le site : création de pancartes revendicatives, grimpe dans les arbres, découverte des techniques de base de la désobéissance civile.
Pour empêcher la destruction du site, nous devrons être capables d’intervenir dans les premières minutes après l’arrivée des tractopelles. Les riverain.e.s direct.e.s de la RUBS sont en veille permanente, pour lancer l’alerte générale si une attaque survient.
Et le collectif lance une boucle d’alerte par mail et messagerie, que peuvent rejoindre toutes les personnes qui se sentent concernées et en capacité d’agir. Il suffit de communiquer son numéro de téléphone ou son mail à l’adresse sécurisée du collectif : alerte-beton chez riseup.net.
Collectif Sauvons les berges du Suzon
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 Et si la Mairie de Dijon offrait un corridor écologique au Suzon, pour la Journée mondiale de l’eau ? 22.03.24
Le 22 mars est la Journée mondiale de l’eau, instituée par l’UNESCO pour attirer l’attention sur l’importance de l’eau douce et plaider pour la gestion durable de cette ressource naturelle. L’eau : grande absente des quartiers de Dijon…
Nous révélons que la Ville de Dijon a dans les cartons un projet de valorisation des berges du Suzon, qui devrait logiquement être étendu jusqu’au site de projet de Venise-2.
Déjà reconnu comme espace stratégique de biodiversité
D’une superficie de 3 hectares, le site de projet Venise-2 est situé sur les berges du Suzon dans le quartier Toison d’Or et s’est vu accorder en janvier 2023 un permis de construire pour 85 logements. Le collectif "Sauvons les berges du Suzon" a déjà fait état de la biodiversité présente sur le site, des enjeux de préservation de la ripisylve et de l’importance de garder un îlot de fraîcheur. Les citoyen.ne.s l’ont d’ailleurs labellisé Réserve Urbaine de Biodiversité du Suzon (RUBS).
Rappelons que l’urbanisation de cet espace serait en totale contradiction avec le Plan Local d’Urbanisme intercommunal Habitat et Déplacements (PLUi-HD) de Dijon Métropole, qui dans ses Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP), souligne l’importance de « maintenir et développer les réservoirs et corridors de biodiversité de la trame verte et bleue (TVB) en milieu urbain », notamment par la « renaturation de l’espace urbain » !
En page 5 du dossier OAP, le site du Suzon est identifié sur une carte comme un « espace stratégique pour les continuités écologiques et le développement de la TVB en milieu urbain » :
Un corridor écologique qui peut être étendu !
En nous intéressant à la problématique de la protection du Suzon en milieu urbain, nous avons découvert que la Ville a défini dans le PLUi-HD un emplacement réservé sur 500 mètres le long du Suzon au bord de la route d’Ahuy, avec pour objet la « valorisation paysagère du Suzon ».
En décembre 2023, l’examen des relevés de propriété des parcelles concernées montre que la Ville de Dijon et l’Etablissement Public Foncier Local (EPFL) possèdent 90 % des terrains de cet emplacement réservé.
Le Maire de Dijon a donc la solution sous les yeux ! Dans la suite logique de cet emplacement réservé, il doit aussi préserver la Réserve Urbaine de Biodiversité du Suzon, pour former un véritable corridor écologique jusqu’au Boulevard Galliéni, où le Suzon entame son voyage souterrain sous la ville…
Plutôt que bétonner en amont et devoir installer en aval, dans les années à venir, des solutions techniques pour protéger la population des inévitables inondations, et si la Mairie de Dijon se lançait dans l’hydrologie régénérative ?
C’est simple : il suffit de laisser sa place à la nature, en interdisant tout projet d’imperméabilisation des sols. Par contre, ça va à l’encontre des intérêts des bétonneurs… Quel sera finalement le choix de l’équipe municipale, quand elle aura intégré tous les enjeux et arguments que nous développons depuis 18 mois ?
Collectif Sauvons les berges du Suzon
alerte-beton chez riseup.net
https://www.facebook.com/100085552113599

 Dans la zone inondable du Suzon, la lutte progresse sur tous les fronts, notamment judiciaire avec trois recours engagés par le collectif 23.02.24
la lutte progresse sur tous les fronts, notamment judiciaire avec trois
recours engagés par le collectif, recap ici :
https://docs.google.com/spreadsheets/u/6/d/1m24520whHwS4lOR6Jh_lUkYGI5SVnpK3ZodRbu8r-3Y/edit
recours qui coûtent cher et pour lesquels on a lancé une souscription
qui peut utilement être relayée :
https://www.helloasso.com/associations/les-amis-de-la-terre-cote-d-or/collectes/sauvons-les-berges-du-suzon?fbclid=IwAR2T1spi1dt7Xc7qFSt_QUvRf05863V_hAXpQPPbYWStLv9ti2-Pm62-xKg
ici tous les liens utiles pour suivre la lutte :
https://docs.google.com/document/d/1PP_nD6iiSXg6HU9LJbuJkiPMgGE6GDHeLp2sISNjkPo/edit
et la page facebook avec des actualités régulières :
https://www.facebook.com/profile.php?id=100085552113599
cordialement
Collectif Sauvons les berges du Suzon

 Dans la zone inondable du Suzon, Nathalie Koenders affirme que “le risque de crue est inexistant”. L’ancienne championne de kayak va devoir ramer pour expliquer cet étrange paradoxe. 25.01.24
Lors de la réunion publique du mercredi 24 janvier, les habitant.e.s du quartier de la Charmette ont interpellé la première adjointe du Maire de Dijon, sur le risque d’inondation aggravé par le projet immobilier Venise-2 qui viendrait bétonner une “zone naturelle d’expansion des crues” du Suzon. Mme Koenders a nié l’existence d’un risque de crue sur le terrain de Venise-2, aléa qui figure pourtant clairement sur la carte des risques d’inondation du PPRN de Dijon !

Bonsoir Mme Koenders,

Permettez-moi d’intervenir en tant qu’habitante du quartier de la Charmette. Lors de la réunion publique à la Maladière la semaine dernière, vous avez été interpellée sur la nécessité d’abandonner les projets immobiliers le long des cours d’eau à Dijon afin de limiter les risques d’inondation.

J’ai découvert, grâce au collectif “Sauvez Suzon”, que ma maison se trouve dans la zone inondable du Plan de Prévention des Risques d’Inondation, qui date de 2015. Merci à ces lanceurs d’alerte, mais je suis très inquiète de vos réponses.

J’ai lu qu’avec votre collègue Antoine Hoareau, vous aviez reconnu un risque d’aggravation des crues à l’avenir, du fait du changement climatique et de pluies beaucoup plus intenses ; mais en même temps vous avez contesté que le terrain du projet immobilier Venise 2, peut constituer une zone d’expansion des crues du Suzon.

Si on regarde bien le plan, ce terrain est déjà situé en zone inondable ! Le projet Venise 2 porte bien son nom ! Il me paraît donc essentiel de considérer dès maintenant ces 3 hectares des berges du Suzon comme une zone d’expansion des crues. C’est-à-dire un bassin de rétention où l’eau viendra se stocker pour limiter la crue et éviter l’inondation du quartier Charmette situé en aval. Il ne faut pas artificialiser ces terres ! Sinon, en cas de pluie diluvienne, c’est bien plus de maisons que sur cette zone bleue qui seront inondées, et plus fortement. Vous avez en tant qu’élue la responsabilité d’assurer la sécurité des Dijonnais et Dijonnaises.

Mme Koenders, allez-vous enfin vous décider à abandonner le projet Venise 2 ?

La première adjointe, qui devait s’attendre à être interpellée sur ce sujet d’inquiétude pour de nombreux riverains du quartier Charmette, a répondu en lisant un texte (fourni par ses services ?). Elle a terminé en affirmant :

“Pour le projet Venise 2, le terrain n’est pas une zone d’expansion de crue car le lit du Suzon est bien plus bas [...] et le risque de crue est inexistant à cet endroit.” - écouter

Gros problème : le terrain du projet Venise 2 est bien situé en zone inondable, selon la carte du Plan de Prévention des Risques Naturels (PPRN) de la Ville de Dijon, reprise dans le PLUi-HD et superposée ici au plan masse du programme immobilier :

Dans son arrêté de non-opposition au projet Venise 2, le Préfet de Côte d’Or reconnaît également que le terrain est situé en zone inondable :

D’autre part, ce n’est pas pour rien que le promoteur prévoit de construire ses maisons sur PILOTIS !

Des riverains ont aussi rappelé à Mme Koenders que des crues du Suzon ont déjà entraîné des inondations du quartier Charmette, notamment en 1967 où toutes les rues adjacentes avaient été inondées, jusqu’au milieu du terrain de foot.

Une habitante dépitée, a finalement rappelé cette évidence à Mme Koenders :

“Le principe d’une crue, c’est que l’eau monte… parfois jusqu’à sortir de son lit !”

La première adjointe au Maire de Dijon va devoir ramer très fort pour expliquer aux Dijonnais.es cet étrange paradoxe d’un “risque de crue inexistant”... en zone inondable. Heureusement, comme ancienne championne de kayak, en pagaie elle s’y connait !

On a bien rigolé, soyons maintenant un peu sérieux :

Rappelons que le Plan de Prévention des Risques Naturels (PPRN) de la Ville de Dijon date de 2015, qu’il se base sur une étude hydrologique partielle de 2009 et sur des coefficients que Météo France a déclaré obsolètes en 2017, du fait de la modification des précipitations liées au changement climatique.

Concrètement, aujourd’hui une large partie du quartier Charmette se situe déjà en zone d’aléas faible et moyen pour le risque inondation.

Or le PPRN souligne (p. 8-9) l’importance de « préserver au mieux les champs d’expansion des crues des cours d’eau », et précise que « pour cela les champs d’inondation des cours d’eau sont systématiquement traduits en zone Rouge, même en présence d’aléa faible d’inondation, dès lors qu’ils se situent en dehors d’un contexte urbain existant. »

Un recours contentieux est d’ailleurs en cours contre le non-opposition du Préfet au Dossier Loi sur l’Eau de Venise-2.

Nous estimons que l’emprise très importante, 3 hectares, que constitue le site naturel de la plaine et des berges du Suzon, et le fait qu’il soit situé à proximité immédiate - 900 mètres - du début de la zone agricole (au nord) aurait dû amener le préfet à appliquer un principe de précaution en considérant que ce champ d’expansion naturel des crues du Suzon est de fait situé en zone non urbanisée, puisque n’étant lui-même pas urbanisé, et ainsi le considérer comme ayant un statut de zone Rouge, ce qui aurait eu pour effet de rendre inconstructible cet espace.

Par ailleurs, dans son Dossier Loi sur l’Eau, le promoteur de Venise-2 calcule lui-même que du fait de l’artificialisation du terrain, le coefficient de ruissellement va augmenter de 50 %, et prévoit le rejet des surplus de ruissellement directement dans le Suzon comme solution de traitement des eaux pluviales.

Il est clair que la bétonisation des 3 hectares des berges du Suzon va avoir un impact sur le débit du cours d’eau, qui plus est en cas de forte pluie.

Au mépris des arguments avancés tant dans les recours judiciaires par les associations qui ont requis contre les différents actes de Venise-2, que lors des réunions publiques par des habitants, et en ignorant les avertissements de la vice-présidente du groupe 3 du GIEC, Valérie MASSON-DELMOTTE, pourtant venue à Dijon leur expliquer l’importance de réviser leur Plan de Prévention des Risques Naturels, les élu.e.s Dijonnais regardent dans le passé !

Interrogés par les riverain.e.s du quartier Charmette dans deux réunions publiques, les élu.e.s de la Ville de Dijon maintiennent que le terrain n’est pas une zone d’expansion des crues, et affirment même que le risque de crue est inexistant.

Comment est-il possible d’être si catégorique en 2024, face au changement climatique ?

Entendra-t-on un jour le (la ?) Maire de Dijon, après une inondation catastrophique, nous faire cette macronade : “Mais enfin qui aurait pu prédire que le Suzon sortirait de son lit ?”

La réponse est simple : abandon du projet immobilier Venise 2 et reconnaissance complète de la Réserve Urbaine de Biodiversité du Suzon !

Collectif Sauvons les berges du Suzon

alerte-beton chez riseup.net

 Biodiversité à Dijon : les élu.e.s incapables de passer de la théorie à la pratique ! 8.12.23
Fin novembre à Dijon : destruction de la prairie Delaunay … sous prétexte d’en augmenter la biodiversité ! Nous dénonçons un exemple flagrant de l’incapacité des élu.e.s de la Ville de Dijon à mettre en pratique le mot “biodiversité”, que l’on retrouve pourtant partout dans leur comm sur papier glacé.
Le 28 novembre, les riverains ont assisté, impuissants, à la destruction de la prairie à luzerne jouxtant l’allée Robert Delaunay dans le quartier Toison d’Or.
Une question les taraudait : qui avait donc décidé de la destruction de cet espace, pourtant si précieux pour les papillons et les hérissons ?
Sûrs d’eux, les élu.e.s de la Ville répondent, pour l’un, que c’était pour y planter "une forêt nourricière" (noyers, noisetiers, etc.), "pour que les habitants du futur quartier Venise 2 puissent aller s’y promener". Pour l’autre, l’explication coule de source : ils vont planter un "jardin vertical" avec des arbres et arbustes de différentes hauteurs, pour augmenter la biodiversité de ce terrain soi-disant inculte.
On manque de s’étrangler en entendant de telles bêtises !
Petit cours de biologie pour débutants …
Jusqu’à présent, la prairie était fauchée une fois par an, en fin de cycle floristique, par les services municipaux. Pratiqué durant de nombreuses années, ce simple entretien a suffi pour que le terrain devienne le siège d’une remarquable variété de papillons de jour, adaptés aux prairies et milieux ouverts, et le refuge de hérissons, espèce protégée.
En l’espace de quelques heures, l’action de machines - qui plus est gourmandes en dérivés pétroliers - est venue détruire plusieurs décennies de cycles naturels.
Selon l’expression désormais consacrée : “qui aurait pu prédire” que le retournement et le tassement de la terre, et l’adjonction de copeaux détruiraient complètement les végétaux et la faune ?
Ce genre de méconnaissance des cycles biologiques, en parfaite contradiction avec les objectifs de protections affichés par la Mairie, nous interpelle et nous met en colère. Ce funeste épisode illustre une nouvelle fois l’inconséquence et l’ignorance de la Mairie, ainsi que l’incohérence entre les mots et les actes.
Petit rappel des règles d’urbanisme…
Il faut souligner le fait que cet espace d’un hectare, dont environ 70 % - soit 7000 m² - ont été détruits, est protégé comme Espace d’Intérêt Paysager et Écologique (EIPE) dans le Plan Local d’Urbanisme intercommunal - Habitat et Déplacements (PLUi-HD).
Les EIPE y sont définis ainsi :
Espaces d’intérêt paysager et écologique (EIPE)
Les espaces d’intérêt paysager et écologique (EIPE) identifiés aux documents graphiques au titre des articles L.151-19 et L.151-23 du code de l’urbanisme sont à préserver. Tous travaux ayant pour effet de modifier ou supprimer des éléments de paysage et non soumis à un régime d’autorisation doivent faire l’objet d’une déclaration préalable en vertu de l’article R. 421-23 du code de l’urbanisme.
Et l’article R.421-3 du Code de l’Urbanisme stipule que :
Doivent être précédés d’une déclaration préalable les travaux, installations et aménagements suivants :
(…)
h) Les travaux ayant pour effet de modifier ou de supprimer un élément que le plan local d’urbanisme ou un document d’urbanisme en tenant lieu a identifié, en application de l’article
Nous affirmons que les travaux effectués sur la prairie Delaunay ont effectivement eu "pour effet de modifier des éléments de paysage". Dans la mesure où de tels travaux réalisés sur un terrain privé doivent faire l’objet d’une déclaration préalable, il nous semble évident que les mêmes travaux, effectués sur un terrain public, doivent aussi faire l’objet d’un processus de réflexion solide, étayé par des études et expertises préalables probantes.
Nous attendons que la Ville de Dijon fournisse les études qui montrent que cette prairie était sans importance pour la faune et la flore, et sa destruction sans impact sur la biodiversité du site …
La Nature peut faire preuve de résilience, à condition qu’on lui en laisse le temps. Dans le contexte du chaos climatique et de l’effondrement de la biodiversité, il est de la responsabilité des élu.e.s locaux de prendre soin du bien commun.
Le collectif Sauvons les berges du Suzon apporte, pour sa part, un soin particulier à l’entretien de la Réserve Urbaine de Biodiversité du Suzon, poumon vert de biodiversité en ville, qui a fait l’objet d’un fauchage manuel, sans outil à moteur, en fin d’été.
Constatant la gestion désastreuse des sites naturels par la Ville, nous redoublons de vigilance pour protéger la RUBS d’un tel saccage !
Collectif Sauvons les berges du Suzon
alerte-beton chez riseup.net

 Dans son dernier mémoire en défense, la Ville de Dijon nie les impacts du changement climatique sur les inondations du Suzon 30.11.23
Sauvons les berges du Suzon
Réserve Urbaine de Biodiversité du Suzon (RUBS)
Communiqué - 30 novembre 2023
Dans son dernier mémoire en défense, la Ville de Dijon nie les impacts du changement climatique sur les inondations du Suzon
Depuis plus d’un an, le collectif Sauvons les berges du Suzon, soutenu par de nombreuses associations locales et des milliers de riverains, lutte contre la bétonisation de 3 hectares de nature en ville, décidée par la municipalité, sur le site de projet dit “Venise 2”.
La bataille se situe actuellement au niveau juridique, avec trois recours contentieux menés de front contre ce projet dévastateur. Pour plus de clarté, ce tableau récapitulatif permet de suivre l’avancée des procédures et d’accéder à tous les documents afférents, que nous avons décidé de rendre intégralement publics.
En novembre, la Ville de Dijon, qui multiplie les écrits d’avocats aux frais du contribuable, a déposé un mémoire en défense suite à l’attaque du permis de construire par deux riverains et quatre associations de protection de l’environnement.
Tissu de mauvaise foi, ce mémoire montre surtout que la collectivité n’accorde aucun intérêt aux impacts et risques du changement climatique pour la ville et la sécurité de ses habitants.

Merci de ne signer que l’une ou l’autre.

Cyberaction sur un site associatif, militant & français 1 881 signatures
Pétition sur change.org, un site marchand international 2 962 signatures
Total 4 843 signatures

Par Rédaction Yonne Lautre

Publié le vendredi 28 mars 2025

Mis à jour le vendredi 28 mars 2025